Le jeu

devant la lenteur

à pousser

ne permet pas

l’amplitude du bananier

ni la rigueur de la pluie

qui dégringole

Image

or opposite when it blinks

 

Toujours être celui

à coté de

ou au dessus

au au dessous

ou derrière

 

Pas tant que

la tête à l’endroit

ou à l’envers

se regarde par en dessous

ou en travers

 

comme un avion lâche une bombe

marche de travers

d’un pas de Sénateur

 

Pas de coté

rétroviseur

en diagonale

 

ou l’envers

légèrement décalée

peut surprendre

 

tête sur tête

les bras

à l’horizontal

rajoute

de dessous

 

Vers

creuse un corps

 

regard

de derrière Soi

un dos

 

le cheveu

impertinent

qui dépasse

 

l’un peu folle

chante son derrière

c’est une épopée

impossible

 

se voir

en se penchant

par l’ouverture

du dedans

 

Se penchant devant

prenant par derrière

le col de par dessus

se soulevant d’à coté

soudain face à face

 

lâchant une bombe

de l’intérieur

les joues rouges

prenant les jambes

jusqu’à son cou

 

 

ou contrairement

dans la file

quand on cligne

 

inspiration unknown
inspiration unknown

 

 

 

 

 

Scintillation – Shen Congwen et sa femme Zhang Zhaohe

De l’index toucher et reposer l’étoile dans la paume,  ou de l’œil, édifier et défiler le chemin de douceur ou tendre la soie d’un voyage ému, à travers les montagnes, rire et descendre les déserts et parler au temps. Le ciel dans le regard, j’aime le bloc dans la pensée de ceux que j’ai rencontré les énergies se sont remis à circuler, dans la maison du torrent vert pâle le cœur s’est infiltré et les rainures l’y ont aidé, c’est qu’ils sont deux, l’un par les cheveux la taille de l’autre, la confiance a souri.

Shen Congwen et sa femme Zhang Zhaohe
Shen Congwen et sa femme Zhang Zhaohe

L’itinéraire d’un couple illuminé a rappelé l’étoile, sans eux, elle aurait détourné le flot,  La vie, deux plans fracturés et l’éloignement, Si aimer ne facilite pas l’afflux de la lumière, unis, qui cependant est substantielle, réverbère sur les contours, apaise l’entente, on lit dans le regard qu’il a fallut polir puisqu’il s’agit de musique et d’un sourire  L’histoire sous haute tension succède. On commence par respirer et évacuer les poussières déposées sur l’eau et la peau, le reliquat des jours qui transpire, les déchets du temps et la pelure de l’envie dévidée, Elle brille et scintille. Sous tension du sourire et de la réunion, le baiser est silencieux.

Poursuivre : http://www.newschinamag.com/magazine/master-in-the-margins
http://www.behance.net/gallery/Re-design-of-the-modern-Chinese-writer-Shen-Congwen-2/5040991 et http://www.behance.net/gallery/Re-design-of-the-modern-Chinese-writer-Shen-Congwen3/5052655

aller en travers ou contre

Une fenêtre énorme s »ouvre

L’Immensité

La vague énorme Flèche

 

Armée des mots traverse, pont, précipice, vertige, rappel,corde, avion train botte muscle vont de plus en plus vite

Jusqu’à effacer

je ne mes souviens plus de la phrase qui venait mais Je me souviens de l’image de ton corps ivoire et de ta jupe blanche et la collerette jaune, tu cachais les yeux qui riaient

 

Aller en travers ou contre

Ta robe coule un fleuve

Précipite est un passage sur précipice

Il n’est pas juste de dire que

 

Les mots engouffrent ni l’idée de recouvrement comme une neige ne va pas assez vite,

Graines frisent l’éclosion Le temps du verbe est le présent – l’on donne à manger à l’inconnu qui entre

 

Temps Passé

Grandiloquent ou Affreux

Futur remanié

 

La main s’est posé sur le présent elle couve l’œuf sans mouvement

Apaise et laisse s’établir les lignes, appelle

 

Mais la vague vient lécher doucement le bas de vos jupe et fermement s’en empare

Ouvre un chemin dans l’œil et décille

Le mot ferment ne ferme pas mais ouvre – toujours ouvre par l’échancrure

Naissance qui brise nécessairement

 

Je te parlerai du futur

Tu le vois mieux que Moi mais je le sais être accordé aux lignes parallèles

Toi toi toi la douceur divinatoire

 

la fenêtre s’ouvre

J’ouvre la fenêtre

Je la maintiens ouverte

et Tu la pousses

 

Tout ce ciel bleu et la statue

N’explique pas ce surgissement

Cet aimant qui s’impose

 

Ni que le Tigre soit des sentes d’Eucalyptus.

