Il faudrait, sans raconter puisque raconter éloigne dire que j’étais sur la place Zoom persan où il y aurait un marché allaitant des gens pleins de bruit causant couleurs alléchantes de fait léchaient lapaient sanglotaient le chaland tripotait des choses pour rien, chose ne veut pas dire grand chose, sur laLire la suite « Persan »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
Moment
Pente qui ne mène qu’à stable sans être fixe nous a amené là ce n’est pas un endroit sans être purement un état signifie un éclat du moment dans le mouvement
Poème
Deux allongent un pas bien majorquin Deux si sont tout seuls au monde Nagent au bassin d’amourachement Deux feuilles hirsutes de pluie rouge Veine qui brûle deux feux sur la pluie Grelots d’eau résonnent à ventre joie Deux pas pressés aboient s’enlaçant Deux fous élus viennent de s’élancer
Dénoter
J’ai quitté une terrasse pour des lacets de collines. Une terrasse dans une maison, ou attenante, j’aimais y vivre. J’y avais planté un bananier, je l’avais laissé dans le pot. Il ne faisait pas d’ombre. Dans la colline, le chemin que j’emprunte est bon pour les chèvres, c’est un torrent et je me saigne auxLire la suite « Dénoter »
L’erreur veille
Pour ne pas dormir du sommeil du mort, dire ce qui vient à l’esprit avec la charge électrique de la baïonnette qui rentre dans le ventre, sans métaphore accompagner du cri ce mot qui monte et vient au lèvre, il se doit d’être juste. Qu’en sait on ? Un mot fait déclic, il éveille leLire la suite « L’erreur veille »
Basculement
Entrer dans une lumière prend possession, elle a un nom, un corps , Une âme , une brillance intérieure bâtie des murs où l’on peut voir Les vies non par l’occlusion seule mais la tension révèle deux tiges absolument amples d’espace contiennent le mouvement vers le mur qui brûle, il faut la suivre, de là,Lire la suite « Basculement »
Cela vient se poser. Dehors il y a des bruits et aucune dramaturgie. Les mots viennent à la bouche et se noient sous la langue. Le son dans la lumière traduit en terme de goût. Il y a les fruits que l’on coupe en fines lamelles comme la femme dans la cuisine tranche la racineLire la suite
Débrayer
Même quand je capte au vent, j’ai conscience qu’écrire est au delà de la description. Même le confort d’être accoudé ou lorsque je me gratte. Même quand je pose le pronom personnel et que je me situe dans le processus de la phrase établissant un point dans l’espace, je sais que je me trompe. OùLire la suite « Débrayer »
SeonGhi Bahk
Il ne s’agit pas de soi. Je m’arrête donc à un seuil exclu du connu. Je suis entré happé. Rentre dans un espace qui est blanc et donc est tout. M’applique à évacuer l’intention, le temps est la disponibilité, il n’y a pas encore de tension, l’espace est dans le prolongement de la fragmentation contemporaine.Lire la suite « SeonGhi Bahk »
Scintillation – Shen Congwen et sa femme Zhang Zhaohe
De l’index toucher et reposer l’étoile dans la paume, ou de l’œil, édifier et défiler le chemin de douceur ou tendre la soie d’un voyage ému, à travers les montagnes, rire et descendre les déserts et parler au temps. Le ciel dans le regard, j’aime le bloc dans la pensée de ceux que j’ai rencontréLire la suite « Scintillation – Shen Congwen et sa femme Zhang Zhaohe »