suling

Jasmin en vol papillon, seul de tige en belles ailes le bariocolore étire les mailles en soubresauts triade sa mature calligraphique comme une offrande, frèle prière et clair ajour la lune au petit matin renvoit la matitée à la nuit opalescence noctambule matiné le maté entre etherenvol surenchère cap pointue meurt blème syrinx  les couleurs circumvolent en volutes bleues collation argentine  les tranchestringle appellent les méridiannes opacité ou  hémisphère à l’aune de l’évanouiescence de l’air , balantremblement végétal et feutiraillement de la terre montagne si proche , envoutement cosmodiluvien l’océan danger heureux de la mer , tresses graminées sur les cactées gémissent,

© L S, 2004

ce mariage entre des sons karmadialogues rapprochent incessamment les flutes des traits filés en une philosophie imperceptible mais qui m’engloutit .

faire ailleurs

« Gascons, nous sommes restés batailleurs, mais non des engagés. Si les capitaines Manciet ont fait merveilles lors de nos guerres de religion, ce n’était pas par conviction religieuse, mais pour le plaisir de la « belle guerre » . Jamais notre langue gasconne ne fut aussi musclée qu’au temps de Montluc, du Bartas, puis de Guillaume Ader. Je suis écrivain occitan pour le plaisir de ferrailler encore. Je pille les anciens et les modernes, je cambriole les tiroirs des poètes arabes ou anglo-saxons, je vole le peu qu’on peut voler aux grands penseurs, je taille dans l’ancien testament, où le gascon peut s’en donner à cœur joie.
(…) j’ouvre grand les portes à tous les écrivains occitans qui ont du sang dans les veines, et non de la phraséologie, en éliminant sans pitié ce qui gémit, soupire, pleurniche, ondule.  »

© Bernard Manciet ( Entre Gascogne et Provence, itinéraire en langue d’Oc; Jean luc Pouliquen,)

© L S, Quixote, 2005

no comment , en effet ! si ce n’est que ferrailler rime avec ripailler et non avec empailler comme d’aucun semblent le croire

faire ailleurs

« Gascons, nous sommes restés batailleurs, mais non des engagés. Si les capitaines Manciet ont fait merveilles lors de nos guerres de religion, ce n’était pas par conviction religieuse, mais pour le plaisir de la « belle guerre » . Jamais notre langue gasconne ne fut aussi musclée qu’au temps de Montluc, du Bartas, puis de Guillaume Ader. Je suis écrivain occitan pour le plaisir de ferrailler encore. Je pille les anciens et les modernes, je cambriole les tiroirs des poètes arabes ou anglo-saxons, je vole le peu qu’on peut voler aux grands penseurs, je taille dans l’ancien testament, où le gascon peut s’en donner à cœur joie.
(…) j’ouvre grand les portes à tous les écrivains occitans qui ont du sang dans les veines, et non de la phraséologie, en éliminant sans pitié ce qui gémit, soupire, pleurniche, ondule.  »

© Bernard Manciet ( Entre Gascogne et Provence, itinéraire en langue d’Oc; Jean luc Pouliquen,)

© L S, Quixote, 2005

no comment , en effet ! si ce n’est que ferrailler rime avec ripailler et non avec empailler comme d’aucun semblent le croire

…Car le corps est monde et l’âme s’y défroisse.

©Beñat Axiary , parlant d’édouard Glissant et du tout-monde dont il souhaitait la bienvenue en terre basque , et particulièrement à Itxassu , Errobiko Festibala


…Car le corps est monde et l’âme s’y défroisse.

©Beñat Axiary , parlant d’édouard Glissant et du tout-monde dont il souhaitait la bienvenue en terre basque , et particulièrement à Itxassu , Errobiko Festibala


torrent’ elle

cette distance là
je la caresse comme un torrent qui mêne à la mer ,

comme une faille d’où surgit la lumière

ma propre obscurité nourrie des dessins à l’ocre de peau ,

la blancheur de l’esprit m’habite dans la fermeture pesante de la roche

qui ,
en cercle me laisse libre par inadvertance

la terre a un chant qui toise
me replace au cœur du mystère ,


de la question au fétiche

couche de cendre ,

abandonné au coin du feu ,
il ne sert plus sans doute et l’a t’on laissé là ,
à demi calciné
pour pagayer à la chanterie des sons-mondes ,

les questions rugissent des certitudes,
enterrées ,
à moitié découvertes;

en termes de peut être à jamais

torrent’ elle

cette distance là
je la caresse comme un torrent qui mêne à la mer ,

comme une faille d’où surgit la lumière

ma propre obscurité nourrie des dessins à l’ocre de peau ,

la blancheur de l’esprit m’habite dans la fermeture pesante de la roche

qui ,
en cercle me laisse libre par inadvertance

la terre a un chant qui toise
me replace au cœur du mystère ,


de la question au fétiche

couche de cendre ,

abandonné au coin du feu ,
il ne sert plus sans doute et l’a t’on laissé là ,
à demi calciné
pour pagayer à la chanterie des sons-mondes ,

les questions rugissent des certitudes,
enterrées ,
à moitié découvertes;

en termes de peut être à jamais

qui peut dire

les lèvres remuant la peau ce peu de chair dévoile les mots ,

l’empreinte y laisse une secousse de l’air

l’embrase,

qui s’il faut le nommer de chevelure cheval en torse de muscle tremble sous la pression se tord comme un vent qui vole gifle comme des arbres secouées dans la furie du temps les branches injurient des flancs la rage un spasme du cœur exige le respire et l’expire

jambe repliées en maison sur moi, qui dresse les poutres ou la sueur de vivre nous recouvre en peau caprine le temps rêche durcit le sillon comme cuir

et nous en dessous

qui peut dire

les lèvres remuant la peau ce peu de chair dévoile les mots ,

l’empreinte y laisse une secousse de l’air

l’embrase,

qui s’il faut le nommer de chevelure cheval en torse de muscle tremble sous la pression se tord comme un vent qui vole gifle comme des arbres secouées dans la furie du temps les branches injurient des flancs la rage un spasme du cœur exige le respire et l’expire

jambe repliées en maison sur moi, qui dresse les poutres ou la sueur de vivre nous recouvre en peau caprine le temps rêche durcit le sillon comme cuir

et nous en dessous

en terre innée

en état de guerre pétillante ,
altitude guerrière

la paix ,

D

dé-

terminée

dé-

terre-

minée,

M


innée