les deux mots dansent

Je te tire la langue quand tu me vois pas et je dodeline les rayures bigarrées de mon caleçon de bain, comme une autruche qui aurait fait coucou de ses plumes à l’astre rageur la tête à l’endroit de là où les vers se cramponnent aux racines et se gonflent de tubercules

épices en pulpe l’accent brésilien au loin vers la troisième fenêtre
Elle se met à chanter et rompt la corde
moi je m’endors en boule
Bourru je me sens poindre et je m’étire au piment de ma boursouflure

Ta contrebasse ouvre des fils de râles et je m’infiltre en cornet
Bigorneau au muscle les coques entrouvrent à l’air la douce marinade
Satin à l’air je somnole d’un sol ô pato je me réfrène au refrain

Mais ma clarinette s’est mise à bailler à tous les vents, les couleurs napolitaines sur tous les tons
Elle fait la belle et s’en va par les toits
S’agrippe aux tuiles
Descend les gouttières entre les clefs et rythme de biguine la tambouille mélodie de tes anches
Un filet de dorade s’écrevisse entre les joues alléchées, je tremble à l’assaut de ton humeur morose

Rouge en laurier je te sauce vanille

Et ta bouillabaise en jus de lime saoul poudré de cannelle
Massale

Je me réétire et j’erre hors de ma chaise mal à l’aise dans mes rayures
Peau m’aimante
golden beach
je m’ensable Vert sur l’or
terraille en tresses
mes cils acrobates roulent tes seins à la houle
bam tam

Gammes teint ta marre
J’écarquille

Foulard aux yeux coquins ton paréo départ et moi m’empare

En duo d’aise à grandes brassées le sol craque.

la barre tranche de mer… histoires , histoires , en vrac, sauvées de l’ancien blog…


déterminé sur mon embarcation de mots à franchir la barre tout azimuts la rive d’eau qui rêve indigo en banc opaque devant mon esprit étal

j’essaye, je tente des brouillon pour m’éclaircir la voix :

histoires , histoires , en vrac :

hier soir …… les odes maritimes se sont échappées du rayon poésie …

hier soir , vernissage à une superbe galerie , de très beaux petits formats , des gens que je n’ose pas aborder , l’oreille qui traine , et puis en trainant je m’aperçois que sur les rayons du coin livres ………… ODES MARITIMES de PESSOA , alors je plonge avec ivresse dans ce grand bain de l’art , dans ce phénoménal chant , ode , que Benat Achiary dans « près du coeur sauvage » m’a fait découvrir , et je hurle , je sussure les mots qui s’élèvent , tourbillonent dans la galerie , rebondissent sur les murs peins à la chaux , traversent en vrombissant les encres de Tapies , les fusains de Hollan , s’élancent de l’autre coté du miroir des estampes de Michaux et viennent se frotter calinement aux empreintes de léonardo Rosa …….

ode maritime , ce texte te prend à ton rivage et te retourne en souffle , t’emmène tout du long de toi même , te grimace aux silhouettes qui vident leur verre de rosé et prennent un air inspiré ,

ah !!!!!!!!!!!si on laissait s’échapper ces voix dans les livres , les bons , les forts , les insomniaques , les vernissages seraient une vraie bouffée d’opium ! même les peintures se mettraient à parler si fort qu’on serait obligé de les écouter et les verres resteraient hystériquement vide , kafkaiens ! inopérant , car il est un phénomène étrrange que dyonisos-gros-rouge a tendance à faire basculer l’oeil loin de l’antre de la peinture , l’hypnos a des ratés , et la jouissance alcoolique des relents d’onanisme , ah faire l’amour aux peintures ….

mais Pessooa , libre ! wouah !

