la haut

Seth vint jusqu’à la source, déterra l’idée à la forte odeur de femelle, l’étala sur la promiscuité de la mousse. La source est toujours un endroit humide et les lichens et les matières spongieuses jusqu’aux herbes d’eau les plus rampantes comme un bras dans la gorge sèche.  Un lotus émerge de la surface opaque comme un tremblement du silence quand le son est saturé et que le cri reste dans la gorge, hors de propos, et d’atteinte, quand rien n’est à portée, que le râle à venir dans le bois et la pente des roches contrarie l’onctuosité menaçant d’érafler à la chaleur.

Dans la sente ou dans le creux la voix circule avec le vent elle cherche la lèvre humectée :

debout nu dans l’aube d’une eau

des morsures de la muse

languide musculature  massive

Elle vint sur le haut s’irritant de la lumière, de la sécheresse aride du bout des seins, les pieds cachés sous la robe. Une dureté  est un chemin lissé entre les contreforts des failles, sur les bas des veines l’ombre  ni elle ni lui ne purent voir ce que le sombre contractait, une boule aqueuse, des piquants humectés d’eau, une cache il fut dit que l’esprit y logeait, la pulpe, rugosité du soleil et âpreté de la hanche, il fallut réunir, des tracés désertiques. Songe que le corps et la pensée regorgent d’eau, au faîte du roc il n’y a plus que l’air et le vide qui s’ouvre à plat.

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