Fille de l’aube Mord le brin coupant Air du fil de l’herbe deux pieds sur terre Pas de boue ruisseau étincelant ruisseau désaltérant éléphant, grenouilles et femmes qui papotent les cannes les bambous de plus en plus fous le givre du matin tard dans la nuit j’ouvre un livre je sors dans la nuit chaudeLire la suite « xylophone »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
disruptif
Au seuil d’une vie entre la graisse et le vélo, hachant la répétition des motifs, pris dans la matière même de l’autogenèse le flux loin d’entrainer dans un courant nous maintient immobile. C’est alors que rompant la structure par l’étonnement et un mouvement disruptif la figure préadolescente de l’Une surgit sans corps au milieu duLire la suite « disruptif »
Alizarine
Je suis allé au magasin le long de l’avenue. On peut s’y garer et c’est sur mon chemin. Je vais d’habitude chez le traiteur chinois mais j’avais envie de revoir la vendeuse, d’une chevelure longue et noire qui la fait se soulever de terre, vent perpendiculaire. Elle a du chien, pas comme un lévrier afghanLire la suite « Alizarine »
Visage dévoré de liane
Au sortir d’une calme forêt de nuit, piétinée par l’humanité des sanctuaires comme de splendides éruptions dans le visage, jeunes frises de pierre secouées du rire des singes. Comme les rides des chemins tailladent cet entrelacement de bois pas de rivières mais des marécages par endroit où l’eau s’assoupit et la luxuriance. Un tigre, desLire la suite « Visage dévoré de liane »
Le phare
Il y avait les escaliers hantant qui tournaient, peut être en colimaçon ou en limace, c’est comme ça que le rêve finissait, en queue de poisson. Et la nuit me libérait de la tempête, l’escalier montait encore et encore à l’intérieur du phare, une à une les marches de fer pressaient d’accéder au dernier étage,Lire la suite « Le phare »
Or opposite when it blinks
Toujours être celui à coté de ou au dessus au au dessous ou derrière Pas tant que la tête à l’endroit ou à l’envers se regarde par en dessous ou en travers comme un avion lâche une bombe marche de travers d’un pas de Sénateur Pas de coté rétroviseur en diagonaleLire la suite « Or opposite when it blinks »
Chanvre et lin
Indéfiniment Féminine amplement à la date de l’avent la masse jonche odeurs d’irruption féeries biscornues si dans la mare le poisson la taille d’une bicoque elliptique narcotique l’ambivalent placenta nonchalant morcelé musculature chaloupée d’une épée trempée
Morsures de la muses
debout nu dans l’aube d’une eau sillonné des morsures de la muse féminine la masse d’odeur musculature
la haut
Seth vint jusqu’à la source, déterra l’idée à la forte odeur de femelle, l’étala sur la promiscuité de la mousse. La source est toujours un endroit humide et les lichens et les matières spongieuses jusqu’aux herbes d’eau les plus rampantes comme un bras dans la gorge sèche. Un lotus émerge de la surface opaque commeLire la suite « la haut »
Entre les gouttes
Ensuite comme avant les gouttes de pluie la jeunesse de la lumière à grands coups de pinceau est plutôt blanche Gonflée d’eau saturée La montagne des pins penche une ondulation lucide pointe le filtre de l’enveloppe verte Sans limite le monde une perle une marelle à cloche pied aveuglante déchirante main posée reposée vacilleLire la suite « Entre les gouttes »