biotz-begietan*

© L S 2003

au détour de ta vie

comme une porte ouverte

les mots se bousculent et passent

dis que donnes tu pour que l’on s’arrête

t’es tu demandé pourquoi les pas s’accélèrent

de la fontaine offres tu l’eau de fraîcheur au voyageur

tes mots sont ils droits et amples comme le ruisseau

disent ils assez le bon jour le soleil et l’ombre

ta main doit être franche et le mot simple

les grands murs et les poutres solides

le monde y perce par les ouvertures

l’eau infuse dans le rond de terre

le confort dit assez le repos

le banc se mèle au chant

dans l’arbre l’oiseau

sourires à venir

va le chemin

apaisé

©L S

© L S 2005

*biotz-begietan, « dans le coeur et dans les yeux » de Lizardi, poète basque -(B.Atxaga, le fils de l’accordéonniste , christian Bourgois, 2007)

biotz begietan , (dans le coeur et dans les yeux) est le frère de mon l’oeil au coeur , ces hasards me rendent heureux et sont comme des signes sur le chemin, une sympathie profonde que l’instinct perçoit ou plutot des trou d’eau , des cactus qui permettent à la soif de s’épancher et indique le chemin à suivre … témoin aussi l’incompréhension dont souvent je suis l’objet et qui là se fond en unha apperta !.

le songe

© L S, l’appel de la terre 1996

le songe

© L S, l’appel de la terre 1996

caballo

traces pourpres reluisent dans le jet de la mémoire , s’enchaine dans une perception du mouvement , le rythme ne calme pas l’attente , il remonte le temps et frappe la terre comme un retour en retombée danse et piétinement , tu te prête à la vitesse , aux ailes de glaise le roc dur est envolé , la brisée de rive en rive , le pas est accordé à l’oiseau, le vert terre remémore, ce vent ondé raconte l’exode et le rêve de puissance, accroché à l’euphorie du dépassement

© L S, 2007, caballo


caballo, pelisse le vent à dos de jambes chamanes

os sur roc
les montagnes dévallent en fracas le hennir
et gémir la queue en éclair comme zèbre

je me souviens cul sur dos je défiant la beauté à dos d’étalon la folie stellaire et les constellations muscle comme avalanche c’est le galop une transe ou perce à ruade la montagne dans l’oeil complice on croit enfin voir , la force en rut se prête se passe en une alliance aller entre ciel ailé et le poumon en globe le monde en un trait enfin perçu

c’est la foudre qui répond

le cheval lui te regarde , étonné

surhomme qui se laisse dépecer par le feu, aveuglé

transpercé , sang lance

à terre, pour ce qui n’est qu’un jeu , hors de portée


© éric Chauché, pottok

Pottok , autre nom offert à la fierté millénaire l’herbe semble crier un accord et la laine recouvre comme steppe les montagnes, la vie libre se décide en galop et apaise le temps humer l’air humide brume pour ainsi dire l’herbage est prélude au jambage , je tremble de l’écho du tonnerre et orage la mesure de la vastitude où paître , le Temps , sans prise décline et l’oeil conte l’auvent d’une forêt qui sans entrave se choisit lieu de broussaille comme hêtre

chamaille ton rire plissé tissé

nir

fendre doux le sourire l’ironie sur-homme dans le vertical

est-ce baiser de sel simulacre au crin à galop fou sur la terre sans fin

c’est du fond des âges les os brandissent disent le son
résonne sur la peau

le bois de rose se pousse en creux

les enclos de tâches ocre nef et noeuds

crinière rousse comme femme

cheveux caballe, grive houle, poivre grêle

et l’allure haute cède devant l’abrasif d’une nuit de foudre

est ce baiser ou bocage libre déserre la terre sans faim

© L S peau, 2003

et un jour à Sligo, l’herbe étendue en plaine sur la pierre qui concassée en murets te faisait une robe tachetée comme un parquet de fleurs , ambre violette car le ciel illuminé en cavalcade grise renvoie cette illusion d’une peau tendue si douce et si rugueuse, tourbe hagarde, lumineuses efflorescences les nuages prouvent que l’air dévale comme cheval ivre et enroule le monde en manteau l’ire au vent.


© L S peau, 2003
remerciements : César Aira, un épisode dans la vie du peintre voyageur, © andré Dimanche
éric Chauché, Euskadi, © UMEA

caballo

traces pourpres reluisent dans le jet de la mémoire , s’enchaine dans une perception du mouvement , le rythme ne calme pas l’attente , il remonte le temps et frappe la terre comme un retour en retombée danse et piétinement , tu te prête à la vitesse , aux ailes de glaise le roc dur est envolé , la brisée de rive en rive , le pas est accordé à l’oiseau, le vert terre remémore, ce vent ondé raconte l’exode et le rêve de puissance, accroché à l’euphorie du dépassement

