tisonier

soufflet l’ardence  dans les draps soulèvent le souffle de la nuit

quand par la fenêtre les étoiles

une orange sans pelure acclame

 

comme une voile cinglante entre mes bras la douceur d’une Lune irréelle

entre tes jambes cette toison brille

tisons entredeux feux tes cheveux

 

les vents caressent par ce rideau les yeux clos aux couleurs du velours

tes mains consentent à la voie du lait

pour que dans l’obscurité je brule

 

quand la venue du jour doucement nous réveille et qu’argente l’olivier

entre les buissons accrochée aux épines

la lumière entre tes cils ranime la rosée