et j’entends rumeurer des tâches, des tâches, des tâches …

© L S 2007

quant à moi ma hache à la main avec préméditation j’hacharne à briser les barrières d’un bois serré dont on fait les prisons

à tomber

pour transpirer la lumière d’une caresse enfin libre mes murs de fer

laissent l’aspire d’une aube charnelle envoler les lèvres pour qu’un mot se dessine

à se poser sur ta main dégantée mes yeux déglués se sentent

songe lisse et toucher la douceur

proférée

à la rencontre le long du lin fin les hanches de l’atlante perçue

le bois se fend

le fer fond

fébrile d’un cumul effleuré

violente détente bouleversée

murmure aquarailé d’une encre dissimulée

je te vois et ne retiens sur la ligne qu’un fil que je pose entrecroisée

la hache posée

le slow bigine perfuse le tango
pris au collet , la peau rapproché s’est tremblée comme une fleur d’un frisson

comme une lettre

je ne comprends pas bien ce que tu dis,
oui des fois ça se passe ailleurs , je ne sais pas ,
des fois les gens nous apprécie pour des choses que l’on voudrait plus grandes, d’une autre stature, mais peut être ont elles raison ,
quelque fois , les gens se passionnent pour des choses sans intérêt , il faudrait que j’opine et que je dise bravo à un tas de merde , de choses comme de la pisse d’âne, sensées apporter un bonheur hypnotique , pouaf rire , pleurer , j’voudrais presque faire demi tour , claquer la porte , non même pas le jus , simplement plus envie , je suis pas là c’est tout et je reste avec ce qui au fond m’intéresse , des livres me réveillent, des musiques me lèvent l’ancre, parce que là je suis sûr , un point d’ancrage fort, indubitable , là je sais que j’y suis, là y’a quelquechose à faire , je m’entends, pour moi , c’est ma crique et mon vieux raffiot à flot donne du mou;
Un tas de truc comme ça, des retours et détours qui me rendent ivre, moi je me sens fatigué et un tas la passion bourdonne , je la sens au hasard des vents , quand à la brise , n’importe quel moment , après un long moment d’attente, de vide soutenu comme dans cette nouvelle de Conrad, et du dessous si ça se trouve redémarre l’envie d’y être, ondule et les yeux en amandes comme on y croyait plus et c’est jamais ce qu’on croyait , inattendu même si on n’a fait … qu’attendre, raté da,ns la retenue le moment d’aborder, restent des tas de voyages à faire, de bouffes, celles, les nanas je parle, que j’ai désiré comme un nuage beau et étiole du désir , étoile si tu veux , le long flou du désir, en bref , tout ça et c’est si loin , si loin de ce que tu me propose et pourtant ;
ça qui me fait rêver, me donne l’envie ,
et puis la vrai peinture, la lecture les pépites, et puis peut être y arriver, peindre comme ce qui étincelle, qui sait , alors même si la profession ne jure que par untel et untel ,
quoi,
bof ,
et tous ces gens qui se poussent …
ok je suis mauvais, pas la peine de jeter un coup d’oeil sur le passant , moi qui passe, des clous pas de pépètes, et puis l’euphorie de rencontrer le voisin , euphonie, oui peut être,
tu crois? continuer le parcours sur le damier ou peut être suis arrêté quelque part dans le jeu de l’oie et il faut que je reparte , sans doute , un excès de fatigue , peut être faut il du temps pour accumuler des forces , voir clair et retrouver l’envie de repartir , vers l’autre qui comme moi , voit son intérêt ailleurs ,
sans doute est ce cela …

© L S 2006

ma patrie de lune

face à face millénaire dans les alpages et les estives
le fromage en pis à l’abri des coups de crocs
les pâquerettes à l’ombre pyrénéenne

l’herbe sûre se durcit en cime
la veillée de laine
belle
emmitouflée noire

les arbres moires houlent en écho
giflent les feuillures
d’un tracé ocre
par tiges et penchent


graves les troncs
bas accords sourds
les laies
comme portée en rayures de temps


qui presque cèdres se suffisent hêtres

tord à brèche embûchée

les clairières assouplissent aux ramées d’arbres


et jettent un manteau
pesante étouffe de bure
étole se flanque écrin
roches
sonailles
clochent en atout crin

crocs en jambes
les deux boules de poils se hérissent
s’affrontent au recul millénaire
arriment la sagesse animale
aux strates réitérantes du temps

reprise

face à face millénaire dans les alpages et les estives
le fromage en pis à l’abri des coups de crocs
les pâquerettes à l’ombre pyrénéenne

