sans temps attentive à la distance et soumise en cascade
le corps sans prise ne repose sur rien
sans temps attentive à la distance et soumise en cascade
le corps sans prise ne repose sur rien
Mais pourquoi faut il se réveiller ? Le sommeil est un état paroxystique, je reprends la forme au réveil je suis tordu comme tous les jours même si ça passe et que le fil se détend, me déroulant de nouveau dans une succession d’anneau du jour, j’ai essayé de faire comme si je dormais encore mais une nausée m’a pris. De dormir étais-je replié ou en inspiration ? Je n’ai pas vraiment la sensation de croître. Rythme insensé d’un autre règne où je me vois me dépliant, redeviens aussi petit et fripé qu’un nouveau né ne laisse plus filtrer que la lumière pour atteindre cet état du repliement et me relâchant pour la journée.
Aussi à nos étages supérieur je me vois dans ce silence d’une floraison humide ou bien mes canaux poussent à la verticale et ces phases ne sont que les fermetures par intermittence des montées de lune .
Non que j’y prête attention mais ses haut talons et sa frange noire m’ont quand même fait de l’effet
C’est dire qu’en fait j’y prête attention
J’ai même été surpris par son parfum, aigre, acre, sans rapport avec un plat de crevette, ou alors crues plutôt que cuites dans un bain d’épice
Elle a commencé à me parler, son regard est celui d’un bœuf, pas d’eau claire ni d’humidité verte d’un coin d’eau, comment s’y promener ?
Je déteste les métaphore, mais je pense vraiment à des galets mouillés,
ce n’est plus une métaphore
l’esprit est lourd, je regarde la réalité et ne passe pas au travers de la couenne opaque
contourner par la métaphore, prendre un bain de pied frais quand ils sont agités par la répétition de la marche, mes chaussures redondantes sur le goudron, la poussière ou le carrelage
Je pense rêve ou havre aqueux, je me soulage
ah, une chose encore,
comme remplacer le pronom JE
mais par quoi, une dynamique,
un mot qui englobe le sujet dans l’objet
mieux une couleur, un écho dans le temps
Il faudra y penser, je la regarde passer sans broncher.
Ce n’est pas que rien n’a d’importance ni que le bruit signale à son attention
[des cents et des cents de petits bruits énervants
sur la muqueuse des jours une éruption]
écoute le bruit des feuilles et du vent
éprouvette éprouvante, sujet enfin sorti de la solution/l’équation dissolue
absoute
L’air plus libre que le cube, sous la souche, détours en chemin venir à dire que l’on écoute plus/ il y a plus
plus n’est simplement plus ou retombé ou envolé ou éclipsé
[reste seule la question
ou l’impossibilité de prêter l’oreille
aux pointillés]
La joie toute simple tire sur le visage et le thorax pour former l’équivalent d’un sourire,
exprime le bienfait d’être en VIE et de ne plus sentir les picotements des infinis tiraillements quand seuls survivent les écarts entre les particules et les tons

Soudainement par la fenêtre fermée
la pie dans l’air
allers retours (entre Hébron et
les branches de l’arbre déclament un refrain
avant élagage
agitent les mains qu’elles ont aux feuilles
creusent une sortie, est-ce le lierre qui grimpe aux murs ?
les barbus laids
la pie danse pardessus bleu se pose sur le auvent siffle glousse rambarde
penche la tête et dit non du bec dur
et puis s’envole.
Pas de page à mon carnet
l’écriture volatile
le cuir renfermant l’attention
je pourrai décrire la jetée
me jeter à l’eau sale
suivre à la nage ce pétrolier
Ce bois blanc lui faire des oreilles un nez l’agiter devant la préfecture il reste ton visage mon pied shoote dans cette bouteille vide
je progresse de vide en vide sans me souvenir dire que je vais nulle part me heurte à un bout de phrase
je ne la jette pas
elle tombe
non sans fond ni ne flotte elle disparait de la vue qui elle flotte comme le bouchon
toutes ces choses foncent dans la nuit comme un train vers Orion les verbes en ir ne convienne pas la chanson en if se met à parler.
sans volonté et ne renferme rien
Les assemblages permettent de réverbérer un clair obscur incertain à la lumière de notes d’une musique ou la salamandre d’un émail mord la voix : on suit le fil incertain sur le chemin du rasoir se blessant à chaque pas, à chaque écart du larynx, un pansement à chaque doigt arrête les saignements. Dans la bouche du long tubulaire qui ne mène qu’à lui même poursuit une hallucination de clarinette basse, un soupirail est levé, le danger semble vaste un vase labyrinthique une fois soulevé le chapeau, il ne s’agit plus de perdre. Pas par peur. Par la plus grande vigilance les paris sont élevés, glisser et on meurt étouffé, dévoré par les rats. Chaque pas soulève des flaques de stagnation, indignation, un amas de bohémien chante sur l’ile et affutent les instruments, la voix parvient caverneuse, pas de vision de printemps ni d’aube mais quand sortir du tunnel ? Il faut opposer aux aléas aux passant, vivre nous heurtent. Ma grosse colère attachée aux sourcils, coup de fusil, je vais a contrario sachant que je dois arracher, déchirer la la plaie et filer d’un bon pas. Il n’y a pas de cicatrisation, l’évangile en est plein. j’entaille, je soulève un coin de peau sens palper l’organe et l’orgasme est un spasme. la fille me sourit. je laisse les mendiants mendier et les mourants mourir .

