C’est attendre que l’avalanche arrive et qu’elle m’emporte dans son éternuement seule façon de se déplacer utilement. Car on est nu, les vêtements déchirés quand l’avalanche  avale et qu’enfin ça glisse. Qu’on est l’envie dans la baleine.
Parfois on se lance comme à ski et rien ne se passe , on reste immobile et le tonnerre est  dans le blanc.

Maison est loin des pages, dans le brouillard et les forêts, hors piste attendant le loup et criant à la nuit si c’est la nuit ; les étoiles alors nous voient et c’est un privilège ; les dents des fauves sont bien plus aiguisées quand ils bavent, l’échappée nocturne les met à l’abri du gout de la sieste, ou de la conversation qui d’une certaine façon tue, sans armes au lieu du rendez-vous,  crie bien fort comme à la courre et ventre à terre.

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(c) photo Sergio Larrain

 

 

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