Quand prélat, à sept amants ce vieux aux trois maitresses la sortent de la mort l’irrespirable du nu son corps de bois germé au gout qui ne salive élégances de sa bouche dictés par lui les mots ont hérité du froid Moi sur le seuil au gel de l’hiver
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
l’oublieuse
Dans sa maison maquillée comme un crime se prenant pour un Oued des pierres oublieuses de l’eau planche cloutée son corps bée comme une entaille un cep sec torture de jour nouée vers l’est l’escapade des étoiles dans les miroirs à la générosité de la nuit l’aube à la grande fenêtre parle du jour lamentoLire la suite « l’oublieuse »
Le rival qui rit
Creux dans le thorax Le rival Taille un violon Les nervures libère les saillies Perce la sève La nuque Remonte la langue sur les pointes de la feuille L’archet arqué Et la bombance lors de l’irruption des corps Sillonne Le long du fleuve nues sèchent les écorces Une vieille la dent dure CracheLire la suite « Le rival qui rit »
L’ombre des grands arbres C’est le pays qui s’éprend de la touffeur La douleur figée dans l’attente L’ile a changé de visage Pierre forêt rivière, flots, océan terre et plantes Vertus la mort la maladie – le sexe et la langueur Mots un taillis a surgi de la forêt Les fils inextricables L’œil a renoncéLire la suite
d’orage
La beauté de ton regard quand la douleur revient de loin comme de la remontée d’un puits les eaux troubles filant entre les mailles tes yeux le seuil des larmes sans qu’ils ne pleurent dessinée sur la main la flamme et le lointain l’épine ramenée du lieu de l’orage le noirLire la suite « d’orage »
retours
Le cyprès clos près de l’olivier lumière noire face à celle claire diffuse Une tourterelle vient en planant se poser sur le gravier ailes du vent La figure est de voir « la femme qui t’a poussé à ce voyage » j’ai lu femme quand il y avait forme est-ce une équivalence ?Lire la suite « retours »
réveil
Il importe de se réveiller comme un homme l’oiseau sur mon épaule ne peut être une poule si elle pond sur le front plutôt que posée sur un rameau est-ce une colombe ? le tenant dans le bec je dirai que c’est un moineau ses plumes ne sont pas d’une toge maisLire la suite « réveil »
Nuit
Je pourrai comme un sanglier mourir là dans mon sang les arbustes et les fleurs tâchés de mes poèmes les étoiles étrangères et la lune compatissante Nuit sans que rien ne te trouble toi qui ne me lit pas
Tabulaire
une succession de heurts rend clair la venue du visible le bord de la table soudain clair étonne la lumière détourne de l’obscur les angles sans flammes des feux appuyés sur le vide il y faut ce sursaut ces sauts de l’écart le rebord des pensées si elles en ont s’arrêtent avant deLire la suite « Tabulaire »
Cardamome
Au levé du jour près de la source j’ai goutté à une datte, venant de loin je l’ai porté à la bouche, le grain comme une sauce, le laurier de ta peau alors de ma langue j’ai caressé la nuque, douce et suave comme le fruit, fards des gorges de soleil, tes bras muets deLire la suite « Cardamome »