Rêve nordique

dans la nuit blanche

sur le sentier la neige

par endroit par ailleurs

un promontoire

l’épaisseur enrayée

la-bas un bruit de scie

des suites de petits pas

la brume givrée

un cabane une halte

l’arbre à découvert

les feuilles le tronc

comme un fin souvenir

de la neige d’un fin

duvet de glace

de givre la nuit

sans que rien ne rode

Souvenir d’un lieu cher

Un élan quand couvre une ineffable douceur

je veux parler de la neige

de ce recouvrement subtil des toits

des champs à perte de vue mon attention est grise et glisse

cherche à effacer les prises d’une impulsion à sa simple expression

et pensant à ce toujours que j’avais perçu sur le seuil

cet inouï quand le matin attend le soir et que la blancheur s’allie à la nuit

à l’oblique une avancée dont on ne viendrait jamais à bout

 

Une caisse de bois vide

l’inopérant des larmes

 

Dont il ne reste que l’intention

nocturne

la terre aspirée le rouge sanglot et la mâtinée triste emmaillotée dans le blanc

désarticulé

sur les toits un homme s’est lâché.

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