Jute sur les genoux et tous les jours entre deux broussailles les nuages permettent de voir un peu plus clair épaississant la lumière qui sinon aveugle réduisant tout le visible à l’espace, l’aveuglement qui n’est plus clarté, l’essentiel cache et rien ne demeure à moins de s’y fondre De l’obscurité arrivé au pied d’un désertLire la suite « des premiers mots nait »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
à pied
S’il fut me voila revenu à ma bonne vieille habitude d’écrire un peu de jute sur les genoux et tous les jours entre deux nuages baille un peu de l’obscurité me dictant quelques mots, mots du hasard, témoins de la nécessité de la saison, mots de la pensée aussi vigilante qu’une nef, elle aussi journalièreLire la suite « à pied »
tisonier
soufflet l’ardence dans les draps soulèvent le souffle de la nuit quand par la fenêtre les étoiles une orange sans pelure acclame comme une voile cinglante entre mes bras la douceur d’une Lune irréelle entre tes jambes cette toison brille tisons entredeux feux tes cheveux les vents caressent par ce rideau les yeuxLire la suite « tisonier »
éparses
elle est venue un jour de destin dans ses robes la poésie et l’odeur des parfums chamboulèrent l’étroitesse dans sa bouche les musiques que je ne devinais pas firent un tombeau à ce qui ne devait jamais advenir les plaines de l’orient se sont noyées dans les vestiges des phares d’un seul jour l’éclat deLire la suite « éparses »
si ce n’est rien de dire
jour sombre d’avant le soleil les picotements de l’espoir les jours d’avant sans gémir je sais que de trancher ce qui me fut vie fut la conséquence de ma vie l’air ouvert de la maison ton sourire d’amante tes joues nègres resplendissent sans que je sois là pour rendre à ton sourire monLire la suite « si ce n’est rien de dire »
souche
Souche d’olivier l’aspiration en creux s’est saisi de la chair l’air donne l’air à la mort de se survivre tout dans ton sourire dément la survie mon air abattu
seuls
Toujours seuls, s’il y a des rémission, des moments ou l’amour nous rapte un soulèvement de terre et tout notre être soulève vers la lumière, est brûlé, la combustion la flamme défigure mais révèle ce qui est l’abime de l’un à l’autre, la flamme est ce pont que l’on traverse et qui s’écroule nous entrainantLire la suite « seuls »
ce mord
les journées privent par le faux semblant sereine comme le fleuve la lumière quand elle est mauvaise crie le charroie du flot ces morts qui me regardent l’apparence le limon agrippé à l’eau les arbres balayent au fond tout reflet interdit sur la rive je regarde passer ma vie sans le sang de la poésieLire la suite « ce mord »
renoncer il n’en est pas question
survivre quand l’amour qui a pris la part belle de la beauté de l’existence équivaut a renoncer à la part belle de l’existence renoncer voila le mot qui tue d’une deuxième mort, reconnait la mort comme la mort, introduit la mort dans la vie la poésie, est ce cela ? tenter de continuer l’effort àLire la suite « renoncer il n’en est pas question »
quoi ici
la question aujourd’hui résonne avec force , pourquoi s’obstiner à travailler sur le blog quand il y a besoin de retrait et de relecture , d’ajout , repenser ce qui a été émis et ne montrer que ce que l’on considère comme montrable travailler autrement , mais aussi inventer une autre façon d’être présent surLire la suite « quoi ici »