amari

l’émotion étreint en écoutant le chant ravir la beauté

s’ouvrent les roches
les rousses douces sur l’aspérité

la mer en rive
gonflée dans mes paupières

mon ventre rythme la lancinance
mes lèvres en drapeau fières
ma langue le fer de mon à pic

lèvre et yeux se fondent à la brume

et rêve

sur le roc dressé
baton de voilier
planté

au loin la poésie et la voix riment à l’âme

pantelante

en écart

le visage
eurythmie
élancée polyphonique
les voix
tissent une histoire unique
en fond
le visage
en métamorphose obstinée
chante

en chaque femme
la fringale du corps
à l’orage du regard

en rire
le visage
ponctuent
des cents renoms

aux pigments
d’une peau
recommencée

en arbres
les corps
aux velours des collines
s’accentent
les roches
en percement d’aigle
les ailes
fébrile aux bras des étendues
en équilibre
désordonnés
sur la poutre des temps

les regards
s’échouent
sentiers
les corps
rebondis

toujours les mêmes

a mi madre…

TXORIA TXORI
Hegoak ebaki banizkio,
nerea izanen zen,
ez zuen aldeginen ;
baina,
honela,
ez zen gehiago txoria izanen,
eta nik…
txoria nuen maite.

…Si je lui avais coupé les ailes
Elle aurait été mienne
Elle ne se serait pas enfuie
Mais alors
Elle n’aurait plus été un oiseau
Et moi
C’est l’oiseau que j’aimais

(Joxean Artze, 1965)

promenez vous de petites vidéos en vidéos en bas de l’écran , c’est si beau !

l’émotion étreint en écoutant le chant ravir la beauté

l’émotion étreint en écoutant le chant ravir la beauté

s’ouvrent les roches
les rousses douces sur l’aspérité

la mer en rive
gonflée dans mes paupières

mon ventre rythme la lancinance
mes lèvres en drapeau fières
ma langue le fer de mon à pic

lèvre et yeux se fondent à la brume

et rêve

sur le roc dressé

baton de voilier
planté

au loin la poésie et la voix riment à l’âme

pantelante

en écart

le visage
revient en symphonie

élancée polyphonique
les voix
tissent une histoire unique

en fond
le visage
en métamorphose obstinée
chante


en chaque femme

la fringale du corps
à l’orage du regard


en rire

le visage
ponctuent
des cents renoms


aux pigments

d’une peau
recommencée


en arbres

les corps
aux velours
des collines
s’accentent

les roches
en percement d’aigle
les ailes
fébrile aux bras des étendues

en équilibre
désordonnés
sur la poutre des temps


les regards

s’échouent
sentiers
les corps
rebondis

toujours les mêmes

 

l’entre de la grande ourse

L’écrire comme un souffle que l’homme expulse, respirer, sortir de son isolement et retrouver soi, la parole, dans ce sens salvatrice, explore le vide du sens et habite, comme un écho, incertain mais vital pour aller de soi à soi et en cheminant, arrimer l’autre, mais comme un autre soi ou comme un autre de soi à soi en chemin , en halte de parcours en rebond capté, réverbéré, reflété, renvoyé comme d’une paume, flanc de cette main qui rencontre et projette en retour, Le bond de force que le corps imprime, J’y vois comme ce champs de pelote au front du fronton, ce miroir en dur des pentes des vallées, ces pierres entassées en art où le soi à soi résonne en construction savante, solide, reconnues et reconnaissantes; le soi se joue en parole au mur du lien, serait ce cela que l’on met au jeu de ses muscles bandés, à la limite de la douleur, du défi. Mais ce râle de reconnaissance comme un écho de montagnes en montagne, de troupeaux en troupeau, course des pistes ouvertes au flanc des estives, au vertige transhumant, dessin comme un profil ou voir accepte de renvoyer. Qui de la balle ou des blocs de pierres imprime le mouvement, est ce cette urgence à dire, bam vlam , Ce jeu comme un équilibre de paix qui m’en rappelle un autre, celui de mes pas rivés aux points de lumière qui tissent une toile, relient les fils des étoiles aux crocs de la terre, en chemin, à parcourir dans le noir , si sûr que jamais lueur du jour , claire cet Orion et congénères me parlent cette langue immuable que je ressasse aux accroches de mes pieds; Fixation des neurones en écarts d’étoiles. Ce libre écart comme un vent ramène au rivage, cette grande ourse en ligne inflexible des pas aux accroches du monde rythme le sentier. ce libre rebond qu’impulse la paume ou le cannelage en réponse à l’entretas de pierres carrées, mégalithiques, comme les rochers, bornes des chemins, ce vouloir-balle comme une parole au rebond de soi; Le filin deviendrait ligotement de l’être et ne servirait plus qu’à errer l’allant du sentier dans un maillage étroit, filet en piège à ours.

