A l’orée de chaque poème, dans le souffle inaugural qui le suscite, il y moins chez Octavio Paz le désir d’une affirmation qu’une sorte de sursaut matinal, un élan quasiment incoercible de l’être, spirituel et charnel tout ensemble, vers l’indéfini du dehors, vers ce qui n’a ni lieu ni forme ni figure – et quiLire la suite « Versant Est »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Théorie des signaux coûteux, esthétique et art
© Jean-Marie Schaeffer , Théorie des signaux coûteux, esthétique et art , ed. Tangence, coll. confluence, Presses Universite Du Quebec » Les oiseaux-berceaux (bowerbirds) sont une famille d’oiseaux dont les espèces vivent notamment en Australie et Nouvelle-Guinée. Ils appartiennent à la famille des Ptilonorhynchidés, qui fait partie des sous-ordre des Oscines (oiseaux chanteurs), qui luiLire la suite « Théorie des signaux coûteux, esthétique et art »
La grande balafre
Même si La grande balafre accroché à la carcasse du monde vieux c’est la solitude coupée de la vitalité vies sur l’autre rive les cent défaites de toutes les défaites plus nettes que l’étincelle la mémoire portée en rive les strates chapelet les graines rouges au toucher comme pour les couver de la paume leLire la suite « La grande balafre »
Ma queue sacrée sifflante comme un naja d’étoiles broute à la massivité noire velouté la grenade crépue plus forte que le renoncement s’entrouvrent les lèvres l’extatique pulpe sinueuse bouche les muqueuses de la douceur voile la clarté une attention soleille au bord de l’oeil ton fiel la contrariété de ta violence !dégonfle vieille barrique !Lire la suite
Soi un aboriginal
soi un aboriginal ? Soi un aboriginal ? fossé le pas est grand et le monde est vaste et va si vite si vite qu’il en devient fou, à mes yeux, de moi qui suis resté un peu en marge, un peu aborigène, un peu seulement mais tant que j’ai mon cul sur le sol queLire la suite « Soi un aboriginal »
le sang épars ou l’écho de Glissant
Non pas l’oeuvre tendue, sourde, monotone autant que la mer qu’on sculpte sans fin – mais des éclats, accordés à l’effervescence de la terre – et qui ouvrent au coeur par dessus le soucis et les affres, une stridence de plages – toujours démis, toujours repris et hors d’achèvement – non des oeuvres mais laLire la suite « le sang épars ou l’écho de Glissant »
déshéren_ce
Ma queue sacrée sifflante comme un naja d’étoiles broute à la massivité noire velouté la grenade crépue plus forte que le renoncement s’entrouvrent les lèvres l’extatique pulpe sinueuse bouche les muqueuses de la douceur voile la clarté une attention soleille au bord de l’oeil ton fiel la contrariété de ta violence !dégonfle vieille barrique !Lire la suite « déshéren_ce »
esperanto desespérento
…les langues multipliées multiplient les imaginaires . En passant à l’acte d’écriture on en déstocke le trop-plein en restituant une bibliothèque d’histoires, d’énigmes et de rébus. A la parole spontanée se superpose la parole invisible, on passe du conscient à l’inconscient en dérivant de la langue au langage. on donne aux mots une deuxième dimension, élaboréeLire la suite « esperanto desespérento »
Verglas balte
Comme quoi faut pas désespérer et se résoudre à être perçu comme une garbure sur le feu une fiente à travers les couches des graisses centenaires d’un relais du XVIII ( je pense à celui de Maubourguet mais est il du dix-huit-Hième?) , allez savoir pourquoi ? entre les mains d’un cuistot saxon qu’aurait lu onLire la suite « Verglas balte »
_elle lil
Ah les îles ! les ténébreuses îles filantes les gueuses les pubéreuses filles îlantes