Les matins de la rue Félix-Faure étaient des matins qui réconciliaient l’être avec lui-même, avec l’autre, avec la vie. Le philosophe de la rue Félix-Faure disait que les matins de la rue Félix-Faure réconciliait l’être avec ses élucubrations, ses incertitudes, ses angoisses, ses doutes, son égoïsme et, malgré tout, son espérance. C’était l’espérance doublée deLire la suite « ken Bugul »
Archives de l’étiquette : terre en rive du monde
Tanella Boni
Elle sortit au grand jour le ciel restait bas Elle sortit au grand jour le ciel rampait à reculons il noircissait de plus belle alors elle comprit qu’il pleuvrait haut et fortLire la suite « Tanella Boni »
Safi Faye
le musée Dapper rend hommage à Safi Faye, Mossane, ce mot veut dire beauté en langue serère Mossane, à l’égal de la beauté Serère, la couleur de la langue dans la vivacité des déplacements du corps, étrange charme en suspend le temps est comme une peau disait Tanella Boni, et la lumière chante en cordeLire la suite « Safi Faye »
NEVERMORE
et en ronde insatiable on a vu danser les mots mots farandole mots blessures, mots fatigues, mots joies, mots révoltes mots dont les êtres sont la tête dont les mains se rejoignent mots en toucher frénétique apaisement de l’écrasement et des mains qui se joignent en boucles d’obstination ferment les plaies de la laideur murmuresLire la suite « NEVERMORE »
mordre au coeur
blanc, nuit, mer ….soleil, ombre , partir, la légèreté gracieuse de l’ile! et la courbe féline de celle qui mord au coeur, elle enrobe son charme comme le lièrre autour de l’arbre creuse le sillon d’une parure baiser farouche la beauté obstinée n’a qu’une peau rappelle l’eau au matin
la femelle du requin
à voir sur le site la femelle du requin le bel article consacré à Bernardo Atxaga
rehaut
Faut il se contenter de laisser vivre ce qui pousse ou déborde, prendre un certain recul et me dire, mon rêve, ma pensée mon désir, ne faut il pas se bander et propulser l’informe et oser, le provoquer? doit il, ce désir attendre le moment, embourbé, doit il, fatigué de suivre les méandres qu’a finiLire la suite « rehaut »
au pays du long nuage blanc
fini de lire le journal de Charles Juliet en Nouvelle Zélande, de Juliet je connaissais surtout les entretiens avec Bram van Velde, concentré de puriste attitude en Art, qui m’avait marqué et en même temps ennuyé car répétitif , la nouvelle Zélande, le pays où je voulais émigrer quand j’avais vingt ans et dont leLire la suite « au pays du long nuage blanc »
pouh
« … Seigneur, Lui dis-je, est ce que oui ou non vous exigez que je supporte les poux? » Son rire silencieux ébranle encore les collines à l’aube. (James H Baxter, Sonnets de Jérusalem; in écrivains de Nouvelle Zélande, revue Europe 931/932) LS
enlacer le tronc et tourner , tourner…
mais tenir l’ailleurs bien serré contre soi senteur de cet autre indicible qui sent si fort le soi et danser , danser , chanter , crier hululer , et finalement copuler sans retenue