L’ombre des grands arbres (2)

Dans la coque une décoction rouge

L’altitude nonchalante d’une meurtrière

Tombereau des pirogues renversées

De la coulée de l’écho l’or sombre

Sur les épaules un tissage répétant tous les motifs

Fait peur aux enfants qui s’enfuient

Recouvert d’une bouillie de mare le bois macéré

Machette la tenaille épilatoire

Le sang gicle sur le tronc

Épingle sur la lumière

L’eau déshabille la vie

Sur les crochets du fer

les ventailles et l’eau

Faut il demander pourquoi l’étau broie

Cerf débusque où les sentes mènent

Par les chemins à dos d’âne la route louvoie

Quand tout est détruit la mort invite

L’inséparable de l’âme à la vie

Au creux de l’orbite une salive où perdre

Sur le visage le nœud de l’aspic comme un bras

Poison si enchante la carpe en une mélodie simple

Poisson dans le fleuve le ventre à l’air

Poisson quand crève

N’est autre vie qu’une vie disloquée

Une faim

Que l’arbre aux fourmis

A force d’application

On peut finir par s’animer seul

Le sol sous la chevelure tremble

Sous la coiffe de l’air libre

La queue d’un serpent

Braille les anneaux clinquants du venin ce qu’elle porte

A ses oreilles

Longe le fleuve songe la moiteur

Dans la gorge l’ inconvenance déploie et monte

Descendant ascendant à l’aplomb d’une vase

Dans cet allant du fleuve

Une barque chargée des cadavres

En guise de représailles le reflet d’un œil

Inlassablement noué

L’eau rousse écarte le filet

Comme les écailles d’un saurien la gueule du visible happe et tue

déshydrate ce qui a été langue

Certifie que cela aurait été

Soleil ne peut que pourrir sans se refléter

Échec d’une quête que la foison gagne

le chant s’éteint dans un beuglant entre les jambes écartées

ce vif sur la voie

Quatre branches abritent les saints

Deux palmes les recouvrent

Si une porte entrouverte entre

sur le chemin les pleurs sur la ville il pleut des coulées

La boue mort-née renonce à sécher

Prise dans la gueule des draps l’incertitude l’Amour est la monnaie d’échange

Comme un vautour plane

L’odeur

Dans les rets des plantes les serres d’une antidote

Les anticorps des vies saines qui doivent le demeurer

Les chambres s’esquivent des chants des départs

S’emplissent de motets

Réponse

Une corde attachée où les pas ont tenté de piétiner le cercle à rebours

Les filles dans le dortoir des promises le vacarme va les chevaucher

Vers ce jardin ou lignes et forêts plongent dans une architecture tonale

L’océan ce jardinier arrose des arbres qui fuient

Embruns de la pluie le jet et l’eau stagnent dans la fontaine

Y habitent et la science ancienne des plantes et la langue

Passe la peau vieille qui assise brille sur l’or

Dans l’outre verse à l’eau vive l’air que les tambours portent

la robe blanche l’éternelle bonne volonté de l’eau

le sens d’un battement et le sons des cloches

Sur le chemin passe.

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