beach

beach , sur la plage le filet étendu la crête des eaux retourne le surf ,  le banquier à midi est allé se baigner, fi du plancton la sirène médusé, et la barre délibérément coule la chaloupe, ces naufragés du sort noyés sous la lagune, le zèle des douaniers quand la mer vers le soir s’est mise à trembler

le songe de la lumière

La baie est ouverte sur la lumière, elle irradie,

Ce sont toutes les lumières au delà la forêt qui comme un prisme étend le visible dans une ardeur qui est à la foi et à l’éblouissement, l’idéal que chaque voilier en partance emmène s’il tient à revenir. De la fenêtre sans ombre l’idéal se fond dans la mer, les élancements de la pensée distingue des fonds sanglants avant que ne se durcisse la terre.   L’œil est pris dans les vagues et se dilue dans l’étreinte.

la quête de la lumière est brûlante.

Idéalement l’ombre dessine à trait distinctif, versant l’eau la figure d’une femme dans le feu se confond avec le filet de lu vase, la poésie, est ce un lin noir qu’elle destine au vent et à la chaleur ; carafe exquise les yeux sont de braise se doivent d’être dans le flot sombre, elle apaise l’air qu’elle attise le paradoxe lui font songer à la nuit quand elle est de jour.

Quand  je suis parti ceinturé par la voix et cherchant l’écho allant au centre de l’arc de pierre, un chien y passa sans s’arrêter mais bouscula le rire secoua la chaleur et posant La question, il n’était pas philosophe il ne faisait que passer, à ce frisson des dieux répondit les jets des pierres.

J’ouvris la fenêtre

L’éveil de la lumière prolonge tout ce que rappelle la pensée, la sérénité consacrée créant l’indubitable et  les formes aimées qui ont fini par devenir la voix comme la ligne le bouillonnement de la mer, le vol d’une pensée par delà la puissance des mains.

L’insondable et l’indéchiffrable aussi violents que le vent qui déroute.

Je fais quelques pas.

Incrédule je vois le sombre tomber, on nomme cette échappée la nuit, les paupières sont comme fermées sauf ce plissement où l’œil inscrit les étoiles, où même traçant un chemin celui du lait issu des mamelles et que je suis depuis l’enfance la nuit quand mes pas enfin remettent à la solitude et que le monde à son tour rassure, apparente fixité du temps l’espace donne la position quand en fait il engouffre.

La nuit je cherche le jour ou le songe que j’en ai.

Ton échappement, le signe de ton absence.

Est-ce que je ne parviens pas à te saisir, est ce l’angoisse de ne pas saisir, mon impossibilité à retenir lorsque tombe la nuit dans le rêve j’habite un monde obscur et le matin, je m’éveille et me mets à te chercher craignant fort de voir tomber le jour et surgir la nuit, le corps s’enfuit en même temps que s’éloigne le geste du jour, mes doigts secouent un sac de rêve pour en faire tomber des lambeaux, de  ton corps ta présence et le toucher et la brulure de tes yeux me raniment si ne s’éteignent ; ma main, mon œil qui aime agrippe la couleur, suscite la lumière comme une étincelle comme la buée que je voudrais enlacer de mes mains vives, tenir comme amour et entamer le pas, dans une pleine lumière d’un même pas riant sans que s’interrompe le rêve ni que s’efface l’embrassade.

Claire Je te vois hors de ces lignes , le corps à pleine bouffées s’emparer du réel.

d’un grand rire le chien se met à japper.

nocturne sans fin

la nuit je vais où vont les bêtes, m’abreuver à l’eau qui parle        je connais l’endroit où se rejoindre,    bu où est ta source les jambes à l’eau là où l’épanouissement s’écoule       l’aplomb, le gîte meugle des mugissements à ton appel           écourter ce sommeil                je sens plier les  ventres                 là où je plonge les mains dérangent,  ce qui repose renvoie à l’eau, l’ellipse des cercles les tours du point, les herbes intimes inclinent dos à ma courbe       une entaille       ce lit de sable les ombres de mes désirs                     s’insinuent les quartz roses des chevauchées s’emplissent de l’estuaire              s’ébattre, sans un bruit, longer ventre à l’eau glisser, lèvres, s’empreindre  de ses sourires               embaumer enivre                      l’énigme d’un bras soulevant l’aube à la lueur

photo inconnu

ce n’est pas un plongeon, il n’y a pas ce saut de l’ange qui advient avec le jour         je laisse seulement l’eau aimanter l’onde en braille strier la profondeur              sans y dissoudre la toute joie, le museau s’ouvre sans se noyer quasi sans soif dans la fraicheur               l’air remonte dans la gorge         sous la voute les arbres noirs ploient  sous le vertige                    le fruit sans fin d’une nuit plissée

feuille à la main

Dans le grès se refléter de feuille en feuille, cette masse, accentuée par les mains, les cygnes, un raccourcis sème l’élégance