l’herbe sûre se durcit en cime
la veillée de laine
belle
emmitouflée noire

les arbres moires houlent en écho
giflent les feuillures
d’un tracé ocre
par tiges et penchentgraves les troncs
bas accords sourds
les laies
comme portée en rayures de temps

qui presque cèdres se suffisent hêtres

tord à brèche embûchéeles clairières assouplissent aux ramées d’arbres

et jettent un manteau
pesante étouffe de bure
étole se flanque écrin
roches
sonailles
clochent en atout crin

crocs en jambes
les deux boules de poils se hérissent
s’affrontent au recul millénaire
arriment la sagesse animale
aux strates réitérantes du temps

transhumer

photo-105.jpg
L’écrire comme un souffle que l’homme expulse pour respirer, sortir de son isolement et retrouver soi, la parole, dans ce sens salvatrice, explore le vide du sens et habite, comme un écho, incertain mais vital pour aller de soi à soi et en cheminant, arrimer l’autre, mais comme un autre soi ou comme un autre de soi à soi en chemin , en halte de parcours en rebond capté, réverbéré, reflété, renvoyé comme d’une paume, flanc de cette main qui rencontre et projette en retour,Le bond de force que le corps imprime,J’y vois comme ce champs de pelote au front du fronton, ce miroir en dur des pentes des vallées, ces pierres entassées en art où le soi à soi résonne en construction savante, solide, reconnues et reconnaissantes; le soi se joue en parole au mur du lien, serait ce cela que l’on met au jeu de ses muscles bandés, à la limite de la douleur, du défi.
Mais ce râle de reconnaissance comme un écho de montagnes en montagne, de troupeaux en troupeau, course des pistes ouvertes au flanc des estives, au vertige transhumant, dessin comme un profil ou voir accepte de renvoyer.Qui de la balle ou des blocs de pierres imprime le mouvement, est ce cette urgence à dire, bam vlam , Ce jeu comme un équilibre de paix qui m’en rappelle un autre, celui de mes pas rivés aux points de lumière qui tissent une toile, relient les fils des étoiles aux crocs de la terre, en chemin, à parcourir dans le noir , si sûr que jamais lueur du jour , claire cet Orion et congénères me parlent cette langue immuable que je ressasse aux accroches de mes pieds;Fixation des neurones en écarts d’étoiles.Ce libre écart comme un vent ramène au rivage, cette grande ourse en ligne inflexible des pas aux accroches du monde rythme le sentier. ce libre rebond qu’impulse la paume ou le cannelage en réponse à l’entretas de pierres carrées, mégalithiques, comme les rochers, bornes des chemins, ce vouloir-balle comme une parole au rebond de soi;Le filin deviendrait ligotement de l’être et ne servirait plus qu’à errer l’allant du sentier dans un maillage étroit, filet en piège à ours.la vision d’une terre qui enserre me rappelle à ma réalité d’exil, je peints cette rive comme un voilier caresse mélancolique les herbes et les mottes du rivage, l’appartenance pris entre la vague et le vent, saudade ambigue entre empreinte et poussée des sèves, tellurique, le temps prononce la sentence et matière, promet des floraisons ;
les mots eux ouvrent l’espace en vent debout à la déchirure qu’impulse le désir, l’oeil dans la toile de l’absolu entrouvre, pétillant le pressentiment au vivre, hors de tout propos les mots comme une liberté dans les blancs, deviennent la langue inconnue, ivre comme la brise qui pousse et vibre au corps car le sens et la trace sous-tendent le piège et pourraient ramener en arrière ;
c’est donc dans les vides et le sens accordé à l’horizon , le chant improvise une mélodie certaine et résonnent du chaos du pas de l’homme qui marche et déchire le tissage du monde comme un passage ,
pris entre ces deux ancres, l’une amarrée et l’autre fine comme une soie solaire, pris entre le devoir de fidélité, sûr de son tracé opaque et l’aimant d’une voile ivre à l’assaut de l’ile , la mélancolie et la joie maligne donne à l’oeil l’envie d’embrasser l’absolu des joies à venir

écrire l’autrement

domination de clarke

en réponse à l’article de Cathy Garcia sur le livre « Dominations » de Bruce Clarke, Ed. Homnisphères clark :

