les mots mordent

© L S danse 2003

© L S danse 2003

à l’Orient de tout


© LS signe 2004

mes peintures sur le site de Christian Vidal



Certes il y a l’Asie , influence très forte comme pour beaucoup , la nature , l’espace du monde , le vide ou tout se joue etc. mais je suis aussi un vaste métissage, toutes les influences en moi qui parce que je les ai découverte au compte-gouttes, sont très importantes , c’est le monde souterrain du réel et mon gout de la vie , la nécessité de faire remonter un langage qui nécessairement doit se réinventer , oser un nouveau chemin et affirmer l’existence , la mienne parce que c’est moi qui parle et que je ne peux avoir que mon point de vue, mais ce point de vue est taillé à coup de hache de tous les cotés , des entailles profondes , des gouffres et des isthmes, des lacs bleus et des pluies noires, beaucoup de complexité et aussi de contradiction , non je ne suis pas à la recherche du silence mystique et en même temps je crois bien que oui , drôle de mélange je crois que Chu Ta , aurai dit ok man je te comprends ,ces dents me sourient et me disent en penchant du cotés de ma besace surtout tiens bon et résiste avec délectation ! il y tant de saveurs et on ne peut pas redescendre là en bas , l’obscurité est tombée car les vautours et les insectes cachent le soleil , il n’y a que là-haut où la vue est dégagée , il n’y a que là-haut où la langue de ma mère peut resplendir et mon pincel est un sabre tu le sais bien lam , ce nom je rigole tu te l’es donné à partir de la racine quand on t’a planté , que de nom commencent par cette lettre et enfile le chapelet des ombres et des lueurs ,

en fait je rêve de soleil, je rêve de lune et les langages du monde m’y engrossent, les brumes que je vois filer sur l’étal du ciel sont couleurs et vapeur, de la suie, tu sais l’encre est faite comme cela , ah oui l’aquarelle , mais on pourrait aussi concasser les roches, infuser les fleurs et recueillir les pleurs des filles, le jus des tresses des fenaisons, inventer des mots comme indigo , alizarine aussi bien que noir , et tracer l’élan de ce que mes yeux embrassent et dénudent , oui jusqu’à en voir les poils , ah ah ah tu sais il n’y a pas de retenue à avoir si tu veux peindre ;

et en même temps il te faut convier la retenue impeccable de ce qui est au milieu de cet accablement du monde , ça on le sait, le monde est là, tu t’en saisis et il s’évanouit ,comme une femme, il grimpe et dévale en même temps que tu le vois et tu l’appelle que dis-je, tu l’invoques ! pense à tout ce que tu ne vois pas, que tu devines et tout ce que tu ne peux que te confier en soliloque ;c’est pour ça que c’est musique à en faire grincer les arbres et les becs des ailés, je sais je suis un peu long mais il y les bouteilles de cette piquette de la vie qu’il faut boire c’est pour cela que je te parle et que je déguste, pour cela que les mots je les lance de mon à pic , dans le vent, comme un papillon, comment dit on dans la vieille langue , ah bah et dans la nouvelle langue, celle que tu cris chaque jour ! celle de la lune et des points de suture du ciel, celle qui te gratte quand tu t’endors sur l’herbe ,

et puis d’un coup il n’y a plus qu’un trait, il surgit et envahit, comme d’une forge et sans un bruit mais c’est la que le ouistiti rit , oui il rira d’un beau gras éclat de rire, sinon tu t’écroules, tu y croiras alors que tout est à recommencer, non ce n’est pas le vin, c’est … pour ça que tu peins

à l’Orient de tout


© LS signe 2004

mes peintures sur le site de Christian Vidal



Certes il y a l’Asie , influence très forte comme pour beaucoup , la nature , l’espace du monde , le vide ou tout se joue etc. mais je suis aussi un vaste métissage, toutes les influences en moi qui parce que je les ai découverte au compte-gouttes, sont très importantes , c’est le monde souterrain du réel et mon gout de la vie , la nécessité de faire remonter un langage qui nécessairement doit se réinventer , oser un nouveau chemin et affirmer l’existence , la mienne parce que c’est moi qui parle et que je ne peux avoir que mon point de vue, mais ce point de vue est taillé à coup de hache de tous les cotés , des entailles profondes , des gouffres et des isthmes, des lacs bleus et des pluies noires, beaucoup de complexité et aussi de contradiction , non je ne suis pas à la recherche du silence mystique et en même temps je crois bien que oui , drôle de mélange je crois que Chu Ta , aurai dit ok man je te comprends ,ces dents me sourient et me disent en penchant du cotés de ma besace surtout tiens bon et résiste avec délectation ! il y tant de saveurs et on ne peut pas redescendre là en bas , l’obscurité est tombée car les vautours et les insectes cachent le soleil , il n’y a que là-haut où la vue est dégagée , il n’y a que là-haut où la langue de ma mère peut resplendir et mon pincel est un sabre tu le sais bien lam , ce nom je rigole tu te l’es donné à partir de la racine quand on t’a planté , que de nom commencent par cette lettre et enfile le chapelet des ombres et des lueurs ,

en fait je rêve de soleil, je rêve de lune et les langages du monde m’y engrossent, les brumes que je vois filer sur l’étal du ciel sont couleurs et vapeur, de la suie, tu sais l’encre est faite comme cela , ah oui l’aquarelle , mais on pourrait aussi concasser les roches, infuser les fleurs et recueillir les pleurs des filles, le jus des tresses des fenaisons, inventer des mots comme indigo , alizarine aussi bien que noir , et tracer l’élan de ce que mes yeux embrassent et dénudent , oui jusqu’à en voir les poils , ah ah ah tu sais il n’y a pas de retenue à avoir si tu veux peindre ;

