je vois un cercle arrondir l’eau je vois la fraicheur élever l’eau je vois un ours retourner l’eau je vois la pluie déplorer l’eau je vois l’opale traverser l’eau le caribou contourner l’eau je vois mon pied dans l’eau ma bouche apaiser l’eau le fond remonter l’eau une fille de l’eau cajole l’eau sur l’eauLire la suite « à l'eau »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
l’eau tremble
Non, je ne suis pas la chambre d’écho de ce que je perçois des satellites une suite de mots interrompue je les récolte et les mets dans le pan de me chemise je marche même sans bouger et rien ne bouge une étrange vacuité pèse quand il est certain qu’une grande écharpe de tonsLire la suite « l’eau tremble »
On nous dit que les renseignements captent nos vibration, que pouvons nous bien émettre et qui de l’arbre ou des oreilles des bras qui étreignent le vide ou l’écorce ou la sève ou la larve traversant le tronc le trou du pic vert et le garde manger de l’écureuil dans écureuil il n’y a pasLire la suite
Oiseau moqueur
On ne voit que les pieds mais ça n’empêche pas d’imaginer le sourire ou la natte décoiffée ce n’est pas du à une crispation de jambe ni à la lumière semi orageuse qui filtre entre les parcelles des taches d’ozone et les pluies acides ce n’est pas que je marche sur l’herbe plutôt que surLire la suite « Oiseau moqueur »
somebody calling
je te lance une corde et tu l’attrapes sans hésiter tu me dis viens danse sur moi mon coeur un coup pour te faire la cour là où il fera noir
voir briller
Je te lance une corde et tu en fait un pont suspendu entre deux eaux raides et deux poteaux tu choisiras où l’accrocher J’ai déjà eu l’occasion de te le dire ma vie ta vie est un tourment qu’il faut bien traverser et dégainer ton regard traine est une lampe dans la nuit etLire la suite « voir briller »
cascade
lorsque la brume chasse la lumière pendant l’orage ou lorsque la pluie
Je te lance une corde et tu en fait un pont
somebody calling
je te lance une corde et tu l’attrapes sans hésitation tu me dis viens danse sur moi mon coeur
Cascade
c’est lorsque la brume envahie que chasse la lumière cinglée les dents de la montagne déchirent c’est pendant l’orage m’ébroue que la ligne de crête ou lorsque la pluie dévie la roche échancrée dilue