La route comme une pelote libère au hasard des herbes alors en chemin sur une butte regarder les vaches s’extasier l’alouette survenant ? Sur un cahier je me moque contrefaisant les branches de l’arbre trop parfait puisqu’il existe seul le vent le détend Ou peut être la chouette la nuit ou le jour la vache,Lire la suite « Bosquet brusqué »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
routard
La route comme une pelote se libère au hasard des herbes alors en chemin sur une butte regarder les vaches ou l’alouette railler sur un cahier je me moque contrefaisant les branches de l’arbre trop parfait puisqu’il existe et que seul le vent le détend, divertissant ou peut être la chouette, ou la vache hilareLire la suite « routard »
Souvenir d’un lieu cher
Un élan quand couvre une ineffable douceur je veux parler de la neige de ce recouvrement subtil des toits des champs à perte de vue mon attention est grise et glisse cherche à effacer les prises d’une impulsion à sa simple expression et pensant à ce toujours que j’avais perçu sur le seuil cet inouïLire la suite « Souvenir d’un lieu cher »
mot de traine
De ces mots de peu qui filent comme un traineau sur la glace qu’est ce un mot de traine ? si ce n’est un allongement de l’espace qui se dilue dans les brumes matin de neige où le linceul de l’humidité semble se figer au contraire de la pluie ou de la neige ou laLire la suite « mot de traine »
rémision
Mais je te sais aussi dans le ruisseau des poètes, je te sens dans l’intimité qui remonte des affres du grand roman russe, toutes les lames ramenées sont taillées aux poils du feu si mince que flambent les torches levées pour éclairer les phrases, les veines saillantes de tes mains sont dessin à laLire la suite « rémision »
L’ombre des grands arbres (2)
Dans la coque une décoction rouge L’altitude nonchalante d’une meurtrière Tombereau des pirogues renversées De la coulée de l’écho l’or sombre Sur les épaules un tissage répétant tous les motifs Fait peur aux enfants qui s’enfuient Recouvert d’une bouillie de mare le bois macéré Machette la tenaille épilatoire Le sang gicle sur le tronc ÉpingleLire la suite « L’ombre des grands arbres (2) »
Acceptant qu’il en fut ainsi au vide et que mieux valait les engelures et les imperfections du reflet interminable de l’eau
c’est assez
Et sans écart de style admettre Qu’il n’est plus possible de dire Ni d’envisager La figure au cœur de la tromperie S’agit t’il de sauver ? un filet d’eau, cette idée est tentante, la verser serait à ce prix et demanderait cet écart quand nierait l’obstination d’un axe astigmate La brutalité Lire la suite « c’est assez »
Et je dois faire le chemin de l’envahissement par l’amour à ce vide qui me laisse désemparé et rompu Passant de l’autre coté et retrouvant la chaleur, la lumière réconfortante de l’en avant
te lécher si tu es dans le plat
il faut être dans le rythme il ne faut pas chercher embrasser ou sinon fermer les lèvres savant mais s’en remettre aux marées s’inspirer de la structure atomique au creux de la vague et penser au sable en un mot s’inspirer et être couleur quand bien même celle qui la détient est une grande négationLire la suite « te lécher si tu es dans le plat »