écrire comme un long chemin mes pensées se mêlent au paysage fermées ou plutôt en boucle me font revenir sur moi même sur les anciens poèmes alors que je marche alors que je traverse alors que je rencontre alors que je relate alors que j’avance que je cueille des brins d’herbe sur la route queLire la suite « parle presque »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
d’une fatigue grise
à tous petits pas les yeux enfouis dans les deux à deux pas de mes pas les fougères déploient ce qu’elles peuvent de leur vert elles ont des pointes qui rougissent aux mousses pensant à l’eau le lac et de la fonte la regorge de l’Océan froid ou pas si chaud les mains dansLire la suite « d’une fatigue grise »
plonge dans l’eau la fatigue il n’y a rien que le corps près de l’eau
drains
suivant l’arrêt, à l’affut et n’attendant rien , se dire qu’il faut ouvrir les yeux et un peu la bouche pour parler attentif à ce que l’on draine
en attendant
Les mots sont lourds, aussi lourd que la pesanteur de l’arrêt, comment expliquer ce décalage ? le chien à l’arrêt n’aboie pas , ne détalle pas, il attend immobile que la proie bouge là pas de proie pas d’issue, une immobilité seulement due non à la fixité de la grammaire mais du fait que laLire la suite « en attendant »
car go
La rencontre d’un cargo chargé de brume les couleurs claires des caisses closes sans plus d’éclat que les jours quand il n’y a pas de tempête surchargé des mauvaises nouvelles du monde les gens contrairement à avant ne saluent plus sur son passage le haut voilier les cris de joie ni les fleurs surLire la suite « car go »
Pour une carte en majuscule
http://www.lauremorali.net/ suivre l’écriture de Laure Morali qui me fait songer que l’écriture ne peut se suffire de décrire mais s’étoffe d’un vertige qui ne peut s’exprimer autrement qu’en respirant , certes mais gagne à se pencher sur et insuffler le réel , le dire quand à lui laisse venir à soi ; je résume laLire la suite « Pour une carte en majuscule »
sombre
L’ombre mange l’ambre impunément une frange humide déplie le flanc les pas sont sans but empreints sur la plage quand surgit le cheval et la détonation des traces de sang ne sont que acquiescement et la vie fourbue à deux pas l’évènement d’une saison sèche on dit d’une friction qu’elle entretien le feu maisLire la suite « sombre »
Dissension
Tandis que sur le hamac tu rêves aux turpitudes des baleines aux dissensions des phoques et à la dislocation des pôles en désaccord fracassant la branche ne concevant pas son appartenance au rhizome et se pensant racine car de sa vue inversée émiettent des sons fusant une formule mathématique quand en cuisant elle n’est plusLire la suite « Dissension »
je te lance une corde et tu l’attrapes sans hésitation Tu me dis viens danse sur moi mon cœur Un coup pour te faire la cour là où il fera noir m’abat