Le soir descend, le soleil prolonge l’incessant qui descend

Dans l’alcôve de la chute mon œil dans cette osmose désire l’harmonie , cette  syncope des temps

Simon Hantai-Mediales

La percussion et la précision dans la main dissimulent la pensée, la clarté exige du geste qu’il se délie,

L’effacement quand le monde  exige

L’habitude de la peau cette nuit le songe m’a mené jusqu’à toi, l’infini sans mesure, l’éclat de luire file la préhension, les mains y songent comme une glaise un rocher.

quand un banc n’a pas de sardines, un conte moderne

je ne savais pas du tout quoi écrire, le monde hurlait et les poissonniers s’entretuaient, moi j’étais assis sur le banc, chérissant un coin de soleil, le disputant aux instants d’égarement ou j’ai cru au 110 mètres haies et aux chevaux fatigués, je tenais tête et me lamentais sur l’absurdité de la vie, le gris progressait et allait s’emparer du coin de soleil quand le soleil s’est faché et m’a lâché un bout d’idée, c’était un drap blanc, éclatant comme la lumière entre les feuilles et les rayures des bagnards s’évanouirent, je couru en serrant mon idée qui gonflait et la laissait s’étendre, elle devint plus forte que la ville et en l’écrivant renvoya les suppôts du monde dans les limbes, je me retrouvais éclairé et le cœur au chaud, brisant même la nuit.

si égarer

Il suffit de déplier le drap, les plis sont les alvéoles, la géométrie de la cire incurve les cuves de miel les rouges égarent les pins

Prélude des lignes abaissées l’écho laissé l’envahissement de la lumière

– est ce la dureté du heurt ou le plus légère emprise, les espaces pèsent l’encolure mise à vif, laissés libres d’un bouche à bouche sur la douceur, empèse et soupèse les tons si le remous végétal transpire

Hantaï, série « mariales »

Ou l’amplitude, dont la suite continue nie la limite des jours, j’y vois la clarté sur ma liberté, ma négation dans la douceur qui enfin libère l’éclatement bleu du bruit vaillant qu’acquiesce

Mais est ce l’espace laissé blanc – l’emprise que le mouvement a laissé vif – et cru – que se mouvoir emprunt de blanc – est ce la trempe le frottement des herbes et l’inclination des eaux dans la couleur des ciels, y ont laissé ce rouge, un repos à poigne de bras le drap y a bu, imprégné des tracé dans ces sommets ou surgit le vital, la peau de bronze

Le dépliement comme un vent clair s’acharne à renverser la tranchant du monde qui s’oppose enfin dans son insolence, pie claque où son bec là ou brille l’éclat, bleu du noir, s’en saisir et l’enlever à la pluie, qui effacera et rendra indistinct

Plus qu’un mot comme une voile,  le halo à l’embrassade des bras unis  à l’aimantation des yeux,  si égarer le cours est revenir

Le pouls s’accorde à la monté des défaillances des pentes, se couvre du lac des mûres à l’aile des rouge-gorges

Hantaï

le drap blanc

je ne savais pas du tout quoi écrire, le monde hurlait et les poissonniers s’entretuaient, moi j’étais assis sur le banc, chérissant un coin de soleil, le disputant aux instants d’égarement ou j’ai cru au 110 mètres haies et aux chevaux fatigués, je tenais tête et me lamentais sur l’absurdité de la vie, le gris progressait et allait s’emparer du coin de soleil quand le soleil s’est fâché et m’a lâché un bout d’idée, c’était un drap blanc, éclatant comme la lumière entre les feuilles et les rayures des bagnards s’évanouirent, je couru en serrant mon idée qui gonflait et la laissait s’étendre, elle devint plus forte que la ville et en l’écrivant renvoya les suppôts du monde dans les limbes, je me retrouvais éclairé et le cœur au chaud, brisant même la nuit.

le beau jour

Il pleut, j’interromps mon travail, ma pensée se tourne comme une fente soudaine et elle baille ; cet éclat de lumière que la Méditerranée avait ce matin, tu te penches sur mes neurones et tu ouvres bruyamment, tu ressembles à la Grèce, tu démêles les feuilles et les sarments, tu renvoies à l’ordre du bleu du ciel, ce n’est pas le bleu, l’heure est striée de rouge  l’orange et un peu de vert picoré de jaune, les mésanges ou le bleu de la mer de loin se posent comme du pollen.

Un prénom russe est arrivé sur le chemin, il avait l’air fatigué, du creux des rêves à l’aube je lui ai donné une crêpe, il m’a donné des nouvelles de Pologne, il s’est mis à pleuvoir, la neige était dure, de la glace perlait du ciel, et l’eucalyptus a eu un haut le corps, je l’ai enveloppé dans le manteau ramené d’Ukraine, vers les creux du repos il est parti, laissant le soleil intact.

