Issu d’une résidence au brésil ce livre libre me semble regarder de son oeil plissé l’irrationnel se glisser entre les ombres et les lumières du vivant, sans poétiser, presque en récusant la forme poétique pour mieux l’installer au coeur, de ? qu’est ce que cette écriture ? une vue, un rendu compte, un marmonement,Lire la suite « le pli de l’air »
Archives de l’étiquette : à l’écoute de l’envers
temps qui gouffre
le temps et l’autre et ne peut arrêter le mouvement à se réinventer au lieu de se détruire mais c’est ce qui est à l’ordre du jour le passé allonge son ombre pendant que le present nous brule d’un feu peut être irréversible … le futur ouvert, s’il faut dire si le passé est grand ferméLire la suite « temps qui gouffre »
le temps et l’autre
le temps et l’autre et ne peut arrêter le mouvement à se réinventer au lieu de se détruire mais c’est ce qui est à l’ordre du jour le passé allonge son ombre pendant que le present nous brule d’un feu peut être irréversible …
Et la terre ne nous appartient plus, ils ne nous y font plus de place, ni devant ni derrière, il nous faut creuser à mi-hauteur, coincé ailleurs entre le thorax et la plante, du fond du jardin en ricanant, alors oui, et pourtant si ! , mes incantations défenestrantes me font boule de feu etLire la suite
élucidation du mystère de la librairie José Corti
ah bon elle était à la page 43 la carte bleue , je croyais qu’elle s’était glissée dans une boite de boursin vide qui avait dégringolé de son statut d’icône imperturbable à celui de rebut indésirable et avait chuté en cahotant dans le sac poubelle qui comme une plante carnivore (déchetivore pour être exact) l’avaitLire la suite « élucidation du mystère de la librairie José Corti »
bon heurt
se résume à s’approcher des limites de ce qui est dit et un grand apaisement survient car ce qui est dit résonne , c’est dans ce re-son et la fréquentation de l’inaudible, l’invisible, l’inarticulé que se résorbe peut être le fatras ou la tentative d’exprimer, cette construction utopique pour donner forme face à l’usure duLire la suite « bon heurt »
brânme
La mémoire, à propulser, vers l’humain, le frisson , touch ! suspens du toucher les deux sens en contact, touch c’est autre chose, c’est l’expérience de l’autre dans ce non encore ligne de contact , feu dans la stratosfaire oui , ce texte je l’ai trouvé chez Doneda , l’écoute, du souffle de l’imperceptible queLire la suite « brânme »
NEVERMORE
et en ronde insatiable on a vu danser les mots mots farandole mots blessures, mots fatigues, mots joies, mots révoltes mots dont les êtres sont la tête dont les mains se rejoignent mots en toucher frénétique apaisement de l’écrasement et des mains qui se joignent en boucles d’obstination ferment les plaies de la laideur murmuresLire la suite « NEVERMORE »
le tranchant du bec
mais aussi l’oiseau , caché dans les hautes herbes ou le bec tranchant l’air il s »oppose au lézard, s’épuise t’il à courir les traces rouge des steppes ou était ce près d’un lac , là entre les eaux où errent les poissons , se délectant de la bise qui ride le courant , où estLire la suite « le tranchant du bec »
oioioo
oioioo zozios caracolent et piaillent sol feu brûlant et l’ombre si fraîche dans un démélé de ronces surgit l’églantine si elle pique la tige ébrout la fleur aurore tyrrhénienne cimes les pétales en couronnes moucheté d’or coeur all l’oisillon ébloui apprend la douceur ©L S, 2005 cabane si peu sure quand rode la rousse etLire la suite « oioioo »