et en même temps il te faut convier la retenue impeccable de ce qui est au milieu de cet accablement du monde , ça on le sait, le monde est là, tu t’en saisis et il s’évanouit ,comme une femme, il grimpe et dévale en même temps que tu le vois et tu l’appelle que dis-je, tu l’invoques ! pense à tout ce que tu ne vois pas, que tu devines et tout ce que tu ne peux que te confier en soliloque ;c’est pour ça que c’est musique à en faire grincer les arbres et les becs des ailés, je sais je suis un peu long mais il y les bouteilles de cette piquette de la vie qu’il faut boire c’est pour cela que je te parle et que je déguste, pour cela que les mots je les lance de mon à pic , dans le vent, comme un papillon, comment dit on dans la vieille langue , ah bah et dans la nouvelle langue, celle que tu cris chaque jour ! celle de la lune et des points de suture du ciel, celle qui te gratte quand tu t’endors sur l’herbe ,

et puis d’un coup il n’y a plus qu’un trait, il surgit et envahit, comme d’une forge et sans un bruit mais c’est la que le ouistiti rit , oui il rira d’un beau gras éclat de rire, sinon tu t’écroules, tu y croiras alors que tout est à recommencer, non ce n’est pas le vin, c’est … pour ça que tu peins

le bleu

© L S mar 2006

le bleu

© L S mar 2006

Feemina y la violenta farra

toutes

femina y la violenta farra

© photos et musiques extraites du site  http://www.myspace.com/feminaspace

l_8bf268a8b61dc598dd77e2ace6f0e1d0.jpg

podcast

© femina y la violenta farra , mi eje

© femina y la violenta farra

podcast
© femina y la violenta farra , son ton ni son

☺© femina y la violenta farra

Feemina y la violenta farra

toutes

femina y la violenta farra

© photos et musiques extraites du site  http://www.myspace.com/feminaspace

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podcast

© femina y la violenta farra , mi eje

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podcast
© femina y la violenta farra , son ton ni son

☺© femina y la violenta farra

Amina

igual a mi corazon

podcast

© Liliana Herrero , igual a mi corazon

Amina, c’est le nom que je te donne ,
sa farine touche à toutes les rives , je n’ose les dire, la peau et l’éclat de soie noire une nuit de soleil, elles pourraient disparaitre,
ce n’est que fruit et fleur à la boulangerie, une carte marine sombre la profondeur océane les plis de la bouche touchent au bords de l’ébène


mais te voir et la douceur m’arrime et je vis de nouveau,

© L S 2005
© L S 2005

cœur tango et l’œil serré quand je croise tes yeux , ta peau brune sculpte tes long cheveux d’indienne, ce geste alangui de la main, ce rouge carmin s’accorde à ta pigmentation , isthme ce bleu profond comme mer ou rouge fébrile tes vagues murmurent , séisme
Tu gardes cette distance et l’écart du comptoir que tes yeux démentent, tes doigts assurés lorsqu’il joignent, presque, frôlent ma main , qui reçoit , la monnaie , la friandise que je suis venu chercher, alibi pour me remplir de ce parfum ton rose et âpre violette
La magie émane de la journée , dorénavant je t’ai vu , humé, gardé dans cette tension à l’unisson , même faché du silence nécessaire ou cru tel , luisant dans le frisson et le réson ; Je vais à ce rendez vous quotidien au ruisseau de ta féminité dans ce désert de poussière sale et équarrie de bruit, un coin de chaleur entaille le malheur, illusion et connivence de ta beauté, je suis l’homme qui va au puit épancher la soif , la douleur sèche est raison de chercher guérison,

Amina , ce bref instant s’épelle de toutes les voyelles, sève et âme, mine « a » murmure appel définitif, beauté douce et mer qui gronde, staminal comme étamine, pollen suc et vie

© L S 2006

Amina

igual a mi corazon

podcast

© Liliana Herrero , igual a mi corazon

Amina, c’est le nom que je te donne ,
sa farine touche à toutes les rives , je n’ose les dire, la peau et l’éclat de soie noire une nuit de soleil, elles pourraient disparaitre,
ce n’est que fruit et fleur à la boulangerie, une carte marine sombre la profondeur océane les plis de la bouche touchent au bords de l’ébène


mais te voir et la douceur m’arrime et je vis de nouveau,

© L S 2005

© L S 2005

cœur tango et l’œil serré quand je croise tes yeux , ta peau brune sculpte tes long cheveux d’indienne, ce geste alangui de la main, ce rouge carmin s’accorde à ta pigmentation , isthme ce bleu profond comme mer ou rouge fébrile tes vagues murmurent , séisme
Tu gardes cette distance et l’écart du comptoir que tes yeux démentent, tes doigts assurés lorsqu’il joignent, presque, frôlent ma main , qui reçoit , la monnaie , la friandise que je suis venu chercher, alibi pour me remplir de ce parfum ton rose et âpre violette
La magie émane de la journée , dorénavant je t’ai vu , humé, gardé dans cette tension à l’unisson , même faché du silence nécessaire ou cru tel , luisant dans le frisson et le réson ; Je vais à ce rendez vous quotidien au ruisseau de ta féminité dans ce désert de poussière sale et équarrie de bruit, un coin de chaleur entaille le malheur, illusion et connivence de ta beauté, je suis l’homme qui va au puit épancher la soif , la douleur sèche est raison de chercher guérison,

Amina , ce bref instant s’épelle de toutes les voyelles, sève et âme, mine « a » murmure appel définitif, beauté douce et mer qui gronde, staminal comme étamine, pollen suc et vie

© L S 2006

viage viejo

© L S 2007

et j’entends rumeurer des tâches, des tâches, des tâches … bon si vous voulez !