je me laisse aller à la chaleur
dans le sac plastic
bon heur mal heur U meurt
et paf le sac plastique ramasse
pas de coté
j’allonge le cou
et courbé j’ésther nue
et timidement
propulsant
paleofolia
s’il faut fébrile
un bruit de parole
le battement
papille
le on de nos langues
affolé
la toux de nos bras
s’arrêter écouter poursuivre nous reboussole
et de fil en fil
un ricochet
parole chuchotée
craie
un navire accoste
détonne étonne tonne
et nous nous enflons
libellule
ventre
en nous même
et nous libérons
moustique
une envie
le mot notre et le regard autre rêve temps l’un à l’autre
et nous pousse ce qui nous
pousse
est donné
nous pousse à
vouloir
donner
à son
au tour
du mouvement rompt l’immobilité
nous germe
logique spermatique
s’il en est l’
« oeil
tend
le
bras
traverse le hasard
il est de notre responsabilité d’acheter les livres…. et de les faire circuler, j’allais dire exister, en les arrachant au néant commercial et les lisant de toutes les façons possible, les propulsant
cela est vrai de tout ce qui compte,
et nous nous libérons une envie, de notre regard autre on aperçoit soudain une chose qui se met à rêver, le geste est prêt, de l’un à l’autre, la parole émise germe même dans le pas même de nos rues
et timidement
propulsant
paleofolia
s’il le faut fébrile
un bruit de parole
le battement
papille
le on de nos langues
affolé
la toux de nos bras
s’arrêter écouter poursuivre nous reboussole
et de fil en fil
un ricochet
parole chuchotée
craie
un navire accoste
détonne étonne tonne
et nous nous enflons
libellule
ventre
en nous même
et nous libérons
moustique
une envie
le mot notre et le regard autre rêve temps l’un à l’autre
et nous pousse ce qui nous
pousse
est donné
nous pousse à
vouloir
donner
à son
au tour
du mouvement rompt l’immobilité
nous germe
logique spermatique
s’il en est l’
« oeil
tend
le
bras
traverse le hasard
trouble
une lampée dans la nuit la pleine lune
les deux faces s’accordent et se débattent, du ventre désempare le cri à l’obscurité
au noir le vent dans le blanc le désespoir d’aimer
se sentir comme jetant à la nuit la lumière blanche
comme nu mon angoisse et mon attente les yeux
trou
ma respiration rejette de ma vacuité dans la vacuité
de parole jetée à la nuit, d »ébut d’envie l’en vie à l’eau,
au moins reste la garde de l’entière liberté
et solitaire, me vient la taille de loup
la trace le signe la forêt dans l’abri et vertige à l’aplomb
la roche
après le full reste la trace
l’empreinte baigne l’entier
tanière
de l’être même après le reflux;
quand il ne reste plus qu’un trou gronde la poussée dans le ventre
oui
chien fidèle qui regarde la mer
belle !
