francophonie

Jean Pierre Siméon et la francophonie

dans l’introduction à « ma peau est fenêtre d’avenir » , « JEAN PIERRE SIMEON dit de Tanella Boni :
« 
L’invention de la langue et, à travers elle,des incertains secrets qui unissent les hommes sous le défilement incessant des ciels et des jours, telle est sans doute la première tâche du poète. Mais il faut préciser : la langue n’est pas un moyen, elle est bien davantage: un lieu, la demeure imprévue que se batie la conscience humaine, sa vrai résidence sur la terre. Voila qui fait l’idéale fraternité des poètes: leur engagement commun à élire dans la langue sa part réputée inhabitable, ses chambres closes, ses pièces interdites et ses fenêtres oubliées. Quand il ne s’agit pas comme c’est le cas le plus souvent, d’ouvrir des fenêtres et des portes où la langue est murée. Cette ouverture inespérée, ce bousculement des limites, ce réaménagement du lieu propre à la poésie, ils agissent doublement quand les poètes qui les opèrent sont eux même « étrangers dans la langue » . Langue alors refondée, régénérée par l’ailleurs.
… Si l’expression poésie française a un sens, ce ne peut être que dans la reconnaissance de cette appel d’air qu’elle provoque dans notre territoire mental, toujours menacé de confinement satisfait,. Oui, si la poésie est cet éloge de l’autre et de l’ailleurs dans la langue, nous avons tout intéret à prèter l’oreille à ces paroles des lointains qui offrent aux français une profondeur et un accent , au sens propre , inouïs. »

Benat Achiary


Benat Achiary , j’aime ce chanteur basque ,
d’une liberté et d’une force dans l’improvisation , il donne tout sa voix devient la montagne l’oiseau , il puise aux traditions basques , rejoint les navajos , a travaillé avec tout le monde ( lubat , manciet , lasserre , pedro soler , étage 34 , holmes , serge pey et j’en passe et des meilleurs …. ) à couper et renflouer le souffle ,je suis ému quand je le vois , il est de ces hommes de mon pays auquel je fus arraché , il est un homme auquel je ressemblerai si je pouvais ,

sa voix s’élance , vertige de l’oiseau qui martelle le roc de la montagne , de l’air qui attise le feu de la forge , et puis se fait douce jusqu’à rejoindre le silence ,

là il prend un livre , un recueil des poètes tangs , ghérasim luca ou pessoa , et se met à lire ….

La poésie est là , dans la voix dans le coeur , on est bouche bée , tout se rejoint ,

il organise tous les ans un festival des musiques du monde qui se croise et s’entrefilent , de toutes les musiques , de la poésie …

à Itxassu au coeur des vieux chênes et des monts basques , cette année il rendait hommage à jean Malaurie ,

l’art , la fête , la découverte de soi par la voix , la nature grandiose est là , mais moi je n’ai pas pu y aller !

il est avec charles Lloyd et jeanne lee et d’autres magiciens, une de mes plus fortes inspirations.

patiner

enfin un poète qui ne met pas des majuscules à chaque embout de phrase, vers, ok ! dès lors où il s’émancipe tout en en payant l’hommage des règles versificationoire comme patinoire,

il reste les virgules, hélas !

JEAN CLAUDE BABOIS

je suis en train de travailler à l’illustration d’un recueil de jean claude Babois,

Cet écrivain est actif dans la défense de la langue occitanne et écrit en occitan et français , il a fondé et animé, de 1976 à 1982 la revue de poésie « esquisse » et a créé en 1977, l’association culturelle « l’Espaventau » et est président de Provença Terra d’Oc,

Simbad

Simbad ou le voyage au blog

extrait du blog de SIMBAD DETARI, http://www.simbadi.com , cette magnifique définition du voyage.
A voir des découvertes poétiques , des mondes sortis d’un coffre merveilleux de marin globe trotter , des photo de femmes qui envoutent plus surement que Shéhérazade,
ne pas oublier de jeter un oeil au blog solarplexus http://solarplexus.over-blog.com en lien et de regretter de ne pas parler l’albanais , il demeure que ce cri de liberté est perçant et nous rappelle à l’inéluctable combat que la poésie ordonne, les frontières réouvertes, les barbelés tranchés les membres de nouveau en mouvement il est audible pour tout homme l’appel irresistible des sirènes du voyage, vers l’autre , vers soi comme une promesse longtemps tenue secrète…