Collection Savoirs Autonomes / Format 14 X 19 cm / 224 pages

140 tableaux en couleur – Textes Français et Anglais

ISBN : 2-915129-15-0

Prix : 20 euros

Des extraits de l’ouvrage sont en ligne sur http://www.homnispheres.com

merci de cette découverte , la couverture « arts derniers » donne une idée de la peinture , je n’ai pas trouvé les extraits alors c’est difficile de dire , néanmoins une réflexion : et si ce travail là continuait à s’enracinner dans cette vision de cette civilisation destructrice et ravageuse , cela a toujours été ma peur et j’ai toujours privilégier une recherche qui aille chercher des témoignage de ce que la « vie » , « l »être » est pour ceux de ces autres mondes , comme par exemple à HaÏti Franketienne , en afrique Tanella Boni , ken Bugul ou d’autres , car l’aliénation puise ces sources dans l’identité , niée bafouée , voire versée au bord de l’abime ( lit.aborigène , Alexis Wright par exemple ‘plaines de l’espoir’) on va me dire que le dépotoir de la civilisation occidentale est partout comme une peste , irrespirable et détruit même jusqu’a la possibilité d’entrevoir un avenir ( afrique du sud par exemple tant la violence a été grande , et les conditions de vie anihilante,
néanmoins la graine de l’espoir humaine qui est dans cette parcelle de vérité en nous est peut être à traquer pour rejaillir , je me souviens de cette image de cette femme noire acculée à la folie solilloquant sous les périphs de la nouvelle orléans qui me semblait être comme le germe d’un rêve plus fort que l’acier et l’asphalte , des favellas nait aussi cette samba et cette douceur entrevue , mais tu vas me dire que la vie est sans pitié et que c’est moi qui une vision occidentale qui se refuse au désespoir , je ne sais pas , tant l’horreur est grande , je pense au cinéaste Djibril Diop Mambety et je me dis que je n’ai peut être pas tort ,
mais je vais essayer de trouver des extraits de « domination » , et me faire une idée par moi même ,

en fait ma réflexion dominante est celle ci , et si on commençait par laisser parler l’humain , l’autre , que nous dirait il ? , pourquoi tant de créativité et de dynamisme à Haïti par exemple , pourquoi le jazz est il né de l’esclavage , pourquoi cette pensée créole si vivace et radicale (Césaire Glissant Condé Chamoiseau Pineau etc …)

certes à bien regarder ce qui s’écrie aujourd’hui et s’écrit , se peint etc…. on se dit que la vision d’horreur et de désespoir gagne sur la graine porteuse de vie , que le couvercle se referme , mais des voix s’élève toujours t Boni quand elle écrit « ma peau est fenêtre d’avenir  » et d’autre aussi

comme je l’ai déja dit dans une note « waati » pour moi le noeud central demeure dans le reconquète de soi , de sa terre , comme dans cette scène du masque , ce deuxième visage où Nandi devient ce visage dans le clair obscur révélant et disant le masque qui se fait jour et livrant passage à l’action main tendu à l’afrique qui meurt

des mots , des mots , peut être mais la poésie qui s’habille , transite , vole sur ce tapis de mots est aussi cette action essentielle de récupération , le mot est laid , de la parole , la parole qui nomme est centrale dans la reconnaissance de l’existence des choses qui demain existeront au lever du soleil samba magique d’après Vinicius de Moraes via l’orphéo négro de Camus ,

récurant aussi cette affirmation que l’écrivain dit pour ceux qui ne dispose pas de la parole , pour qu’elle puisse se dire peut être , et éloigner l’obscurantisme , la misère et l’automutilation ( Pyamootoo: « la litérature appartient aux éclopés ,crève-la-faim crève-la-vie à ceux la même qui ignorent ce qu’est un roman et dont le quotidien nourrit les plus belles histoires »)

enfin je veux le croire L

Seydou Boro


seydou boro, le grand vivant

G geste oracle extra-oridinaire Théatre artiste dansant chantant parlant sa vie d’homme ses ailleurs ses pleurs ses colères ses paysages son eau sa rivière ses poissons
de sa vague
homme-rivière
homme-ciel
homme-soleil
qui rit qui saute qui a faim qui fait les yeux rond à sa petite fille qui les yeux sérieux lui demande :papa …., lui se questionne se raconte va d’un bout à l’autre son corps dans l’espace le traverse dans une fulgurance , déverse son t-shirt se perd dans sa nudité échappe à son t shirt se voit en miroir bouillone de toute la vie vue se roule déroule
le corps ses muscles en lui luisants si vivant se rythment gazelle rebondissent élastique si naturel en homme
l’homme moi toi lui moi ,
et mon corps si pauvre qui est là qui boit au projecteur de l’homme qui parle,
son art qu’il a forgé de toute sa vie qui transpire qui coule comme une source tant pis si ce soir elle est de plastique ,
résurgence par le rouge des yeux
immense fleuve
vievue
qui bouge
viue
provoque
vie
prend l’afrique à bout de corps danse roulade eau arabesque s’envole de l’oiseau et nous laisse si plat à ras de terre non linoléum chaise mal o cul à plat à plat
où alors s’envoler avec lui prendre une de ses plumes qui lui poussent sur la peau qui frisottent vibre de l’air si libre nous si ras de terre qui
oui j’ai un corps si lourd qui veut voler
voler
mon corps se transforme à le voir si homme si lion si tout
c’est la forge l’artiste
des jours des nuits des mois des corps des temps des tristesses des désespoirs
le travail
alors les doutes fuient en hyènes
je m’épprouve marchant riant papa étincellant de rouge des pieds tapent le sol à taque à taque mes yeux ma faim ma soif gazelle je court je court

