Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre… Bienvenue à Danielle Masson le temps d’un échange l’idée des vases communicants a été initiée par François Bon dont le but de se faire se rapprocher les écritures de nos blogs dans des échanges qui devaient sans doute créer une émulation et un foisonnement encore plus grand,Lire la suite « Vase communicants avec Danielle Masson »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Il parait que le sexe est l’endroit le plus odorant du corps et que certains n’embrassent pas car la bouche et les canines aussi voient de près la viande les exubérances du végétal la langue est plus douce l’amande et l’eau et la salive sont parents la cascade quand vu du pont j’écoute, je meursLire la suite
été sur la tombe de ma mère ai chanté les vivants et les morts ce jour là il n’a pas plu mais depuis qu’est-ce qu’il tombe et pour que les racines creusent dans la terre il y a les fleurs comme une épée et un caillou pour s’abimer les doigts sans bateau à l’ancre pourLire la suite
i went to see my mother’s grave and i thought about the living and the dead So it didn’t rain then and now it pours i saw roots and flowers dug deep into the earth like a sword i took a boat waiting at the anchor the wailing wind spelled the wordsLire la suite
Un échafaudage pour que l’ombre puisse s’y asseoir sujet au frottement et au déplacement – comme des couches frottant recouvrant la terre de bruns dont le gris constitue l’armature et laissant crisser les crayons inciser – les directions que les grandes entailles donnent à la toile Sur une liste accumulant les voyelles ou le départLire la suite
Rester dans un seul endroit me déprime penser qu’une vie n’a qu’une face qu’un seul visage est une pièce qui tourne en l’air et retombe par terre et je vois ton dos dans la distance se détourner quand je reste je vois un squelette qui me fait signe avant de sombrer dans les sables duLire la suite
ton corps mon corps jaillit l’étincelle déprimée de ces flancs est cet astre qui contredit la chute libre et l’aurore le jour boréal la flore est juvénile
Il y a plus le son de la furie les grelots de l’absence dans le brouillard il y a la macération des regards mort nés que j’ ai lancé quand ours blanc sur l’iceberg et toute la documentation in extenso la dérive des continent le trou d’ozone et la fonte des glaces un brisant etLire la suite
Pourquoi ne puis je plus faire venir sur la feuille une taupe quand ‘attends chez le coiffeur un terrier un renard des loutres et un canard la trajectoire de Magellan Youri Gagarine et le cri de jouissance de Louis sur Bassin st. une trompette une clarinette le phantasme le plus pur à l’heure du caféLire la suite
rêvé
La vie est devenue si étroite et le courant vers l’imaginaire a été coupé. cela fait comme un placage d’une image sur celle mouvante de mon corps sans image, mouvant émouvant une auto dans la distance. Penser ne parvient pas à faire naitre ces images, penser ne permet que d’allonger les pas et fixer leLire la suite « rêvé »