Mon réveil émerveillé a battu si fort que j’ai pensé à toi, en rabattant les couvertures, un volume de Trakl est tombé sur le tapis, je sais il n’est pas russe mais il a voyagé si loin, dans les trains à bestiaux d’avant-la guerre et si fort sur mes lèvres qu’il s’endormait aux ruses de l’occident quand tombe le sommeil, il revenait de Cracovie, craque où il y a vie, bâton dans les nœuds des bois au soir quand le froid m’embrase et que je pose le téléphone, murmurant comme un sédatif  :

Ô grandes villes
Bâties de pierre
dans la plaine !
Avec quel mutisme il suit
Le vent, l’apatride
Au front sombre,
Et les arbres dépouillés sur la colline.
Ô fleuves s’enténébrant au loin !
Angoissant
L’atroce soleil couchant
Dans la nuée d’orage.
Ô peuples qui meurent !
Vague blême
Qui se brise sur la grève de la nuit
Chute d’étoiles

Et puis le russe s’en est allé, le café avait une couleur du nouveau Mexique, au moins les feuilles jaunes cherchaient le cours du bleu, pour un instant perdu, étaient les feuilles, vert naissant du presque blanc chanter la naissance et je m’en suis allé fouler la terre, les herbes et le thym, grave et divagant, le soleil avait ton parfum celui dont tu pares la lumière et que tu peins inlassablement, qui a fini, peut être par se confondre avec toi ou est ce un leurre ?  j’ai compris le bleu qui n’est pas l’ombre mais qui recouvre, qui s’est posé sur les fenêtres.

J »ai saisi les filaments dans l’iris, j’ai regretté les étoiles et je me suis levé, j’ai marché d’un bon pas vers toi comme jeté un pull sur mes épaules, gentiment soulevé des perles et des tissus rouges, le blanc enlacé finement, rejoins les tissages des herbes avec la brise et les cuillères peintes, comme des visages au henné, palpitant  les icônes et les doigts du mistral dans la glaise.

Enveloppé des taches d’or suis tout imprégné du vert, mon corps dans le souffle, un parmi d’autres, arbre, j’ai bu la transparence, le poil tacheté du monde s’est mis à avoir soif.

ce n’était que le début du jour se confondait avec le temps, j’ai respiré jusque âme mes  pieds, conscient d’être dans le beau jour.

Il me restait à déposer mes hardes.

attente

Mes yeux subjuguent l’écoute pour percevoir, je laisse s’épanouir la lenteur, miracle, un jour se lève quand dans le soir se dressent les feuilles

Dans le noir la levée comme une respiration soulève et touche la surface des paumes ce sont les bouts des doigts et la caresse, les yeux accèdent et lient les voix, ce lac de soif dont je perçois l’éclat dans l’onde.

se plisse ce qui se bée

Quand se plie la peau s’avère l’étonnement se plisse ce qui se bée

l’émotion saturée, comme l’écorce la toile un grand manteau et que la  chaleur frémit

réverbère

et jusqu’aux recoins de l’ombre comme les pointes exposées

le fracas du silence

vents solaires, les fourbes me plaquent contre toi et rient de la distance

toi tout contre moi qui m’insuffle

l’être si plein je sais les mots sont dardés et grillent

et latents

comme des nappes de couleur décline les caches de bleu à coup nerveux

et je me penche

la pudeur est attentiste quand de ton coté la joie est à son comble

belle la réjouissance

l’heure reflète le peu de l’eau qui stagne dans l’heure du soleil

de la fleur mon corps n’est rien d’autre que la tige,

dans le sol je ploie

comme le chat danse, le lézard crie les ricochets entre les verts vont jusqu’au blanc

la queue se rompt

le bec de la pie

la sente claire

l’immédiat de l’aube

ta voix perd l’écart entre tes bras mais le hale délivre le soleil

et l’odeur quand

tes mots mélodie comme aux étoiles gravent et gravissent le chemin

un petit chien, dans tes bras berceau

explosive

ton regard doux ta peau jusqu’à la sève ; et tu fonds

sereine

joyeuse

ça ce n’est que ce qui se doit quand on est si attentif

Je nous revois dans les oliviers, ces signes comme des fourmis qui courent la matière, emplissent de son l’espace qui jappe, un petit chien est né et sera tien, pressent tous les chemins et en jambes l’ivresse court, ouvert le ciel à la lumière, aimant de tout ce qui est vie que tu appelles

un chien répond, tu aboies à la ferveur

et je nous jappe, nous, non que je sois chien mais que je suis béant

abeille ivre avide des jaunes

coure

croise

rient

les bras en avant l’odeur infante et que la mer s’emplisse des pliures.

Tobey