Les poussières attardées frisent dans les recoins des lueurs Les motifs de pierres sont comme les dents de la mâchoire Devant nos yeux se déroule la complicité du monde animal
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
abime qui déroule
Il y a un territoire qui ne nous est pas donné, il traine comme une ombre, plutôt il est l’ombre lui même ou il est l’éclairage. Il n’est pas la chose , il n’est pas ce que l’on retient. Ce n’est pas tant de parler du squelette, les histoires et les péripéties, la forme desLire la suite « abime qui déroule »
éternua
Je suis fait de la matière la plus sonore, l’air passe à peine par les espaces laissés libres, la vitesse et les fibres de chair ; le mouvement du train me secoue. Je parle. Certes les mots me complètent. Je requiers l’illumination. Ce que j’ai pris l’habitude de penser comme me définissant, ces moments quiLire la suite « éternua »
rétréci
De toutes parts de telles contraintes que je m’en sens tout rétréci. Sans que le monde en perde son importance, sa dominance m’oblige. Il n’est nul besoin d’écrire. Est-ce une parenthèse accolée au monde, une parfaite concordance, le monde et moi quel consensus et respect des formes ? Il fut un temps où je lançaisLire la suite « rétréci »
Acuité
Que redoutez vous ? les mots sont juste des sons et quand je les dis ils n’ont aucune résonance et ne pénètrent pas, Pourquoi regardez vous dans le vague avec cette acuité ? le corps et l’images sont crispés, non pas qu’ils bougent mais ils se tendent et s’ils sont détendus la présence est angoisséeLire la suite « Acuité »
eau troublante
la trace qu’elle est la trace les jours et des beautés la pierre miroite mène où la main a caressé le grand corps de pierre l’eau troublante la sève de la fleur il suffit d’un regard pour superposer les choses
brou brun
Dans le brou brun et l’immobilité je n’entends qu’un silence sans fin Une voix doucement crève l’obscurité où l’on comprend « souffrance »
Voix frêle
Rester sur la ligne fragile qui nous maintient en vie accumuler – sans cassure – et revenir sur ce qui fait mal n’est pas là où nous monte à la gorge le sel aux yeux les larmes veut dire que l’on ne lâche pas -étreint les larmes aux yeux voix frêle rien ne survient elleLire la suite « Voix frêle »
Vive et fugace
Je pars d’une coquille vide c’est qu’on a du l’ouvrir mais qu’elle s’est enfuie le sujet est donc féminin à en croire la syntaxe mais n’y aurait t’il pas confusion Et pourquoi fume ou fumait elle ? Chaque être a des limites il est difficile de savoir why and how de ce quiLire la suite « Vive et fugace »
Fou dans la mêlée
Dans un soucis d’élargissement dire que quelque chose devant soi devrait être ouvert pour qu’il puisse y avoir un devant, un lieu qui ne soit pas cet obscurcissement, en guise de souvenir il ne faudrait pas laisser devant soi un espace sans l’éclaircir. Une belle histoire s’apprête, on est sorti sans faire attention à laLire la suite « Fou dans la mêlée »