le sang épars ou l’écho de Glissant

Non pas l’oeuvre tendue, sourde, monotone autant que la mer qu’on sculpte sans fin – mais des éclats, accordés à l’effervescence de la terre – et qui ouvrent au coeur par dessus le soucis et les affres, une stridence de plages – toujours démis, toujours repris et hors d’achèvement – non des oeuvres mais la matière elle même dans quoi l’ouvrage chemine – tous, liés à à quelque projet qui bientôt les rejeta – premiers cris, rumeurs naïves, formes lassées – témoins , incommodes pourtant, de ce projet- qui, de se rencontrer imparfaits, se trouvent solidaires parfaitement – et peuvent ici convaincre de s’arrêter à l’incertain – cela qui tremble, vacille et sans cesse devient – comme une terre qu’on ravage – épars. 

(© Edouard Glissant, le sang rivé)

 

 

ma poétique se retrouve dans ces mots et cette façon de regarder, de concevoir et de se situer

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