rabattue de ma queue à mes oreilles
de ma langue que tu ne vois pas
de mes yeux qui prennent le tout de l’eau
l’univers tranche d’avec moi par le bleu
le fauve de mes pattes à mon museau
le noir de mon corps et le brillant
l’ampleur du monde et la surface
étale de mes yeux à toi le tout
de la présence à l’absence de la force à la droiture
la contemplation un prélude pourrait se déchainer
la mer prête à recevoir
l’immensité
une ligne d’horizon un signe à la surface
des traces de pas sur la plage mènent à moi
ou moi à toi où je me jette
bleu force delta, lagune de mon
feu de mon pelage
mixe de feu uni à la cendre de ce qui s’enfuit
et reste à jamais que l’air retient dans mes poils
feuilles de l’ombre et roches de l’eau
tremblement de l’inaccessible
un souffle de l’eau cristal retient ce que j’ai aimé
laisse s’évanouir là ce que le monde rugit
les traces du chemin sous mon pied s’affaissent
où mon pied qui rejette ce qui l’ a rejeté
flux du reflux
il est temps
de revenir à soi
laisser la vague revenir repartir
le sable retenir les songes de l’écume
les bris du vent le remous du profond
moi chien sur la plage j’attends de l’océan ce que j’y vois
du ciel ce qui m’exalte
le feu aléatoire la vase les cadavres des ans
tremblement
fébrilité la fidélité ou l’affolement
iode et corrode
je reste fidèle à ce que j’ai retenu et ne retient pas
trouble
une lampée dans la pleine lune
au noir le vent
dans le blanc
le désespoir d’aimer
se sentir
comme jetant
à la nuit
la lumière blanche
comme nue
mon angoisse
et
mon attente
les yeux
trou
ma respiration rejette
de ma vacuité dans la vacuité
la parole jetée à la nuit
l’en vie re garde à l’eau
et solitaire taille la taille de loup
la trace
le signe
la forêt
dans l’abri
la roche
après le full reste la trace
l’empreinte baigne l’entier
tanière
de l’être même après l’après
quand il ne reste plus qu’un trou
gronde la poussée dans le ventre
quand après un tel rêve il se réveille , ;;; éberlué et tiraillé les flancs à l’air tels des outres gonflées du sentiment qui fait flotter, voguer, planer ;;;; , le corps dans un désordre d’orage la tornade dans son esprit lui crie – quoi comme un choc perpétuel qui dure qui creuse qui malmène le présent,
unique il en est tendu, plein, il en est en rage en nage en cage,
il n’y peut rien, il faut le voir sur la rive à chercher, pourtant la chaleur en lui continue, une vague sans fin ne peut avoir de fin, un vent de panique qui ranime les braises éteinte, même au creux de l’hiver dans son ventre, la prostate ou son dru,
dans sa douceur quand de nouveau il rêve,
il marche en pensant il dessine les signes les vides en pensant au plein les ondulations des yeux les insaisissables des cheveux, les poils des jambes
le plein de son cœur entasse elle seule cette envie de courir courir courir et ne pas s’arrêter et se jeter dans le vide, perdu
le vide c’est la vie, c’est le tout
il pense à ce jardin qu’ils ont vécus, un jardin où tout pousse, tout ce qui est bon , des chardons pour les ânes et des graines pour les oiseaux, des arbres et des pousses et des prairies et des vallées et des montagnes qui surplombent, des nuages qui noirs qui gris qui blancs qui roses qui rouge accorde le vert et la terre, la terre c’est là qu’ils se sont rencontrés, c’est là qu’il est assis et qu’il pense, regarde avec tendresse ce qui pousse dans ce terreau de tristesse pourtant, ce jardin il n’est qu’un jardin et c’est le sien puisqu’il y est assis parce qu’il sait que tous les jardins ressemblent à ce jardin, le sien, le centre
il sait qu’en dehors les sourires et les rires, les pitreries, les ronchonnement, les calmes et les colères, il sait qu’en dehors il y a tout ça il pourrait dessiner une forêt, un jeu dont elle est le centre, qu’elle anime, des vents doux des bises des sirroccos et des blizzards, des brises, des tournoiement de l’air, qui laissent lisses
il se dit , tous ces mots alors qu’il n’y en a qu’un mais le dire c’est trop dire, alors ne rien dire ou divaguer , son esprit ressemble au torrent,
il sait qu’il est seul au jardin, qu’en dehors il ne sait plus, ne peut que deviner penser suspecter,
il sait qu’il est seul, qu’il est dans son jardin, que tout ce qui pousse lui arrache un sourire, qu’il ne peut sortir, il ne veut pas sortir,
dehors ne veut rien dire
seul dedans
mais comment animer, sortir de sa méditation, jardiner, se mettre à danser à frapper le sol en riant, un rire qui cache un pleur qui est l’ombre de la douceur, il se met sous la branche de l’hêtre il n’a besoin de rien car il sait,
il n’en bougera pas