barre adroite

Quand à la perte d’amour oh ! l’objet se retire

la fièvre devenue folle se pose sur les lèvres

 

Refuse la perdition

 

Le seau jusqu’au fond pour rechercher  l’eau

des mots de teint

jouent à perce-‘étoile

cuistre cuite

chantante et ivre

s’agrippe à ce qui chante

 

Lucioles frémissent se souviennent des lèvres

les sushis électriques veulent aller à Tokyo

 

hiroshige

 

Les yeux blessés caressent le torse

Oh les divines hanches

radieuse bombance

jouent à oscille-Lune

font semblant de croire et se forcent à rire

laissant le parquet triste

valser la valse en trombe

 

Salace ni solitaire

la tête est dans le seau

d’avoine ou de saké

la balade sourit

langue et dents

songe du fauve

ondulent et roulent

Urbis et Orbis

rentrent le ventre

 

Juste douceur

la bouche pleine

danse sur la table

décochent ensommeillées

les mâchoires paradoxales

et voluptueusement

jouent à perce-grillage

 

oceania

Brumes

Vers le soir je suis monté dans l’orage

Des arbres comme des sanglots

Pointes de langues taillées dans les mousses

Pluies quand s’enivre la brume

Longues traines qui dissipent la douleur

Plantent le silence dans les mots

Rêvant ensemble de la mobilité des lunes.

Shi Tao
Shi Tao

femme ou fleur

Poussée la tige

L’éclosion fleur

 

L’eau dévale

 

Pigment ferme

Bouche d’envie

ernst

eaux de soirs

S’en fut vers la Montagne me mirer dans l’eau

La pluie tout autours du saule en dissuada

Dans un bol de thé dorment les eaux ennemies

 

odilonredon

Ombre

Si l’ombre n’est pas cette bienfaisance et l’abri de la lumière

 

Considérée comme telle

crue et diaphane

morsure de la lumière

 

Le corps lui même pénétré abandonnant toute densité

 

Comme une larve sous le corps de la terre et y cédant ; une cellule espaçant les points de l’incarnation jusqu’à devenir lueur disparaissant quoique lumière mise à nu caressante serait elle violence et fatigue ?

 

Toute trace d’ombre est en soi

un repos

non une limite mais

une permission

une possibilité

dans le sens le plus fort  de pouvoir

même caché

se reconnaitre comme corps

 

Lustre un verre

pétale irisé

luxe évanescent

insaisissable

 

Comme un grain aspiré par l’entourant

 

Lamber Sav, installation d'eencre
Lamber Sav, installation d’eencre

 

La matière un recueillement

une manière de faire alliance avec le temps

portant en soi

le silence

les traces

l’irradiant

à cette ombre

comme une substance intérieure

étant ombre

non par rapport

mais en soi

 

Magnifiant le réel auquel il renvoie

 

Ramené en contradiction

dans l’obscur au vif  allusif

 

Bram van Velde , litho
Bram van Velde , litho

La paix de l’esprit, inventivité néanmoins comme des mouvements harmonieux de brasse se fondre

Dans l’eau

Néanmoins il peut ne pas y avoir d’eau, il n’y a pas généralement d’eau dans le quotidien,

souffle, créer l’espace en soi une paix comme une trainée blanche, neige fleurant bon la vie comme une trace de pas blanc s’enfonçant dans la douceur.

Une grande inspiration parfois déborde, s’installe comme sur les étincelles d’une étoile, s’assoir à califourchon au dessus d’une branche, les jambes ballantes. shin ~ en  silence enfin de respirer le feuillage tout entier et parsemer les fleurs du cerisier dans le nez comme du pollen et bouche ouverte, siffler.

Il s’agit simplement de rompre ce qui est désagréable, même imperceptiblement,  à la paix de ce qui est agréable, correspondance vers l’enfance ou se sentir très vieux vouloir cela même qui nous fait plaisir, beauté bienvenue du délassement après ce qu’il nous faut appeler un tiret ~Megumi y verrait une succession de vagues ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

bien plus efficace qu’une virgule et puis surtout ce n’est pas vraiment une virgule mais plutôt un retour à la ligne, une page se tourne sans se froisser, un doux bruit du mouvement du doigt frotte l’air avec la souplesse et l’harmonie de la douceur ~~~~ l’apaisement quand l’esprit se détourne et cherche ce qui lui fait du bien.

Ni intentionnellement l’esprit en repos, plus conforme à un chat en boule ou à des feuilles de thé flottant à la surface.

 

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Respirer ? si respirer

L’onde retrouve son cours, frémissement au lieu de cela un tiret retourne à la ligne et sur la page le bien être gagne.

La paix de l’esprit, voila bien ce que la fatigue d’exister et l’inconfort de vivre nous emmènent à prendre au sérieux et pénétré de cette idée dans la verdeur rendre l’existence paisible puis résoudre la tension, que j’évite une fois dans le bain et relâché.

La respiration en revanche ou l’abstraction de pouvoir respirer une fleur de violette considérer la brume harmonique fussent elles et violette et brumes l’une au pied d’une eau stagnante et pourrissante et la brume disposée élégamment se confondant avec la pollution, cheminées et trains, un rythme calme.

 

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mais le confort de l’âme détourne vers le papillon posé sur mon doigt et je sens le battement de l’aile.

l’or dans l’ombre fait l’effet d’un feu

juste de quoi réveiller l’opaque

l’oreille sent les variations étroites

 

l’essentiel ténu ne se prononce plus

 

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Oreilles

Un tronc se pare d’écorce

broutant la brousse repu de soja

deux oreilles lui font la nique

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intègre dans la trace

le poème se dit Lumière

rien n’est moins sûr

une marche

déporte aux bords

ou s’évanouit

 

même en l’absence

le souvenir

immergé dans la tristesse

N’être sans être

musique se perd dans le point

tenu pour incertain

note hissée

sans hauteur ni rehaut

 

mais douce

 

en suspend

le temps voit la cerise

une hésitation

dans la ronde chaude

mais rompue

intègre dans la trace

 

Cavalli, Music
Cavalli, Music

barbe de l’un

Hisse le ton des gorges chaudes

un filet se raréfie mais impacte

peut rendre malade quand la nuit vient

ou que s’évanouit

la beauté alitée aux bras du lit

même en l’absence le souvenir de l’œil

l’éclat grossissant du verre

voit le masque immergé dans la tristesse

de celle qui

en ombre chinoise derrière le paravent

le papillon et la grue un soir se sont mêlés

sans effusion

et sans en dire plus qu’il n’eut fallut

 

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