étrange

je remets cette note que j’avais sabrée une nuit de lune envaguée de cauchemard, alas poor Yorick ! car je la trouvais rigolotte ( de lotte variété d’animal invertébré inférieur vivant dans l’eau et muni de nageoires ) , ne pas confondre , donc saperlipopette , my friend shysherlokk(he) déclame rigolotte variété blabla bla dit « lotte » vivant dans les rigoles sous réserve d’eau en canal et munie de nageoires , au minimum deux , et d’un gouvernail situé à l’arrière-train , le terme train servant à désigner l’appareil véhiculatoire de la-dite invertébrée immergée ,

donc … étrange je repense à ces moments , pour moi de pour bonheur riche de plaisir présent passé en la femme nostalgeante si charmante , j’en garde ce goùt subtil comme une madeleine , pas larmoyante , et son nom n’était pas madeleine d’ailleurs ; marcel je veux dire , mais non elle s’appelait pas marcelle , je veux dire la madeleine à marcel , … bon bref , en fait , non elle ne manque pas du tout , elle a bien fait de prendre la tangente , mais quand même j’ai ce goùt accroché de nostalgie inestimable , incomparable , à croquer , à deux mains , si , je sais ce que je dis … plus , étrange ,non, ou alors j’ai oublié , ça devait tenir dans un coquetier , elle devait avoir cette odeur , mmmmmm, hallucinogéne , parce que d’ici , non , je ne vois pas… mais que c’était beau même si ! je me demande encore pourquoi , c’est pour ça que je blogue , comme dirait Boris ,

que j’écris des notes à raz de terre , enfin razemots quoi , comme un filet d’orpure , un truc much comme ça , qui traîne par terre et que l’on ramasse , anéanti et se grattant le menton à l’haddock , dubitatif , la loupe à la main , l’oeil élucubré , carbonne 14 , carton percé de chez ed , sac plastique goutte à goutte du petit poucet , galette à fruit , et que je suis à la trace , la truffe dans les pissenlits , à me repaître de l’odeur sublime , unique , d’une histoire d’amour improbable mais certaine , sur le plan de la véracité historique , de l’événement empyreumatique , des sédiments jaunes du grand fleuve de mon affect , les galets diamentés des alvéoles poulpes de mon corps qui bat la peau tannée du souvenir , chamade mistralée , vaguelettes rosées, mue de givre , pirogue pagayant en slalom entre les trompes des éléphants de porcelaine ,

comment y croire , que tu fus !

si loin au loin ,

souffle-pause

il faut parfois se retenir , admettre que les mots , la pensée , les gestes se bousculent , deviennent incohérents et ne servent plus à rien ; c’est que la vie doit faire une pause , c’est que le silence doit ramener un calme qui fera retrouver le souffle vrai de l’oeil , une respiration profonde au rythme de l’air sur la peau , du sang , la sédimentation dans l’apaisement , fermer les paupière , sourire , aimant

un mot , une chose , un ressenti , une inspiration et surtout plus de faux semblants , d’effort , de sentiments d’urgence , d’art nécessaire …

replier un genoux , aspirer , laisser venir à soi les pensées , laisser le flux se déplier , s’évader , circuler librement du corps à la rue , reprendre calmement conscience ,

pour rien ,

parce que … ça ,

c’est le but même , se sentir vivre , vrai , laisser remonter la bulle de mot qui dira ,

désangoissé de l’absence ,

signe que le cours doit retrouver la ligne , bouchon qui flotte la pensée retrouve ses méandres , se fiche dans la vie qui passe ,

apaisé

retors à la ligne

Tout le monde sait que les vers s’accrochent à la ligne en entortillonement sur l’âme-son
le problème c’est le bouchon qui tel un point virgule régule les appels de l’outre-fond
plus on met de virgules et plus on appâte le poisson ça fait comme des petites étoiles dans les ronds comme des gonds de derrière le miroir pour que gobent les pescions
Le bouchon c’est l’articulation du visible et de l’invisible par quoi s’accomplit l’ implicite glouglou de l’invertébré sympatique : objet de la quête poétique
On voit bien toute l’importance de la posture pas loin de l’un du pêcheur qui patient l’attirail de rimes riches entre les jambes fait le rond dos et attend le poiscailleux poisse à coup de trique pour être sùr qu’il ne lui filera pas entre les pieds
en bref :
1° le retour à la ligne s’impose sauf à recourir au filet à mailles fines ou au harpons à tête de jaspe d’où le choix de la harpe chez les aèdes par exemple,
2° l’âme-son évidemment est d’essence mystique,
3° Le bouchon-là est le noeud à plomb du problème et ne peut être pleinement compris qu’en liaison avec l’habileté rythmique du pescador ou poiscailleur qui seul pourra garantir la prise de l’invisible but de toute l’opération.

