Je t’aime quand sur ta peau remonte la noirceur les rides de l’ébène l’éveil sculpte Reine de Saba ma bien aimée la plainte de tes cheveux Tes yeux le cri des sources du Nil dans les lacs les yeux de l’arbre cru la nuit quelle est sa propre couleur ? sur les collines montantLire la suite « vers le soir »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
carnets
‘de mes carnets) couleur orange Est-ce le désespoir ? l’incompréhension de ne pas la sentir vibrer sous son corps les étoiles pourtant m’ignoraient tout à ma colère les étoiles même sombrent je suis défait c’est une manière d’avancer exister un pied un mot l’un devant l’autre il y a des foisLire la suite « carnets »
un rameau
un rameau d’olivier dans la noirceur ton regard contournant l’angle subitement préoccupée de dépoter le pot et ranimer le feu un courant d’air à attisé ma flamme fort à faire dans la brise de l’hiver quand en courant je remontais le Capitole farcissant l’oie que de nous la lave eut englouti la diphtongue épanouie àLire la suite « un rameau »
invitant à la marche
allant du plus suave à ton excavation par les chemins offerts au vide survoler les ombres parallèles du contrefort sans omettre l’adoucissement grave un calame pour seul vaisseau les voiles tendues de la pierre et les cheminements des sables gravir les graviers les pas allant des enlacements de l’un à l’unLire la suite « invitant à la marche »
à soi hors de soi
près de toi être ce grand calme la lumière silence ou musique le corps ce visage sans bords éblouissantes étendues l’esprit
mauve brune
habiter ici ne veut rien dire j’aime l’or de ses collines l’arbre brûlé le fil de vent si fléchir la terre surgissant la rumeur chaume et genêts ce terme du chemin si ma place s’inscrit en marchant balayant luisant bruissant le mauve des olives peau brune sous tonLire la suite « mauve brune »
le dessin est divination
j’aime tout ce que je mange de toi j’aime une ligne est beaucoup plus longue qu’une ligne même quand elle n’est pas décomposée en petits bouts reste un gout de froid je mange tout ce que ce que j’aime de toi je vois ce froid dans le froid dans l’argile j’aime aspirer le four jeLire la suite « le dessin est divination »
afinité
river le clou avec force un poing sur le fer un mot eut suffit à étayer la possibilité entrevoir les étendues couches étalées dans le mot eut il fallut finir avoir la clairvoyance et éviter la chute finalement être fidèle qu’est ce que cela veut dire garder le miracle bien en vue leLire la suite « afinité »
bée pour un paysage
je pense à ces fragiles montures de paille à ces figures tressées d’herbe ces signes de l’impermanence et de la fragilité tu y rappelles constamment consciente que rien ne dure que le bonheur n’est jamais sûr et que broie le destin sur nous la tristesse et le monde comme des grappes trop lourdes à porterLire la suite « bée pour un paysage »
quand il eut fallut saturer
Mandala sur la butte arrivé à ce contournement en sandale je semble parler vite et à qui cette adresse si ce n’est à toi de toujours le feu cherchant l’arbre qui le nourrit une sève qui ne pleure pas mais surgit dans l’élévation pourquoi suis je ici dans ce lieu si éloigné ? pourquoi teLire la suite « quand il eut fallut saturer »