L’existence ne peut elle pas rattraper un fil stable et tranquille, un lit creusé même en surface ce fil posé à même la vie en volute ou presque tiré droit ignorant les accident du sort ou au contraire se transformant en grimpeur de la poésie, aspérités, coulées et contournement, pelote ordonnée ou nœuds en tousLire la suite « full screen »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
si avaler divulgue
béance de se nourrir la voracité je tire la langue rouge ouvrant grand la bouche , non pour rugir mais pour avaler , l’envie est forte là moi souffleté par les vents creux de boursouffler me saisir aux mollets et relâcher la panse la vessie pleine il y faut des vides pour que s’engouffre Lire la suite « si avaler divulgue »
le songe de la lumière
La baie est ouverte sur la lumière, elle irradie, Ce sont toutes les lumières au delà la forêt qui comme un prisme étend le visible dans une ardeur qui est à la foi et à l’éblouissement, l’idéal que chaque voilier en partance emmène s’il tient à revenir. De la fenêtre sans ombre l’idéal se fondLire la suite « le songe de la lumière »
nocturne sans fin
la nuit je vais où vont les bêtes, m’abreuver à l’eau qui parle je connais l’endroit où se rejoindre, bu où est ta source les jambes à l’eau là où l’épanouissement s’écoule l’aplomb, le gîte meugle des mugissements à ton appel écourter ce sommeil je sens plier les Lire la suite « nocturne sans fin »
feuille à la main
Dans le grès se refléter de feuille en feuille, cette masse, accentuée par les mains, les cygnes, un raccourcis sème l’élégance Le soir descend, le soleil prolonge l’incessant qui descend Dans l’alcôve de la chute mon œil dans cette osmose désire l’harmonie , cette syncope des temps La percussion et la précision dans la mainLire la suite « feuille à la main »
quand un banc n’a pas de sardines, un conte moderne
je ne savais pas du tout quoi écrire, le monde hurlait et les poissonniers s’entretuaient, moi j’étais assis sur le banc, chérissant un coin de soleil, le disputant aux instants d’égarement ou j’ai cru au 110 mètres haies et aux chevaux fatigués, je tenais tête et me lamentais sur l’absurdité de la vie, le grisLire la suite « quand un banc n’a pas de sardines, un conte moderne »
si égarer
Il suffit de déplier le drap, les plis sont les alvéoles, la géométrie de la cire incurve les cuves de miel les rouges égarent les pins Prélude des lignes abaissées l’écho laissé l’envahissement de la lumière – est ce la dureté du heurt ou le plus légère emprise, les espaces pèsent l’encolure mise à vif, laissés libres d’unLire la suite « si égarer »
le beau jour
Il pleut, j’interromps mon travail, ma pensée se tourne comme une fente soudaine et elle baille ; cet éclat de lumière que la Méditerranée avait ce matin, tu te penches sur mes neurones et tu ouvres bruyamment, tu ressembles à la Grèce, tu démêles les feuilles et les sarments, tu renvoies à l’ordre du bleuLire la suite « le beau jour »
attente
Mes yeux subjuguent l’écoute pour percevoir, je laisse s’épanouir la lenteur, miracle, un jour se lève quand dans le soir se dressent les feuilles Dans le noir la levée comme une respiration soulève et touche la surface des paumes ce sont les bouts des doigts et la caresse, les yeux accèdent et lient les voix,Lire la suite « attente »
se plisse ce qui se bée
Quand se plie la peau s’avère l’étonnement se plisse ce qui se bée l’émotion saturée, comme l’écorce la toile un grand manteau et que la chaleur frémit réverbère et jusqu’aux recoins de l’ombre comme les pointes exposées le fracas du silence vents solaires, les fourbes me plaquent contre toi et rient de la distance toiLire la suite « se plisse ce qui se bée »