l’histoire

mais Set y voyait des éléments de l’histoire dans leur pureté et il lui fallait être fidèle à l’histoire, coûte que coûte. S’il échouait en cela, il se perdait pour toujours. Il lui fallait être fidèle à l’histoire , Il lui fallait être fidèle à l’histoire.Il lui fallait être fidèle à l’histoire. Il y a une histoire, une seule, se disait Grey, et nous la racontons à l’infini parce qu’il le faut ; c’est la définition même de notre être.

© N.Scott Momaday, l’enfant des temps oubliés

Pure/Pour/A Priori

Joan_Kane-fullA Kane sampler (Anchorage daily news)

This poem won the college poetry division in the 2000 University of Alaska/Anchorage Daily News Creative Writing Contest:

Kane’s poetry is inspired, in part, by what she calls her « ancestral landscapes » on the Seward Peninsula and King Island.

She’d also like to take her children and her mother to King Island, an expensive and difficult proposition.

The remote settlement in the Bering Sea was abandoned under pressure from the government in the 1950s. Memories of the deserted village contribute to overtones of loss and change that haunt Kane’s poems. King Islanders retain a strong sense of identity with the place, though members of the younger generation — including Kane herself — have never been there.

Kane hopes to visit small communities in the future, to talk about writing and « bring books to others. »

« As a writer, you have to be concerned when you see all of these towns without bookstores, » she said.

Pure/Pour/A Priori

full moon’s rays spill

a skeleton path on water

tell me the spell

you held me under

simpler to undo

than the first split steps

I took towards you.

Wrath and swell

of the silt-black sea

heavy and mute

with the weight

of so much ice melting

returns agency

to me, and ease.

Eyes travel,

trace along the shape

of pure coincidence;

sere white falls hued

through night air,

valuable, and silvers

on the waves.

Shafts of light

unravel, reeling

towards shore: shine

relearns its shadow image

and I relearn more.

I can scarcely scrape

and scratch my eyes

across the moon’s rough

surface. To conjure

this drag and chase down

the fixed spines of time

and the firm arrival

at some great vein

of truth appears

difficult. My own

divinations, though, draw

me down the coast

and raise my eyes high

despite the bone-bright

glance of the naked

skeleton path on the water.

©— By Joan Kane

Al que quiere

L’idée du poème est celle-ci:  Je me suis imaginé sous la terre, enterré en somme, mais comme toute plante est enterrée, et garde en elle la force à revenir. Le poème est le printemps, la terre qui donne naissance à une nouvelle moisson de poète parmi lesquels je pensais prendre place un jour, et je le leur dis que j’arrive bientot ; vous voyez comme j’étais ardent et passionné?

William Carlos Williams, Je voulais écrire un poème, Unes )

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le temps et l’autre

le temps et l’autre

et ne peut arrêter le mouvement
à se réinventer
au lieu de se détruire

mais c’est ce qui est à l’ordre du jour

le passé allonge son ombre pendant que le present nous brule d’un feu peut être irréversible …

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Dans la dignité du silence

Derrière le ciel

Un visage insoucieux.

Le printemps

Sous la neige

Meurt

Dans la dignité du silence

© Sandy Bell

il aurait recréé autour de lui harmonie et beauté

et enfin, il commença à lui apprendre les chants rituels qui avaient fait émerger leur peuple de la maladie à la beauté

(Tony Hillerman, Le peuple de l’ombre)

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le sel de la langue

(pris sur une émission de radio francophone, le thème, la poésie)

_un canadien_

… sans la langue c’est une espèce de chute dans l’autre,____ dans l’ambiance – il n’y a rien d’autre que de retrouver la langue ….


ce à quoi le français, qui ne comprend rien, mais les français, est ce du à leur histoire, à l’élaboration politique de leur culture, monolithique et carrée, classique, finie, ne comprennent rien, on le sait, heureusement, on commence à s’y faire

mais il faudrait en prendre acte et s’écarter …

dit quelque chose comme …

… on se retrouve toujours quelque part avec des gens qui ont une identité, ce qui est important c’est l’expression, en général douloureuse, de soi au milieu des autres quelque part,…

quelque part, où que ce soit, qui que l’on soit de par notre situation au monde ? mais il n’a rien compris au problème de la langue et de l’identité, le lieu et la langue de l’homme n’est il pas essentiel ! et le monde est en perpétuel mouvement!

car seul le squelette se morfond à s’inquiéter du froid de son caveau, les fesses bien chaudes l’homme se pavane au bras de sa charmante en mouvement

Mais pourquoi n’y arrivent ils pas à comprendre cela? ! est-ce d’avoir décidé depuis les religions et les lumière la suprématie de l’universel ?En fait ils ont décidé depuis longtemps d’évacuer l’existence du foyer de la langue la vraie, pour la remplacer par un pidgin du latin, dirait Manciet ou d’une construction latine,  sorte d’arbuste Babel privé, auquel nous sommes sommés de nous aggreffer,

la poésie se niche dans la langue et l’invente! s’invente ! comprends -le !

ou est-ce moi qui m’acharne !

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_un autre, heureusement_

…il y a toujours des gens qui seront poètes parce qu’ils seront des gens justement, c’est  à dire des individus conscients, pensants, se posant des questions, vivant leur inconfort mais vivant leu inconfort parce qu’ils ont cette conscience de quelque chose qui manque et qui peut être pleinier….

et moi, de me dire, oui c’est parce que la langue nous manque et en même temps qu’un manque du monde, que l’on écrit, que l’on peint, que l’on essaye de recréer retrouver et se prolonger,

mais prolonger notre derrière et se payer de mots pour faire partie du monde!

mais comment va votre mère? , Elle va, … Elle radote…

-un poète belge_

est ce que la langue est notre âme ou est ce que notre identité est dans la langue?

non, le monde et le temps nous sont sorcier, ils sont en nous. ils doivent resurgir

mais pourquoi la justesse ! c’est l’homme qui parle et qui y tient, qui la soigne sa parole, quitte à reprendre la route pour retrouver sa langue. seul ou non.

_ chercher à être solitaire pour être solidaire_ -dit le canadien ( et la poésie nous échappe, pourquoi, parce qu’ils doivent retrouver quelque chose, sans doute… comme une fatalité et je pense à wajdi Mouawad qui n’est pas loin de tout ça …)il continue ce canadien qui me plait, les français ampoulent, là aussi je suis d’accord même dans les traductions et c’est pour cela que c’est insupportable, fuir ….

et il est fan de William Carlos Williams :
« On n’apprend pas des nouvelles à la poésie, mais les centaines de milliers de personnes meurent misérablement du manque de ce qu’on y trouve »

puisais-je avoir  ni attache ni limite oh vie aux mille visage débordant pour pouvoir répondre à tes invites suspendu aux miracles des instants, de là il y a quelque chose à faire

il n’y a pas de mystère,  je suis fan de W C W,

2002 rencontre des écrivain au Québec animé par michel Garneau

en haut du chemin

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en haut du chemin

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vivre vraiment pendant qu’il en est temps

elle est partie…. et moi j’ai envie de prendre mon appareil photo et de prendre le chemin de la promenade à travers les bois , est ce un hommage, est une envie vitale qui lui survit, une impulsion qui nous relie , est ce elle qui me parle ? je ne sais , mon corps tout entier me dicte cela,


vivre vraiment pendant qu’il en est temps


en haut du chemin,tu seras toujours un pas avant moi

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