Il devient évident comme autant de traces de sang que la chair en dessous est ouverte, la blessure ou la végétation anormale sur le corps témoigne qu’un traumatisme ou un accident à eu lieu. Il est simplement passé au travers d’une ouverture opérée sur la vie, émigré incessant et les aspérités l’ont réduit, il enLire la suite « Cap vert mon amour »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
La bienveillance
Maintenant, ça pèse sur notre dos et nous projette la face contre terre, les griffes enfoncées tellement fort qu’on ne les sens presque plus, seulement au réveil parfois, par comparaison , on se souvient et on note l’absence Alors qu’est ce qui nous pousse entre les cotes et le duvet chaud de la bienveillance cette ombreLire la suite « La bienveillance »
Ce fut d’abord un portrait
sans bruit elle dessine du plat de la main et attouche bruyamment … par exemple
Quand il tête
Par le fenêtre des jours cette excessive invasion de la lumière, il n’en devient pas aveugle et non qu’elle irradie, elle envahi avec douceur. D’où vient cette impression que le monde est lumineux. J’entends que chaque chose est auréolée, il y a comme un grand bain laiteux comme le sein d’une belle anglaise amante àLire la suite « Quand il tête »
Charbon
La vie incise ce n’est pas une musique mais un déchainement musculaire une entaille pour se dégager de la pression fuir vers l’horizon creuser un trou à l’écart de la pluie quelques arbres y poussent coques de noix qui s’ouvrent vie de l’homme La marque du temps se voit dans l’effroiLire la suite « Charbon »
mordre c’est
la phrase le python L’allure est impériale, avançant comme au rythme des claquements de mâchoire et l’endormissement qui la jappe. Dire se conforme à l’équivalence des éléments mis en perspective qui rassemblent, faste mouvant. Prend l’allure d’un grand python qui déroule, les os ou osselets coulent comme dans l’eau. A-t’on déjà vu une locution s’éleverLire la suite « mordre c’est »
la clairière
L’éclaircissement. Face à l’assaillement une seule clairière, la lame ou le pinceau, ni scribe ni sculpteur ni samurai poursuivant l’image sur les lianes sont-elles les lianes même, fibre de chanvre torsadé lui même se composant en une seule forme se pose partout où il n’y a pas d’accroche. Il n’y a pas de fin àLire la suite « la clairière »
septembre peut être
Un bouquet de fleurs fraichement cueillies, la viande qui fleurait bon le poisson trempe dans son jus. La radio suinte la mezzosoprane chante en français, Massenet peut être. On est loin de la rizière et des massacres de septembre la frise de pierre rejoue l’histoire à l’ombre du seul arbre, dehors le mur n’est qu’uneLire la suite « septembre peut être »
Le Papa du perroquet
La pluie se charge de la terre humide le solide reçoit mes pas comme une chique qui gicle et les oiseaux à croupeton préfèrent s’envoler plutôt que bêtement méditer. Il y a comme une ceinture de son dans les feuillages. On entend l’enclos d’une musique, la protestation des arbrisseaux, furets ou insectes difficile de distinguer, uneLire la suite « Le Papa du perroquet »
under the spotlights
A voir ses yeux, Elle n’est pas une fiction. je la vois me fixer comme une fournaise, un four, un petit four, sur le pallier du volcan, ça chauffe. Le pain d’épice dont on fait les fantasmes, la voir m’échauffe les sangs, pudique sous un faux air de biche tueuse, elle est l’anaconda étouffeuse deLire la suite « under the spotlights »