moka caca ka o

moques toi, pépé, moko ou moka ou kakao, tout cela est bel et bien mais l’heure est grave , potemkine est à quai , hurlons dans les ballons à gros rouge et flanquons nous à la flotte , puisque eux les vaillants capitaines croquent mitaines mités aux entournures jusqu’au coude sont rivés au plancher collés à la uhu plus forte qu’un lait débile et coco perroquettent « non non non je sombrerai avec la baba avec le bato to to » je rétorque « moi je préfère la brasse » même par vingtsix coulées de fond je trouverai une gentille poulpe troubasdoure mumm barabudoure au moins roquamadoure (*) qui me ramènera à la surface de l’huma et je boirais non pas la thasse mais un thé bien glacé , assis sur mon lotus je regarderai dériver le cargo pourri et tout rouillé de ces messieyurs damzes et le verrai se pencher pour embrasser les vagues croyant que c’était un élec teur tout neuf qui voulait les bizer mais mazette c’était un élec tueur qui d’une décharge phrygienne de son isoloir les karesher râlera vers l’outre fond et entonne Râ à cloche pied une petite ritournelle vengeresse aux p’tis oñons : coule coule coule ma belle va répandre tes nausées de bile liquide dans les algues abyssimales de l’oubli , nous , le cercle s’est agrandi , assis sur le nénuphar à gigue bleu de Chine on chante à la lune tandis que se zèbre au loin la tranchée d’eau qui se referme sur le pas que bo zozo qui a voulu faire le bô
croaaa croaaa moi , c’est une histoère vraie , tu verras bien dimanche ! tous au bord de la plage à dos de né nus phares j’irai planter des oursins dans les ni barre de ces m’ssieurs dames et j’enlacerai la tige de mon lotus qui pliera sous mon rire fou rire

grèce


Au retour d’un voyage à travers la Grèce et les iles , enveloppé encore des vapeurs de lauriers, tout à la douceur de demeurer dans l’ile aux ruelles étroites, gravissant les montagnes comme une chèvre, les pieds dans l’émeraude paradisiaque, je me repait de la rudesse jouissive au sel marin d’une kémia de seiches, de ma table d’amitié je vois les pècheurs préparer les boutres aux filets et aux voiles , méditerranée l’euphorie me gagne et je voudrai vivre toujours comme ça ;Est-ce l’orient dans la partie de cette ville au dauphin , est-ce de sentir la terre si fort quand l’eau m’environne , est ce de toucher à la mythologie de Sigri,

cette peinture est comme un songe de retour que je ferai beaucoup plus tard,

à l’atelier , je peints cette toile que mon ami Maya , dans sa clairvoyance voudrai pour couverture de son livre « lettre à ma terre » , jamais publié , je crois …

l’atelier, ces jours là résonnait du rêve d’un retour au goùt pistache,

les yeux fermés, sommeil en ancre bleu, le périple au détour safran m’enlaçait à la braise de l’horizon,

j’ai toujours nourri une fascination pour le personnage d’Ulysse , mon prof de grec au nez joyeux me faisait revivre Nausicaa avec un réalisme savoureux et olfactif, l’adolescent que j’étais rêvait de se retrouver allongé sans connaissance ( héllénique , j’ai bien réussi à tout oublier!) sur une plage ondée de soleil avec à ses pieds Nausicaa en voilure blanche sentant bon l’huile d’olive et entourée du caquètement subtil et incrédule de ses suivantes , la lumière solaire et les terrifiantes circé et autres apparitions du merveilleux continuent de me hanter , la méditerranée toute entière se joint de rive à rive , d’exploration en errance , de mystères en élucidation , de ruse en sagesse noire ,

