Je ne sais pas ce que je vois Se résous [mon œil] à une ligne [seule] sans apprêt le pinceau qui trace tours et détours liés et déliés aux abords du temps s’il faut se pencher de sa tasse de café ou du pas qui tangue nous marchons gaillardement d’avant le regard penché sur l’eauLire la suite
Archives de la catégorie : AU GRE DU VENT
Dialogue entre les feuilles
© encres de © 森本順子 © 森本順子 Passé voir l’ami qui s’en est allé C’est un peu avec lui que je dialogue ici Entre les gouttes Rien dans les feuilles un son de cloche Halte auprès de Gion Monde grouillant Temps éteint Mille lettres Cascade au parchemin Grappes Villes auxLire la suite « Dialogue entre les feuilles »
Haiku pour Francis Royo
Vases communicants d’avril en hommage à Francis Royo : Marie Christine Grimard et moi avons eu envie d’échanger autour du Japon que notre copain poète aimait tant. deux textes à découvrir ici même et sur son blog »Promenades en ailleurs » Profitons de l’occasion pour rappeler son blog « analogos » que nous vous invitons à lire QuandLire la suite « Haiku pour Francis Royo »
Pulpe qui remonte à la surface après un long hiver bref renoue connaissance c’est la fin de l’hibernation, le dégel de la frigide et l’entente des mousses quand la lumière laisse entrevoir la couleur. il n’y a pas encore de barreaux poles oiseaux
Il y a cette marée immense de la vague qui s’est retirée. Elle laisse le sable blanc de la peau du requin, dents qui tombent et la houppe hirsute. Faire la différence entre son ventre blanc, le sang et le sable. A l’endroit de la blessure il y a le point de croix des épinesLire la suite
C’est attendre que l’avalanche arrive et qu’elle m’emporte dans son éternuement seule façon de se déplacer utilement. Car on est nu, les vêtements déchirés quand l’avalanche avale et qu’enfin ça glisse. Qu’on est l’envie dans la baleine. Parfois on se lance comme à ski et rien ne se passe , on reste immobile et leLire la suite
Au seuil de la déprime, la tristesse et la rage ne pas fermer la porte, la laisser ouverte pour que rentre l’air et que s’envolent les peaux mortes toujours debout souligner quelques mots de rouge puisqu’ils ont fait le sel de la vie ouvriront les Offices, les salles de concerts, les cargos, les ports etLire la suite
Lan Lan Hue : L’écume des mots
Cela faisait longtemps que je voulais faire un échange de texte avec Lan Lan Hue dont j’aime le blog rencontres improbables. D’elle, j’avais aimé un texte sur la francophonie et la saveur particulière que le français , la langue, peut prendre alors. Son texte , l’écume des mots illustre cette fascination à merveille. Voila leLire la suite « Lan Lan Hue : L’écume des mots »
Comment se fait-il que – alors que la personne est en train de perdre pied et s’effondre sous sa propre incapacité à rendre compte de sa réalité physique, autant par son expression que le contenu de ce qu’elle dit, visiblement, (mais est-ce visible ?) mal à l’aise et dérivant loin de ceux-ici présent, en toutLire la suite
D’une grande partition la déception un néant fait aussi mal que place à la mort le vide est un million de larves alors pourquoi partir my love c’est pourquoi Saikaku de retour de voyage a traversé le pont posé son balluchon sur la rue des plaisirs osé éternuer croyant hennir la bouche sur d’autresLire la suite