… Enfin, allez Simbad, dépêche-toi, dresse les voiles ! Dans un instant, nous partirons ensemble pour des voyages sans retours dans l’inlassable quête sur l’esprit humain : cet éternel inconnu …

Anne Slacik

Anne Slacik

j’ai reçu une invitation à cette magnifique exposition de Anne Slacik à la maison Triolet/Aragon, j’ai été saisi par cette peinture puissante et sobre qui nous offre un voyage dans la couleur et l’espace, nous invite à nous immerger dans l’essence même de la nature, à participer à cette magie dans l’acte de peindre,
Voila une peintre qu’il faut absolument connaitre, d’autant plus qu’elle a travaillé avec beaucoup de poètes.

à visiter son site qui nous réserve de magnifiques surprises ,
quelle superbe découverte , merci internet !

exposition LONH-Peintures Maison Elsa Triolet – Aragon , St Arnoult en Yvelines

du 10 février au 15 avril 2007

www.maison-triolet-aragon.com

 

( à noter mais je ne sais pas si cela a un rapport , que le titre de l’exposition , LONH, est aussi le titre d’une superbe composition pour violoncelle de la superbe compositrice finlandaise
Kaija Sariaaho)

marie jo thério

marie jo thério

à écouter d’urgence les chanson « le café Robinson » ou « arbre à fruit »que j’aime tant !
podcast

« j’voudrai être large comme le desert
je voudrai couler comme une rivière »


Marie Jo que tu es belle , tu es la beauté même toute en frisson !

si étrange et si proche comme une écharpe dont on s’enroule quand le vent ramène trop d’embrins sur mon rivage ,

ton murmure oiseau shine sur ma grève

Marie jo Thério sur le blog esprit nomade

bernard noël

Bernard Noel peintre

réflexion très interessante sur l’art et la peinture de Bernard Noël at http://tessons1.canalblog.com/archives/2007/02/21/4069617…

ces quelques réflexions me semble nous faire réfléchir profondément à l’attitude face à l’art , la réalité , soi et aller retours car mon impression est que l’on revient en boucle au point de départ sans jamais pouvoir se perdre de vue , mais la posture est passionante

kaija saariaho

KAIJA SAARIAHO , compositrice finlandaise au charme étrange et méditatif , entre orient et occident ,

je longe son chemin avec émotion depuis un moment déja , elle chante envoutée les oiseaux de Saint John Perse , fait appel à Amin Maalouf pour un voyage de sirène dans  » l’amour au loin » , amour de l’amour à l’aimant du chant voilé oriental , éternel retour entre deux rives , la sérénité cosmique des jardins japonais étincelle dans les fleurs en reflets des nymphéas … et tant d’autres voyages encore !

entre sensibilité exacerbée et émotion retenue son voyage nous amène de la pureté originelle ( flute et voix) traverse les routes des arts savants d’orient et d’occident et nous lache dans l’océan de la modernité ( voir l’article en lien), l’air de rien l’esprit lévité le corps en suspend , la légéreté s’allie à la puissance métaphysique , d’un coup d’un seul , comme un pas assuré franchit la distance de soi à soi dans deux mesures du temps

être et jouer si l’on peut dire

extrait de  » l’énergie du sens  » de edward Bond

la seule sagesse que nous enseigne la souffrance est que rien ne nous obligeait à souffrir- si ce n’est notre mortelle condition et la grande faute du temps ,

……. peut être sommes nous d’abord devenus humains quand nous nous sommes découvert acteurs et avons perçu l’acteur en autrui ? quans nous avons découvert que nous pouvions – apparemment vivre ailleurs que dans le mensonge : ce qui a toujours fait de l’art une quête désespérée de la vérité , pas la quête du succès ou du procédé qui ferait fonctionner X Y ,Z , mais de la vérité parce que nous étions condamnés à la tromperie – ou pire encore- à la confusion .

charles Juliet, le poète qui pour moi a surtout écrit les ‘entretiens avec bram van velde’ , là est extrait de son journal (éd.p.o.l ) « quand tu me dis ta soif ,tu calme la mienne ».

« la norme,ds notre société,c’est la mort de l’âme. De sorte que ceux qui cherchent la vie ne peuvent que se sentir coupable. »

« La pire des solitudes,ce n’est peut-etre pas d’etre
physiquement seul.C’est de ne pouvoir communiquer avec soi-même. »

(charles Juliet :Journal 3 -1968-1981ed:p.o.l.)