jersey girl and old Tom

oh life on the mississipi…mes souvenirs me rabrouent et remontent le fleuve vieil air nostalgique, ample robe en peau de liane tu n’en finis pas de me hanter, toi femme d’errance il s’échappe des planches comme un ol’tune, banjo ou flute percée, casserole endiablée, ton bateau s’arrête à mon port et je me souviens, nostalgie, je me laisse aller les pieds dans l’eau de vase , le regard s’effiloche au bayou, perdu dans la traine du ciel sans fin, je rêve et je me souviens, l’air vague, deux rire fusent comme un pétale camélia, femmes noires, orchidées en guoguette

le fleuve en remord, retort,

et voila old Tom qui débarque, sa bouteille de « southern confort » à la main, mais la voix porte toujours le sanglot ridé et la chanson m’enbluese, il s’en appuit comme d’une canne et vouté s’en va fredonnant  » and i call your name …

podcast

old Tom me ramène à cette haute branche où je lisais ta magie de gouaille insolente d’entrain, Tom et Huck Finn, les flots canailles m’entrainent dans les marécages près du grand fleuve dans cette ile merveilleuse des rires d’enfants, jeux de pirates, éblouit de terreur je court cette vieille face burrinée de joe l’indien à mes trousses,

Old Tom a grandi et est inconsolable il s’est réveillé sur ce vieux trottoir, vieux fatras enkylosé , life ain’t no game ol’ boy , sournoisement lui glisse la maquerelle , inconsolable vieux bouc oh where ‘re you my sweet jersey girl …

chronique d’une érection

Y a t’il un espoir sérieux pour que ça change où les camemberts croulants de notre pays rétrograde se croient ils encore sous Louis XIV ou Jacques le ténieux ( je l’ai inventé pour l’occasion, j’aurais pu dire crémeux mais on m’attendait au tournant et j’ai obliqué évitant la flèche currarée qui m’était décochée, fin stratège à l’aïl que je suis ) , à mon avis humble mais acéré la cisaille piailleuse dont l’issue nous renvoit sans coup férir à nos corvées de patates , les épluchures bien fines por favor et vous êtes taillleur dans le civil allez donc faire les turques ( les chiottes quoi !)… ( oh les gros mots !!!!! shocking ! et les votres ! vieux baveux empaillé , eh…. laisse la place aux jeunes ! babouin cul-rose t’es garé en double file corbillard vermoulu, morveux billé en pré-morgue !)
bref , comme disait candide ( c’est d’actualité à l’opéra , : « mieux vaut cultiver son jardin » que de prèter l’oreille et son caleçon à des ronrons de vieux ronchons qui s’accrochent à leur siège pour éviter qu’il ne s’envolent, pèts ( ya pas de fôte de frappe je veux pas dire poètes , me faites pas dire ce que je dis pas je vous vois venir z/délateurs encapuchonés) circum-déambulatoires et alcooliques, vaseux et tourbillonants les bronchies en trompette de l’air d’Aïda, sèchant sur un fil tendu aux quatres vents d’occitanie, le reste, l’oil , vaut pas la peine d’en parler, tout le malheur vient de là ! le pont d’orthez aux oies de foix gras phoébusien, rimes en remous du gave à haut débit, je signe, un peu plus à l’ouest, du coté de Baigts, oh ma plaine verdoyante de soleil en paquerettée ,

parce qu’il faut vous dire qu’il nous font toujours les mêmes réponses en pattes de mouche tsé tsé , alors normaleuh je me venge en blog, je déblataire, le mollet torve, pour éviter les mots qui fâchent !

je ressasse, le sas obstrué miaulant dans la gorge, même avec une cuillérée de ricin , ça posse pas , pot o curry , ma poule !

je fais une pause et je vous en touche un mot ,
bougez pas !

et ceci bien que je répugne à évoquer l’Agora

et bien que je sois absolument ironique à l’égard de la politique depuis mes lectures d’adolescence, et bien que ma naïveté ait été ébouillantée toute crue en 81 et bien que mon regain citoyen (bref) ait été court-circuité par la plus grande opération démagogique du siècle (naissant il est vrai) quand j’ai été aculé au mur du deuxième tour en 2002, et plus récemment par le retrait de Taubira , qui est pour moi la seule à garder de la crédibilité politique,

et SURTOUT bien que mon cri enthousiaste de MARJANE PRESIDENTE !!!!!!! soit resté sans écho …

je suis malgré moi quasi obligé de m’intéresser aux élections qui approchent , et ceci même si la tentation de rester sur mon tonneau à me gratter la plante des pied d’un air dubitatif supérieur est à son climax…