Après des nuits et des nuits sans sommeil, finalement prendre conscience du réveil. Ce n’est pas qu’il fasse beau ou que la traversée fut rude mais le moment est propice au réveil. Le voyage comprend les jours aussi bien que les nuits. Sur la grève allongé cet indéfini d’une eau qui s’achève et un sentier dont on ne voit que les premiers grains de sable, brins d’herbes l’ombre dévorant et la claudication sont le chant d’un oiseau. Papillons font signe que le moment est venu, l’aube respire et envoi un souffle anodin. Se tourner sur le dos et regarder le soleil, la direction importe peu, une force habite le moment et l’évidence emplit. L’autre me dit qu’évidence et incidence ne sont pas le signe d’un vide ni d’une cassure mais profite d’un instant où l’air perce, pour reprendre son souffle et malaisément sans mimique soupirer dans mes bronches.
Je quitterai sans pleur
sans pleure la terre inculte
vertébré qui grogne
grognent les nuées
filoches vers ses brumes qui trempent

les mousses les champignons les arbres de la la montagne l’edelweiss et l’Everest les fleurs attardées les chardons et l’âne
chaque crissement
mon pinceau et mon œil
gens vifs instruments de la fête l’eau qui tombe du toit et les gens pressés qui courent pour rentrer chez eux emplissent de lavis
par à coups
chantent mon corps
une flûte
une longue trainée noire
n’en finit pas de laver
l’eau dans le baquet
choses de la ville
restent accrochées aux murs
sale à la surface de l’eau savonneuse que l’on jette dans la rigole

que boivent
limace qui s’entortille
fil barbouillé du temps
sur le fil
une goutte s’y dépose
goutte que je dépose
rosée
ombre mouillée
sur mon lit
genêt dans la main
Pour ne pas dormir du sommeil du mort, dire ce qui vient à l’esprit avec la charge électrique de la baïonnette qui rentre dans le ventre, sans métaphore accompagner du cri ce mot qui monte et vient au lèvre, il se doit d’être juste. Qu’en sait on ?
Un mot fait déclic, il éveille le sens de nos jours, de nos nuits, du barrage installé sur la pensée d’autrui qui vient contrecarrer la mienne et puis ce que l’on pense à la surface des jours n’est qu’un tapis où l’on ne peut pas marcher, on se dit alors « loupé en pensant loupe, La vigilance est la possibilité de l’écart ou du contournement surtout quand l’engourdissement nous amène droit vers le fond, et que la prose et la bienséance n’ont pas assez d’une personnalité irrévérente pour retourner le commun comme un oiseau qui chante faux dans sa cage.
Est-ce être dans un fleuve, plein de boue où l’on ne distingue pas tant qu’on puisse avoir le sentiment de l’illumination, j’en prends pour preuve ce grimaçant qui semble prendre plaisir à cet immédiat qui fait de lui un poids mort qui sombre, les cadavres flottent aussi , alors nager, d’un beau dos crawlé , pour voir le ciel e les nuages et oublier l’eau
Suis je dans l’erreur et vais – je sombrer, pourrir sur les marais si jamais le mouvement arrête ?
Ce serait passer au crible ou au peigne fin la moindre de ses envie et comme au poste frontière, « oui vous pouvez y aller » se défier du quand on est déjà presque mort de ne pas relever la tête hors de l’eau, au contraire être comme un chat dans l’eau et griffer l’eau de l’impossibilité d’acquiescer à ce qui est contraire.
Il en de même du style et de la langue. J’aperçois au loin le barrage qu’on construit les castors, cela fait il d’eux des résistants, seul m’importe de me réveiller et de penser que je ne suis pas dans l’erreur, l’éveil alors est nécessaire.