nu blanc

trouble

une lampée dans la nuit la pleine lune

les deux faces s’accordent et se débattent, du ventre désempare le cri à l’obscurité

au noir le vent  dans le blanc le désespoir d’aimer
se sentir comme jetant à la nuit la lumière blanche

comme nu mon angoisse et mon attente les yeux
trou
ma respiration rejette    de ma vacuité dans la vacuité

de parole jetée à la nuit, d »ébut d’envie l’en vie  à l’eau,
au moins reste la garde de l’entière liberté

et solitaire, me vient la taille de loup

la trace le signe  la forêt dans l’abri et vertige à l’aplomb
la roche
après le full  reste  la trace
l’empreinte baigne l’entier
tanière
de l’être même après le reflux;

quand il ne reste plus qu’un trou gronde la poussée dans le ventre

* le loup : Canis lupus a bénéficié, il y a longtemps, d’une bonne réputation: figure fondatrice des peuples romain, turc et mongole, mais aussi vénéré par les Egyptiens comme le conducteur des âmes, celui qui mène de l’ombre à la lumière, le loup a su inspirer les sociétés antiques. Mais, par un lent glissement, le loup est devenu la Bête, la gueule de l’enfer, un monstre assoiffé de sang qui mange l’homme et déguste vicieusement les nouveaux-nés. Les naturalistes peu éclairés du XVIIIe siècle l’ont même classé «chien imparfait», son pendant obscur et démoniaque.
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3 réflexions sur « nu blanc »

  1. « La trace le signe dans l’abri et vertige… »

    J’ai gravi quelque sommet à mains nues dans le Massif du Mont Blanc… 4000 mètres ! j’étais encore très jeune… ce qui me permettait d’oser cette confrontation à la réalité vibrante… l’écho de la pierre est demeuré inscrit en moi…

    N’oublie pas Lambert, toujours le corps détaché de la paroi et trois point d’appui… NE TE RETOURNE SURTOUT PAS !!! Regarde là où tes yeux voient la prise suivante… et jamais plus haut… jamais plus bas…

    Définir la distance juste entre soi et… tout le reste mis en ambiance, en actuation…

    Ces mots-là ne sont ni compliqués, ni complexes… ils permettent de « grimper »… d’accéder « En haut du chemin… »

    Le sommet, si nous devons l’atteindre, c’est un cadeau cosmique qui nous est offert par surcroit d’espérance si nous sommes « vrais » en cheminant !

    Tes mots semblent dialoguer avec mon élan de vie vivante en lutte contre mon lymphome hodgquinien… mais c’est inscrit dans l’immédiateté d’un ressenti que je ne souhaite pas intellectualiser… ni même poétiser… c’est un point de rencontre, une prise ni plus ni moins… délivrée au toucher de nos « granités » respectifs…

    Marie-Christine

    Marie-Christine

  2. Les fautes d’orthographe font partie du chemin…
    Et nous pouvons toujours les corriger… ainsi :

    … trois pointS d’appui… En réalité, il n’y aura jamais qu’un seul point d’appui : soi-même.

    … hodgquinien… mais non : hodgkinien… l’intrus dont je ne souhaite pas mémoriser les lettres mortelles…

    En fait, nos fautes d’orthographe sont symptomatiques d’un hic… qui stigmatise l’effort à poursuivre…

    Je te l’accorde, ça, c’est compliqué !

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