Quelque chose manque aux temps minutes qui s’emballent le constant ressassement du courant sur les galets les galets sont le quotidien une rapidité inaudible un gloussement une absence douce un toucher sur la peau danses endiablées une jupe courte de deux jambes fermes font succession de trémas longs et saccadés croire à une ligne continueLire la suite
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
doigt sur le déclencheur
Je suis retourné sur la colline pour dérouiller mes mollets une par une les bribes de peur crient et glissent sur le gravier les pelures d’incertitude se nouent dans ma silhouette les tourterelles je fais taire les sirènes les cordées d’ascenceur mes émois d’attaque ma cage thoracique jubilent je marche d’un pas sans précédent monLire la suite « doigt sur le déclencheur »
trou noué
Je suis le pieux dans la glaise que l’on traine ma tête et mes mains saignent dans l’orgie trou noué le cul nu l’étoupe dans les nuées Partons d’un postulat : je suis libre ou je me suis libéré Je reprend toutes les individualités qui ont creusé le sillon la pluie nous a aidé DansLire la suite « trou noué »
c’est une langue d’eau ramenant le sable de dessous l’or d’une goutte d’eau serait-ce : hypothèses La boucle de l’œil d’un cachalot la poche d’un volcan éteint les rides d’un Bouddha assoiffé Déposée sur la langue est la goutte et le mur d’une peau s’irrite une centaine de rêvesLire la suite
tanuki
Il suffit d’en être sûr, la certitude d’avoir raison est suffisante, privé de cet échappatoire, ce ne sont qu’automatismes qui annoncent la mort et la préfiguration du bagne des jours quand la chaine se fait de plus en plus longue et qu’elle pèse, chaque anneau le poids d’un superlatif , d’un conjonction autant dire uneLire la suite « tanuki »
yeux et lèvre mordue
rentré rapidement dans la pièce, pas fait attention au vivant sur le lit. Lorsque je me penchais pour l’interpeler, je vis du sang séché dans ses lèvres, incongru, ses yeux regardaient avec attention un coin de la pièce, je l’appelais, approchais mes yeux des siens, agressivement pour les capter, détourner leur direction, je vis qu’ilsLire la suite « yeux et lèvre mordue »
corps sans temps
sans temps attentive à la distance et soumise en cascade le corps sans prise ne repose sur rien
talons silencieux
Non que j’y prête attention mais ses haut talons et sa frange noire m’ont quand même fait de l’effet C’est dire qu’en fait j’y prête attention J’ai même été surpris par son parfum, aigre, acre, sans rapport avec un plat de crevette, ou alors crues plutôt que cuites dans un bain d’épice Elle a commencéLire la suite « talons silencieux »
101 bruits
Ce n’est pas que rien n’a d’importance ni que le bruit signale à son attention [des cents et des cents de petits bruits énervants sur la muqueuse des jours une éruption] | | | écoute le bruit des feuilles et du vent éprouvette éprouvante, sujet enfin sorti de la solution/l’équation dissolue absoute L’air plus libreLire la suite « 101 bruits »
Pie jonvole
Soudainement par la fenêtre fermée la pie dans l’air allers retours (entre Hébron et les branches de l’arbre déclament un refrain avant élagage agitent les mains qu’elles ont aux feuilles creusent une sortie, est-ce le lierre qui grimpe aux murs ? les barbus laids la pie danse pardessus bleu se pose sur le auventLire la suite « Pie jonvole »