Le jeu
devant la lenteur
à pousser
ne permet pas
l’amplitude du bananier
ni la rigueur de la pluie
qui dégringole
Le jeu
devant la lenteur
à pousser
ne permet pas
l’amplitude du bananier
ni la rigueur de la pluie
qui dégringole
Toujours être celui
à coté de
ou au dessus
au au dessous
ou derrière
Pas tant que
la tête à l’endroit
ou à l’envers
se regarde par en dessous
ou en travers
comme un avion lâche une bombe
marche de travers
d’un pas de Sénateur
Pas de coté
rétroviseur
en diagonale
ou l’envers
légèrement décalée
peut surprendre
tête sur tête
les bras
à l’horizontal
rajoute
de dessous
Vers
creuse un corps
regard
de derrière Soi
un dos
le cheveu
impertinent
qui dépasse
l’un peu folle
chante son derrière
c’est une épopée
impossible
se voir
en se penchant
par l’ouverture
du dedans
Se penchant devant
prenant par derrière
le col de par dessus
se soulevant d’à coté
soudain face à face
lâchant une bombe
de l’intérieur
les joues rouges
prenant les jambes
jusqu’à son cou
ou contrairement
dans la file
quand on cligne

De l’index toucher et reposer l’étoile dans la paume, ou de l’œil, édifier et défiler le chemin de douceur ou tendre la soie d’un voyage ému, à travers les montagnes, rire et descendre les déserts et parler au temps. Le ciel dans le regard, j’aime le bloc dans la pensée de ceux que j’ai rencontré les énergies se sont remis à circuler, dans la maison du torrent vert pâle le cœur s’est infiltré et les rainures l’y ont aidé, c’est qu’ils sont deux, l’un par les cheveux la taille de l’autre, la confiance a souri.