© L S, 2007, caballo


caballo, pelisse le vent à dos de jambes chamanes

os sur roc
les montagnes dévallent en fracas le hennir
et gémir la queue en éclair comme zèbre

je me souviens cul sur dos je défiant la beauté à dos d’étalon la folie stellaire et les constellations muscle comme avalanche c’est le galop une transe ou perce à ruade la montagne dans l’oeil complice on croit enfin voir , la force en rut se prête se passe en une alliance aller entre ciel ailé et le poumon en globe le monde en un trait enfin perçu

c’est la foudre qui répond

le cheval lui te regarde , étonné

surhomme qui se laisse dépecer par le feu, aveuglé

transpercé , sang lance

à terre, pour ce qui n’est qu’un jeu , hors de portée


© éric Chauché, pottok

Pottok , autre nom offert à la fierté millénaire l’herbe semble crier un accord et la laine recouvre comme steppe les montagnes, la vie libre se décide en galop et apaise le temps humer l’air humide brume pour ainsi dire l’herbage est prélude au jambage , je tremble de l’écho du tonnerre et orage la mesure de la vastitude où paître , le Temps , sans prise décline et l’oeil conte l’auvent d’une forêt qui sans entrave se choisit lieu de broussaille comme hêtre

chamaille ton rire plissé tissé

nir

fendre doux le sourire l’ironie sur-homme dans le vertical

est-ce baiser de sel simulacre au crin à galop fou sur la terre sans fin

c’est du fond des âges les os brandissent disent le son
résonne sur la peau

le bois de rose se pousse en creux

les enclos de tâches ocre nef et noeuds

crinière rousse comme femme

cheveux caballe, grive houle, poivre grêle

et l’allure haute cède devant l’abrasif d’une nuit de foudre

est ce baiser ou bocage libre déserre la terre sans faim

© L S peau, 2003

et un jour à Sligo, l’herbe étendue en plaine sur la pierre qui concassée en murets te faisait une robe tachetée comme un parquet de fleurs , ambre violette car le ciel illuminé en cavalcade grise renvoie cette illusion d’une peau tendue si douce et si rugueuse, tourbe hagarde, lumineuses efflorescences les nuages prouvent que l’air dévale comme cheval ivre et enroule le monde en manteau l’ire au vent.


© L S peau, 2003

remerciements : César Aira, un épisode dans la vie du peintre voyageur, © andré Dimanche
éric Chauché, Euskadi, © UMEA

nuages, fleurs du ciel clair

Cathy Jordan: Vocals, Bodhran and Bones

Cathy Jordan

Cathy is a native of Scramogue, Country Roscommon now living in Sligo. Her love for traditional singing was instilled at an early age especially by her father. Cathy began singing publicly at all kind of Feiseanna and concerts as a child. In later years she took to performing a wide range of material as a solo performer in the midlands. In the summer of 1990 Cathy met informally with Dervish and was shortly afterwards asked to join the band.
Her performances with Dervish have thrilled audiences and sparked off attention right across the board. It is no exaggeration to say that Cathy is regarded as one of the finest traditional singers in Ireland today.

http://www.dervish.ie/

http://www.rambles.net/dervish.html

nuages, fleurs du ciel clair

Cathy Jordan: Vocals, Bodhran and Bones

Cathy Jordan

Cathy is a native of Scramogue, Country Roscommon now living in Sligo. Her love for traditional singing was instilled at an early age especially by her father. Cathy began singing publicly at all kind of Feiseanna and concerts as a child. In later years she took to performing a wide range of material as a solo performer in the midlands. In the summer of 1990 Cathy met informally with Dervish and was shortly afterwards asked to join the band.

Her performances with Dervish have thrilled audiences and sparked off attention right across the board. It is no exaggeration to say that Cathy is regarded as one of the finest traditional singers in Ireland today.

http://www.dervish.ie/

http://www.rambles.net/dervish.html

tierra sin mal

Raul Barboza*sur esprits nomades

« Chaque fois que sortent de mon accordéon les notes d’une mélodie, ce n’est pas seulement d’une mélodie dont il s’agit. C’est comme s’il s’agissait du début d’une histoire, un silence est comme une respiration, un repos…, un accord peut exprimer un sentiment d’amour ou de peur. De mes ancêtres j’ai appris à faire en sorte que l’accordéon devienne la continuation de mon esprit qui n’utiliserait pas la parole comme moyen d’expression. De mes ancêtres j’ai aussi appris à écouter les diverses voix de la nature : le chant des oiseaux, le galop des animaux, le souffle du vent, les trains qui passent dans leurs fumées et qui soufflent en grimpant les pentes, des foules qui bruissent et rient…  »
© esprits nomades


tierra sin mal

Raul Barboza*sur esprits nomades

« Chaque fois que sortent de mon accordéon les notes d’une mélodie, ce n’est pas seulement d’une mélodie dont il s’agit. C’est comme s’il s’agissait du début d’une histoire, un silence est comme une respiration, un repos…, un accord peut exprimer un sentiment d’amour ou de peur. De mes ancêtres j’ai appris à faire en sorte que l’accordéon devienne la continuation de mon esprit qui n’utiliserait pas la parole comme moyen d’expression. De mes ancêtres j’ai aussi appris à écouter les diverses voix de la nature : le chant des oiseaux, le galop des animaux, le souffle du vent, les trains qui passent dans leurs fumées et qui soufflent en grimpant les pentes, des foules qui bruissent et rient… « 

© esprits nomades


champs

pas aussi puissant que ceux de Joan Mitchell bien sur , des aquarelles études qui tentent des percées quasi-figuratives, envie de les revoir

© L S, champs 2004

© L S, champs 2004

© L S, champs 2004