ce corps cet espace les deux rivent ensembles l’espace du dedans l’espace du dehors les muscles colorent la peau si fine infimes si puissant
couleur noir

mais je reprends ….

au début tout près de nous assis sur une chaise de dos un homme

noir

grand courbé un homme parle à sa guitare,il chante une mélopée peut être mandingue, comme dans la chaleur sourde d’un ennui qui coule, une désespérance douce,
la voix, noire si belle cristalline comme le fleuve qu’il regarde , oui le fleuve le ‘eau qui court fluide , s’échappe en espace vide , là devant moi dans la transparence noire de la scène de la lumière carrée anguleuse qui s’étend à perte de vue se fond dans les briques les tôles peut être de mon quartier, du sous-sol, sol d’ailleurs ,

c’est à dire…. dire dire , c’est,

c’est à dire il nous attendant , il chantait , il se grattait il se gratte ,

il bondit panthère et fait le geste de l’eau , moi j’y vois le fleuve mais c’est l’air , c’est la plante qui serpente , c’est le serpent qui ondule c’est lui l’homme qui plonge dans son corps y ramène ce sang ce mouvement qui pour moi est eau , ondule , la plante des pieds qui dansent glissent l’homme là

il revient il chante la mélopée se poursuit il se gratte, il ondule il gratte il ondule il se gratte il chante , il parcourt les quatre coins ,

il nous dit merci ,

quoi , merci , … il dit … je suis venu pour la chose et puis la danse se met en mouvement le corps se met à vivre à parler , la parole à couler , et … il s’arrête il dit il parle il sourit ironique de toute ses dents de tout son dos l’histoire de ce corps que je sens si plein plein de rebondissements d’histoire bonds non d’aller de retours hésitations rompues vivacité , non de travail , non de joie , oui d’amour , de vie de geste du quotidien de, d’impatience de mouvement d’humeur , mais mais il dit mais ce corps est nu , en afrique le corps est nu , ah oui en afrique , non non on ne me l’a fait pas non ce n’est pas ça y a une tête la dedans rasée on en voit le squelette non mais ça bouge c’est vivant c’est muscle c’est rouge des yeux c’est pieds qui glissent au lieu de marcher c’est , mais c’est nu nu , nu c’est l’art , l’art , c’est travail travail forge de ce corps qui, c’est l’art , c’est le chemin cailloux le long de la rivière où C’est l’art je le sais bien c’est nu parce que c’est l’art , parce que c’est pas la petite fille non c’est la jambe qui vole à hauteur de petite fille c’est l’art , c’est les yeux qui voient qui deviennent torsade colère corde afrique , homme enfer homme amour rire ! terre vie

comment te dire comment te dire cette danse dans cet homme ce corps cette parole ce tu ce regard qui transperce qui te parle qui est moi qui est toi peut être je te croiserai demain peut être je serai panthère peut être je serai art ,

oui c’est une question qui se rue en corps qui est vivant,
non ne pas mourir
voir, danser , danser rallumer les lumières lumières ! vivre danser danser ah ah le corps se déploie dit que la mort non ,
non
la mort
oui je sais
la mort
si oui je sais
non, pas ça pas la mort d’un enfant non ,
vivre danser chanter le mouvement inarrêté
dire bouger onduler toujours plus
parce que la mort non

noir

et moi d’applaudir d’applaudir à rompre quoi le noir , l’autre pas à pas pas les yeux rouge le corps si vivant non le noir
plus rien rien

hummm me remplir les poumons air des mouvements toute la danse comment la qualifier désespérement vive car oui tous ses mouvements cette eau cette corde ces briques , quoi quoi tout ça tout ce que j’ai vu dans ce sous-sol ça , j’inspire , je respire vivant de tout ça ,

