Non, je ne suis pas la chambre d’écho de ce que je perçois des satellites une suite de mots interrompue je les récolte et les mets dans le pan de me chemise je marche même sans bouger et rien ne bouge une étrange vacuité pèse quand il est certain qu’une grande écharpe de tonsLire la suite « l’eau tremble »
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
On nous dit que les renseignements captent nos vibration, que pouvons nous bien émettre et qui de l’arbre ou des oreilles des bras qui étreignent le vide ou l’écorce ou la sève ou la larve traversant le tronc le trou du pic vert et le garde manger de l’écureuil dans écureuil il n’y a pasLire la suite
Oiseau moqueur
On ne voit que les pieds mais ça n’empêche pas d’imaginer le sourire ou la natte décoiffée ce n’est pas du à une crispation de jambe ni à la lumière semi orageuse qui filtre entre les parcelles des taches d’ozone et les pluies acides ce n’est pas que je marche sur l’herbe plutôt que surLire la suite « Oiseau moqueur »
somebody calling
je te lance une corde et tu l’attrapes sans hésiter tu me dis viens danse sur moi mon coeur un coup pour te faire la cour là où il fera noir
voir briller
Je te lance une corde et tu en fait un pont suspendu entre deux eaux raides et deux poteaux tu choisiras où l’accrocher J’ai déjà eu l’occasion de te le dire ma vie ta vie est un tourment qu’il faut bien traverser et dégainer ton regard traine est une lampe dans la nuit etLire la suite « voir briller »
la pointe du phare
Changer le fauteuil de place. il est recouvert d’un plaid en peau de chèvre il regarde par la vitre vers la mer. La mer est loin. le ciel touche à la mer je vois ses mains ses mains humides de pluie de pluie et de brume. Le silence n’est pas pesant mais pèse comme laLire la suite « la pointe du phare »
les liens
écorche tourment de la montagne là où le regard est trait le cri couve nuage pleure dignes lames de brume l’orage et la mer brutale ceignent les liens dans ma marche m’empêche de tuer
cascade
c’est lorsque la brume envahie que chasse la lumière cinglée les dents de la montagne déchirent c’est pendant l’orage m’ébroue que la ligne de crête ou lorsque la pluie dévie la roche échancrée dilue
Wu Wei
la grève en rond des lèvres de l’eau ne regarde pas elle détourne les yeux et parle fort sur le chemin le long de la grève je crisse et je râle non pas du dernier souffle des êtres vivants mais du premier quand je rompt le cercle et que je ne dorsLire la suite « Wu Wei »
Mounture
Tout le problème est, trouver un espace plan où pouvoir marcher. le temps du langage ne doit pas s’encombrer serre la narration à raconter quand il y a tant à rencontrer , cela suppose l’emploi d’un présent à porter dans sa besace pas de gibecière car on ne prend rien, pas de nasse, une pocheLire la suite « Mounture »