Les mots sont lourds, aussi lourd que la pesanteur de l’arrêt, comment expliquer ce décalage ? le chien à l’arrêt n’aboie pas , ne détalle pas, il attend immobile que la proie bouge
là pas de proie
pas d’issue,
une immobilité seulement
due non à la fixité de la grammaire mais du fait que la proie ne bouge pas
un peintre y verrait un chatoiement un bouleversement des cimes et le feu dans les broussailles sont un tango mais la proie immobile rend impossible de se mettre à chanter, de se livrer à des excès, de jouer au dieu Pan
les muscles en se raidissant rendent possible cette quête de sens, de nouveau plus qu’en plein midi et qu’une envie de s’endormir, de se laisser aller au vague, l’attention redonne au mot la tension contenue
arrêtée attendant que passe le moment où se jeter, ultime but qui n’arrive jamais,
l’attente érode et la longue phrase luit du peu qui reste, ramenée à l’attentif face à la distance de ce qui s’obstine à ne pas bouger et se confond avec les herbes
La rencontre d’un cargo chargé de brume les couleurs claires des caisses closes sans plus d’éclat que les jours quand il n’y a pas de tempête
surchargé des mauvaises nouvelles du monde
les gens contrairement à avant ne saluent plus sur son passage le haut voilier les cris de joie ni les fleurs sur le passage du messager qui passe au large sur les chemins d’eau poursuivi par les mouettes le navire se refuse réponse de tôle d’acier rejette à la mer les naufragés
sur la rive plus de rire mais baissent la tête de peur que la carcasse s’échoue sur les cotes
http://www.lauremorali.net/ suivre l’écriture de Laure Morali qui me fait songer que l’écriture ne peut se suffire de décrire mais s’étoffe d’un vertige qui ne peut s’exprimer autrement qu’en respirant , certes mais gagne à se pencher sur et insuffler le réel , le dire quand à lui laisse venir à soi ;
je résume la poésie est suggestionné par la présence soupçonnée, Invisible mais ronflante comme un moteur ; est-ce à dire que seule la carcasse ronfle ou les turbines sont elles dans les yeux ou les intestins. Ne signifie pas qu’il ne faut pas respirer d’où il s’ensuit que l’on peut insuffler le monde en se penchant à distance de la Frange, la marge se mesure à la longueur des cheveux laissés libres, étoffent ou rasent dans ce cas là est l’espace entre deux qui permet que l’on respire et s’insuffle du souffle chaud du croissant chaud pendant que sur le drapeau sur fond rouge se détache le croissant Sans souffle pourtant chaque passant et attablé le Souffle,
je parle de cette région du monde mais je pourrai en dire autant de l’anchois et / ou de l’autruche le lieu bien sûr quand y est accompagne la parole ce n’est pas tant qu’il faut être quelque part que de sentir les attaches faire briller les écailles, vu de près la main qui court ne s’attache qu’au détail faillit à relier l’ensemble et ne ramène pas les mouvements à de grands aplats de couleur creusent dans le monde à même le lieu et la mouvance les Gestes je reviens au mien qui néglige de ramasser les galets sur la plage par peur d’éparpiller le regard ou plutôt de ne pas le laisser engranger alourdir les couches qui à force s’empèsent de la vie d’épaisseur, ceci est un non-dit dans la tranche du Mot qui peut être manque n’étant pas sorti beaucoup des bouches ni des répétitions dans le papier l’érosion creusant un sillon promis aux moissons
lemongrass- beach affairs
La mer et les îles en sont pleins sillonnées
de rides que l’on retrouve dans les visages et les vagues qui ramènent ou éloignent, est ce important car l’ellipse ou la spirale permettent de voyager plutot d’avancer comme un crabe comme ce rythme Gnawa revenant à son moment d’ouverture et repartant toujours le même et jamais le même se déportant et pesant sur un espace le requalifiant cette digression pour prouver qu’il faut bien digresser pour progresser sans se transformer mais revenir au réel l’Ecrire n’étant qu’une tentative de rapporter faut il y voir une envie de participer je dirai de recréer le vivre à partir d’un point d’oû recommencer comprenant l’épaisseur et tout l’avant-dit mais neuf Sculpter un os me parait être du même ordre la forme étant offerte et les épluchure d’os éloignent autant qu’elles rapprochent de cet effet d’Appel signal de Départ Archipel de va en vient cet Océan car vivre éloigne de l’intention première et n’est qu’un rappel de l’ordre à la Nuit est cette entaille ou le repos et le rêve rassemblent tous les fils défaits refaits ou variés l’homme endormi s’en saisit en un filin une ancre ou une épingle On peut y voir les osselets d’un jeu de piste creux des chants dans les bonds ou ronds d’aujourd’hui les objets les cigarettes les bas effilés et les citrons sont ils des rappels muets de l’obscur Dénouement écrire rapièce et devance le projet Quand on ne voit plus rien On peut faire ce rêve en plein jour mais alors il faudra accepter de ne rien voir et se suffire de rapporter sans se soucier.
Tandis que sur le hamac tu rêves aux turpitudes des baleines aux dissensions des phoques et à la dislocation des pôles en désaccord fracassant la branche ne concevant pas son appartenance au rhizome et se pensant racine car de sa vue inversée émiettent des sons fusant une formule mathématique quand en cuisant elle n’est plus que vapeur ou fumée qu’ils hument quand elle brûle.