une perf
perfusion
performance
oui
non
perfusion
fusion
c’est ça vivre c’est art , travail rencontre sortir voir jailllir la parole vite vite libre essentielle surprenante , il te parle te parle non c’est art il te parle oui il te parle c’est art le corps en majuscule le corps même si multiple mais là si fort qu’il est là là là comment ignorer ce corps dans la danse qui te donne tout

voila pourquoi,

l’entre de la grande ourse

L’écrire comme un souffle que l’homme expulse, respirer, sortir de son isolement et retrouver soi, la parole, dans ce sens salvatrice, explore le vide du sens et habite, comme un écho, incertain mais vital pour aller de soi à soi et en cheminant, arrimer l’autre, mais comme un autre soi ou comme un autre de soi à soi en chemin , en halte de parcours en rebond capté, réverbéré, reflété, renvoyé comme d’une paume, flanc de cette main qui rencontre et projette en retour, Le bond de force que le corps imprime, J’y vois comme ce champs de pelote au front du fronton, ce miroir en dur des pentes des vallées, ces pierres entassées en art où le soi à soi résonne en construction savante, solide, reconnues et reconnaissantes; le soi se joue en parole au mur du lien, serait ce cela que l’on met au jeu de ses muscles bandés, à la limite de la douleur, du défi. Mais ce râle de reconnaissance comme un écho de montagnes en montagne, de troupeaux en troupeau, course des pistes ouvertes au flanc des estives, au vertige transhumant, dessin comme un profil ou voir accepte de renvoyer. Qui de la balle ou des blocs de pierres imprime le mouvement, est ce cette urgence à dire, bam vlam , Ce jeu comme un équilibre de paix qui m’en rappelle un autre, celui de mes pas rivés aux points de lumière qui tissent une toile, relient les fils des étoiles aux crocs de la terre, en chemin, à parcourir dans le noir , si sûr que jamais lueur du jour , claire cet Orion et congénères me parlent cette langue immuable que je ressasse aux accroches de mes pieds; Fixation des neurones en écarts d’étoiles. Ce libre écart comme un vent ramène au rivage, cette grande ourse en ligne inflexible des pas aux accroches du monde rythme le sentier. ce libre rebond qu’impulse la paume ou le cannelage en réponse à l’entretas de pierres carrées, mégalithiques, comme les rochers, bornes des chemins, ce vouloir-balle comme une parole au rebond de soi; Le filin deviendrait ligotement de l’être et ne servirait plus qu’à errer l’allant du sentier dans un maillage étroit, filet en piège à ours.

trans hummer

L’écrire est comme un souffle que l’homme expulse pour respirer, sortir de son isolement et retrouver soi, la parole, dans ce sens salvatrice, explore le vide du sens et habite, comme un écho, incertain mais vital pour aller de soi à soi et en cheminant, arrimer l’autre, mais comme un autre soi ou comme un autre de soi à soi en chemin , en halte de parcours en rebond capté, réverbèré, refletté, renvoyé comme d’une paume, flanc de cette main qui rencontre et projette en retour,
Le bond de force que le corps imprime,
J’y vois comme ce jeu de pelote au front du fronton, ce miroir en dur des pentes des vallées, ces pierres entassées en art où le soi à soi résonne en construction savante, solide, reconnues et reconnaissantes; le soi se joue en parole au mur du lien, serait ce cela que l’on met en jeu de ses muscles bandés, à la limite de la douleur, du défi.
Mais ce jeu de reconnaissance comme un écho de montagnes en montagne, de troupeaux en troupeau , comme un jeu des pistes ouvertes au flan des estives, au vertige transhumant, dessin comme un profil ou voir accepte de renvoyer.
Qui de la balle ou des blocs de pierres imprime le mouvement, est ce cette urgence à dire, bam vlam ,
Ce jeu comme un équilibre de paix qui m’en rappelle un autre , celui de mes pas rivés aux points de lumière qui tissent une toile, relient les fils des étoiles aux crocs de la terre, en chemin, à parcourir dans le noir , si sûr que jamais lueur du jour , claire cet Orion et congénères me parlent cette langue immuable que je ressasse aux accroches de mes pieds;
Fixation des neurones en écarts d’étoiles.
Ce libre écart comme un vent ramène au rivage, cette grande ourse en ligne inflexible des pas aux acccroches du monde rythme le sentier. ce libre rebond qu’impulse la paume ou le cannelage en réponse à l’entretas de pierres carrées, mégalythiques, comme les rochers, bornes des chemins, ce vouloir-balle comme une parole au rebond de soi;
Le filin deviendrait ligottement de l’être et ne servirait plus qu’à errer l’allant du sentier dans un maillage, filet en piège à ours.