Ramassé comme un serpent dans un panier le nœud se confond avec les fruits et les herbes posées un tapis assis est comme debout même si la nuit dehors Comme dans la rue l’étendue et même dans la boue ne la percevant pas les arbres de la forêt et les sourcils froncés suffisent à laLire la suite « quand la nuit hulule »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
ronron
je me sens comme à la spa, comme un toutou qui fait le beau , fais le beau et tu auras un sucre , non mais quel toupet moi qui aspire aux grands espaces à mordre les pattes des brebis et songeur ronger un os ; ah les rives de la mer et les nuagesLire la suite « ronron »
toits
Un livre est une maison, le toit des mots fait des branchages et entre les mots les sentiers, va vers la mer ou le lac papier de surface ou grain ce qui revient au même et le ciel sur le poil , de l’animal qui hante le lieu à la façon d’un dieu plus grandLire la suite « toits »
accoster
quand j’écris, est-ce d’envoyer comme une volée de mots à l’univers, à une galaxie disséminée comme les plantes sur la croute et lorsque j’écris, est ce me ramener à une phrase implicite à laquelle je me soumets les animaux le long de l’abreuvoir un affluent écrire est-ce le moyen de rejoindre ou est ce unLire la suite « accoster »
baleine
à bord de la chaloupe aller voir si la baleine crache toujours les jets demande de se frotter à l’océan la baleine a les couleurs de la cote dans la profondeur elle est la profondeur et surgir comme un salut n’est ce pas répondre au mystère ?
respondance
quand j’écris ma poésie vers toi c’est une correspondance, comme des lettres qui te sont destinées et qui te parviennent, où nous sommes deux ma voix te parvenant n’est plus véritablement mienne au contraire quand tu n’es pas là où que ma voix ne te parviens pas elle semble me revenir en écho et meLire la suite « respondance »
narrer
Le laisser dire cède la place au vouloir dire, seulement après l’avoir aguiché – c’est que l’eau a fini par couler et se laisse mener vers les parterres.
col
Lave de l’ombre une étendue du temps rassemblée dans la main potière, en suspension sans remblai l’eau au creux de la main est ouverte au col
le Temps
et cassent la ligne droite comme spirale et ondulant serpent d’eau, grondement comme la rivière et ramenant la beauté au creux des mains, souffle la langue comme une lueur, mouvante et reconnue. L’autre, célébrant l’incertain et la renaissance de la matière dans la forme, capte et délivre le geste dans la lampe, inscrivant les mouvementsLire la suite « le Temps »
guise d’intro
elliptique pointe des rythmes écriture et terre oindre l’or rare ponctue de traits gravés de points accumulés efface de gueules de bois de branchages laissées nues Les phrases volent éprises sur la surface comme sur la neige les pas gris ou les griffes des vieux graffitis Le calcul des sommes desLire la suite « guise d’intro »