 

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Doucement

Elle ne vient pas

comme un sphinx

 

Elle décrète

elle martèle,

 

En silence

 

Glisse une enveloppe sous le tas de livre que j’ai lu

Il n’y a rien à l’intérieur que l’épaisseur d’un baiser

 

et l’envie surhumaine

 

Dire quelque chose serait déjà trop, je m’avance et t’embrasse dans la nuit

 

comme d’être entre les gouttes de pluie seulement les pointes tue-mouche

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suite sans freins

D’un mot , une suite

une avalanche

dans les mots, des vocables

une houle

des lettres abondent

 

il faut pouvoir

élancer dans le fleuve

le papier épaissi

 

les mots eux même

le fleuve

l’encre vagabonde

 

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une antilope

 

le verbe tétanisé

 

Les cèdres vieux

dans les surplombs

 

les adjectifs affolés

 

les ruines d’avant

dans les hauteurs

 

de nouveau effrénés

les bruits, les faux-fuyants dans la fuite

D’un mot , une suite

une avalanche

dans les mots, des vocables

une houle

des lettres abondent

 

il faut pouvoir élancer dans le fleuve

le papier épaissi des possibilités

les tracés meurent en superpositions

l’encre vagabonde a élargit la trace

 

le moule figure

les hanche sises

mutine et taquine

un cœur en rappel

 

glisse et tombe le long de la faille

 

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gicle debout

Il ne faut pas vouloir décrire

sans plus dériver, arriver

le galet apposé / un gel le silence apôtre

 

une suite de bonds a succédé

 

une antilope

Les cèdres vieux

dans les surplombs

 

les ruines d’avant

dans les hauteurs

funiculaire

Repartir en pays inconnu

suppose les grandes montagnes

les grandes chaînes à traverser

et puis un moment l’envie

 

Quand la minute dans le vague est trop longue

que le vague a trop de poids

que je trace le caractère

tentant l’ascension

 

Sur la feuille

Sur le sable

Du doigt

Dans l’air

 

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C’est pourquoi je lis

les livres que je trouve

 

J’avais en tête funiculaire je descendais le long du fil

 

Le cœur bat plus vite que le tambour

je suis celui noirci d’une locomotive

 

La tourmente de neige écrit ton nom auprès du radiateur

 

Dans le train

il s’agit moins de l’axe ferroviaire

que de l’image de toi

ces ombres et ce flou de tes fossettes

que je fixe

 

Splendeur

 

La mer le long de la cote

ce dérapage à travers l’océan

cette fente dans ce sourire

ton nom  agit sur la montagne

 

Attends

 

Il y a un recoin où le vent n’entre pas

c’est une cavité où l’on ne peut penser

où même l’inquiétude n’agit pas

Si roulant je suis en marche, inquiet

 

faire perspective

j’imagine. Une grande construction blanche, ou de verre, en tous les cas s’élançant de la surface étendue. Elle prend appui sur une transparence, car le monde inarticulé par le langage humain qui plaque systématiquement et non de manière anarchique des émotions et expressions créant formes, accents et colorations de l’archipel sensitif est comme en attente. Je laisse de coté l’agglutination, Angkor et les châteaux de la Loire,  Je respire. Ce yoga permettrait de prendre une distance et une mesure de la surface. Est ce une figure de cette gestuelle qui est mon rapport articulé au monde. Le monde que je sens et moi que je sens, quoique la limite soit fine, n’existe pas. Prendre la mesure crée l’espace ou cette ligne constructiviste va se déployer, me permettre d’habiter, tracer une ligne dans l’Univers, y plaquer des surfaces, un plan vitré et une couleur, élégante qui va venir renforcer le rapport. Tout ceci nécessite une conscience, une détermination à trouver où glisser la pensée, entre le monde et le mouvement, qui provient d’un plan de soi, incliné. L’inclination amène à instituer une perspective, sur cet échafaudage simple une succession de position, de développement d’une attitude propre à accéder à tous les moments de vie , mieux à les accueillir, les laissant advenir à un bien être qui dépasse les états provisoires et les étend. Cette façon d’être au monde est favorisé par les éléments qui entourent, je pense à l’eau, je pense à cette énergie verte , à ces ronds qui parsèment le bâti et rétablissent l’excès de mur, de taille.  A la vérité, je préfère encore l’idée du beau ciel étoilé aménagé, une maison à ciel ouvert, en quelque sorte, ramenant au calme du camps dans le désert. Le buisson et la fleur en sont des agréments, un filet d’eau signifie la marche du temps et l’aspect dérisoire de vouloir bâtir.

Suzhou Museum, Suzhou, Chine
Suzhou Museum, Suzhou, Chine

le pont de Lune

Dans la levée des Lunes je vois des grues quand elles se déplient

nous marchons sur le pont toutes la soie enveloppant la nuit

ton visage et la lune sur l’eau du ciel doucement ce berceau

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