il faille


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le fil du chemin se hisse vers les chênaies

carènes, débris concassés, cailloux , poussière
coques vides
les pas rythment au souffle de l’ocre
brindilles
tons de pourpre et roussent les abris de l’air
le filet végétal durcit de sève
surplomb des couleurs
griffure relent de mauve
verdure entre orience
grise
étrave
le fichu rouge lancé à travers l’écarté des versants
les verts de l’air se gravent au vent
dérives claires

ma terre caillouteuses

je gravis
je brime mes rêves aux pas des hanches rouillées
l’écart
entre espaces traversés
s’humecte
le velour des infimes
la grimpe se hisse au pâle
avance en iles croches

béance rire en marge
vue libre
ruades et sombre
insoluble
et rompre l’ombre

chemin en tissage
rêche
la rugosité imune à la tourbe du jour
l’indécis plombe la tombée du clair
la chair lanterne violette à l’étale d’or
noire
s’endort en multiple jocasse

piégée entre les lignes
lumière
gercées aux branches
verdures obèses les masses blanches
derrière
l’air
rien n’arrête la matière aveugle

c’est l’heure où tout s’endort
l’accord soluble s’endigue
gris
au noir

la nuit viendra et le soir dissout les cristaux du jour

une moire étrange
vrille et mat
il y a de l’être et de l’ange
dans cet indéfini

heure
se révèle la chaine silencieuse
marbre de chêne
tranquillité
éparpillement
de l’énorme

rives au blanc
devant

l’espace
déchiré
de cet entrebaillement

le trou de fluide
en trait fugace
au coeur de sombre
profond
océan du regard
résumé de perle
l’étoile se hume en vide
pollen vif de la nuit en corolle

a de nouveau parler
sans mots
au travers des mailles résolues
en vert de boue brouillard
oeil
en haut
du corps allongé ou posé
à plat
ventre doux
yeux en droite
ligne
immense
le tout retrouve
fixe et calme
à se raccrocher au plein du déballé

trame rayée de l’éphémère
lointaine raie de lumière éloigne le vivant en ombre
absente

si vibrante de sentir

temps
entre
mais abrite
effrite le fondu du corps
déploient les taches couches

aléas
trayures lactées qui brèchent
embranchent aux chanvres
points
traits
branches
trachées
pointillées
failles
bruits
hullulements

hurle
affutée
complicité
opportune

le jour
grand
en braillement indistinct
à écouter l’inquiétant
urne en fond
de terre
en rameaux
touche les amples
et siffle
de luire

signe de l’homme à l’arbre
en accord entendu
vide et cris
en surgissement du sol.

in the pines

expo au cloitre

expo au cloitre de fréjus

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le cloitre de Fréjus a accueilli tout une bande de joyeux lurons venus déployer leurs étendards sur ces vieilles pierres méditatives des bords de l’Estérel
aloredelam était aux anges et a rencontré pleins de joyeux amis tel Jaabi le peintre des fidji qui nous a fait boire la boisson traditionelle du pacifique, le kava qui m’a rendu euphorique !

a visiter http://jaabster.blogspot.com/

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ours à la ligne

Patou et l’ours,03e8c68726e7cde5a31804bd4bfc2312.jpgface à face millénaire dans les alpages et les estives
le fromage en pîs à l’abris des coups de crocs
les paquerettes à l’ombre pyrenéenne
crocs en jambes
les deux boules de poils se hérissent
s’affrontent au recul millénaire
arriment la sagesse animale
aux strates réitérante du temps

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photo © bdm.typepad.com

lectures en cours « une histoire de l’ours: histoire d’un roi déchu », Michel Pastoureau,

la remarque de l’ours, Anne de Stael (pas lu mais prévu)

dans les failles


une drole d’histoire d’homme et de femme
la nature circule dans les vides
les pleins tracent les lignes d’un chemin entre la poussière les pierres et la feuilles
drailles du vent ,
ou est ce autre chose
cette rive éloignée drainent le sang et questionne …