L’itinéraire d’un couple illuminé a rappelé l’étoile, sans eux, elle aurait détourné le flot, La vie, deux plans fracturés et l’éloignement, Si aimer ne facilite pas l’afflux de la lumière, unis, qui cependant est substantielle, réverbère sur les contours, apaise l’entente, on lit dans le regard qu’il a fallut polir puisqu’il s’agit de musique et d’un sourire L’histoire sous haute tension succède. On commence par respirer et évacuer les poussières déposées sur l’eau et la peau, le reliquat des jours qui transpire, les déchets du temps et la pelure de l’envie dévidée, Elle brille et scintille. Sous tension du sourire et de la réunion, le baiser est silencieux.
Une fenêtre énorme s »ouvre
L’Immensité
La vague énorme Flèche
Armée des mots traverse, pont, précipice, vertige, rappel,corde, avion train botte muscle vont de plus en plus vite
Jusqu’à effacer
je ne mes souviens plus de la phrase qui venait mais Je me souviens de l’image de ton corps ivoire et de ta jupe blanche et la collerette jaune, tu cachais les yeux qui riaient
Aller en travers ou contre
Ta robe coule un fleuve
Précipite est un passage sur précipice
Il n’est pas juste de dire que
Les mots engouffrent ni l’idée de recouvrement comme une neige ne va pas assez vite,
Graines frisent l’éclosion Le temps du verbe est le présent – l’on donne à manger à l’inconnu qui entre
Temps Passé
Grandiloquent ou Affreux
Futur remanié
La main s’est posé sur le présent elle couve l’œuf sans mouvement
Apaise et laisse s’établir les lignes, appelle
Mais la vague vient lécher doucement le bas de vos jupe et fermement s’en empare
Ouvre un chemin dans l’œil et décille
Le mot ferment ne ferme pas mais ouvre – toujours ouvre par l’échancrure
Naissance qui brise nécessairement
Je te parlerai du futur
Tu le vois mieux que Moi mais je le sais être accordé aux lignes parallèles
Toi toi toi la douceur divinatoire
la fenêtre s’ouvre
J’ouvre la fenêtre
Je la maintiens ouverte
et Tu la pousses
Tout ce ciel bleu et la statue
N’explique pas ce surgissement
Cet aimant qui s’impose
Ni que le Tigre soit des sentes d’Eucalyptus.
Elle ne vient pas
comme un sphinx
Elle décrète
elle martèle,
En silence
Glisse une enveloppe sous le tas de livre que j’ai lu
Il n’y a rien à l’intérieur que l’épaisseur d’un baiser
et l’envie surhumaine
Dire quelque chose serait déjà trop, je m’avance et t’embrasse dans la nuit
comme d’être entre les gouttes de pluie seulement les pointes tue-mouche
D’un mot , une suite
une avalanche
dans les mots, des vocables
une houle
des lettres abondent
il faut pouvoir
élancer dans le fleuve
le papier épaissi
les mots eux même
le fleuve
l’encre vagabonde
une antilope
le verbe tétanisé
Les cèdres vieux
dans les surplombs
les adjectifs affolés
les ruines d’avant
dans les hauteurs
de nouveau effrénés
D’un mot , une suite
une avalanche
dans les mots, des vocables
une houle
des lettres abondent
il faut pouvoir élancer dans le fleuve
le papier épaissi des possibilités
les tracés meurent en superpositions
l’encre vagabonde a élargit la trace
le moule figure
les hanche sises
mutine et taquine
un cœur en rappel
glisse et tombe le long de la faille
gicle debout
Il ne faut pas vouloir décrire
sans plus dériver, arriver
le galet apposé / un gel le silence apôtre
une suite de bonds a succédé
une antilope
Les cèdres vieux
dans les surplombs
les ruines d’avant
dans les hauteurs
Repartir en pays inconnu
suppose les grandes montagnes
les grandes chaînes à traverser
et puis un moment l’envie
Quand la minute dans le vague est trop longue
que le vague a trop de poids
que je trace le caractère
tentant l’ascension
Sur la feuille
Sur le sable
Du doigt
Dans l’air
C’est pourquoi je lis
les livres que je trouve
J’avais en tête funiculaire je descendais le long du fil
Le cœur bat plus vite que le tambour
je suis celui noirci d’une locomotive
La tourmente de neige écrit ton nom auprès du radiateur
Dans le train
il s’agit moins de l’axe ferroviaire
que de l’image de toi
ces ombres et ce flou de tes fossettes
que je fixe
Splendeur
La mer le long de la cote
ce dérapage à travers l’océan
cette fente dans ce sourire
ton nom agit sur la montagne
Attends
Il y a un recoin où le vent n’entre pas
c’est une cavité où l’on ne peut penser
où même l’inquiétude n’agit pas
Si roulant je suis en marche, inquiet
j’imagine. Une grande construction blanche, ou de verre, en tous les cas s’élançant de la surface étendue. Elle prend appui sur une transparence, car le monde inarticulé par le langage humain qui plaque systématiquement et non de manière anarchique des émotions et expressions créant formes, accents et colorations de l’archipel sensitif est comme en attente. Je laisse de coté l’agglutination, Angkor et les châteaux de la Loire, Je respire. Ce yoga permettrait de prendre une distance et une mesure de la surface. Est ce une figure de cette gestuelle qui est mon rapport articulé au monde. Le monde que je sens et moi que je sens, quoique la limite soit fine, n’existe pas. Prendre la mesure crée l’espace ou cette ligne constructiviste va se déployer, me permettre d’habiter, tracer une ligne dans l’Univers, y plaquer des surfaces, un plan vitré et une couleur, élégante qui va venir renforcer le rapport. Tout ceci nécessite une conscience, une détermination à trouver où glisser la pensée, entre le monde et le mouvement, qui provient d’un plan de soi, incliné. L’inclination amène à instituer une perspective, sur cet échafaudage simple une succession de position, de développement d’une attitude propre à accéder à tous les moments de vie , mieux à les accueillir, les laissant advenir à un bien être qui dépasse les états provisoires et les étend. Cette façon d’être au monde est favorisé par les éléments qui entourent, je pense à l’eau, je pense à cette énergie verte , à ces ronds qui parsèment le bâti et rétablissent l’excès de mur, de taille. A la vérité, je préfère encore l’idée du beau ciel étoilé aménagé, une maison à ciel ouvert, en quelque sorte, ramenant au calme du camps dans le désert. Le buisson et la fleur en sont des agréments, un filet d’eau signifie la marche du temps et l’aspect dérisoire de vouloir bâtir.

Dans la levée des Lunes je vois des grues quand elles se déplient
nous marchons sur le pont toutes la soie enveloppant la nuit
ton visage et la lune sur l’eau du ciel doucement ce berceau