…l’occasion est néanmoins trop belle de tenter de s’interroger avec intelligence sur le fait politique aujourd’hui, ce qui pour moi n’existe pas au delà de l’horizon de la cigüe comme je me plais à le répéter , le mot me plaisant décidément beaucoup et ma position Diogénienne se trouvant renforcé de l’attitude Socratique , indépassable depuis les critiques de Raphael Confiant à l’égard de Césaire , car si le grand homme échoue , alors qui peut prétendre réussir ?

Donc rejoignons tous les soir MICHEL ONFRAY sur son blog car le philosophe tente de s’interroger intelligemment sur la politique et ses acteurs , circonstance trop rare, tellement trop trop rare, pour la manquer, la plupart devenant brusquement idiot dès que la politique et les élections entrent en jeu , il n’y a qu’a jeter un coup d’oeil aux dessins de HOGARTH pour s’en convaincre !

quelques jours plus tard je modère mon enthousiasme ainsi :

c’est ainsi que devant le blog de m. onfray je fus saisi de convulsions , la nausée me saisit et avec elle la révélation , s’arracher à ses pages pour éviter d’être implacablement chasse-d’eauté dans la cuvette avec le reste des électeurs et commentateurs politiques soudainement devenus souverainement idiot à l’approche des élections ,

il me fallait en effet me protéger d’urgence contre cette tornade de crétinerie pire que le h5n1, fulgurante celle là et … con=tagieuse,

réfrénant ma bravoure atavique je retins mon stylo durandal de décapiter les infidèles de peur que ça s’attrappe comme ça, sait on jamais, la contagion, éviter la contagion à tout pris,

n’écoutant que mon courage je saisis mes jambes à mon coup , me lançant par inadvertance malheureuse un sacré coup de pied aux fesses, quand même, et pensais intérieurement il était temps, la contagion m’a rattrappé en 5ème colonne et vla t’i pa que j’me lance des coups d ‘ pié o fesses tout seul , s »cré bon diou và ,

eh poui oui, c’est vrai je l’ai constaté de mes yeux vus, ma boutade d’hier « chronique d’une érection » ben c’est ti pa q’cé la vérité vraiie , tant de hargne grognarde , jusqu’o enrico à la télé qui s’énervait tout seul cont’ l ‘ pôv’ cricri a l’évèque, faut dire qu’avec un nom pareil mais passsons,

la révélation m’atomisa , l’érection!!!!!!!!!!!!!!!!!! c’était ça qui les rendaient si con , jusqu’aux femmes qui s’en mèlaient et se crèpaient le chinois, se filaient des gnons et tout le ramzingue !

Ecoeuré, j’éructais une série de respirations profondes ooooooooooooooooommmmmmmmmmmmm,,,,, tibetanonépalais et plus léger que l’air les oreilles en ailerons je fonçais tête baissé à la taurinne jusqu’au boucstore du coin de l’angle de la parralèle adjacente au triangle des 3 feux rouge du rond point du centre et …

m’enfouis la tête la première dans le rayon poésie jusqu’à ce que, sauvé et radieux je ramène le bouc entre les dents ce brin d’herbe tendre italien, rien que les premiers mots et c’en était fait de moii, béat, l’air ravi, sauvé enfin, il ne me restait plus qu’à affronter l’air ahuri et désapprobateur du vendeur qui rageur me montrais la pile de livre estampillé con sarko vs sego , me fit pffft c’est pas un livre de saiso , l’air faussement penaud, j’avais eu la révélation , je la cachais du mieux que je pus de peur qu’on me la reprenne , je m’en fus , allègre …

et jurais que l’on ne m-y reprendrais plus à m’approcher à moins de cent mots de ces hallucinés du polito

c’est pourquoi soucieux de vos santés, je tenais à partager avec vous cette bouffée de poésie transalpine en guise de vaccination .

mon chien avait raison ! après m’avoir assuré que les blacks allaient croquer les français , j’ai eu droit à tout un discours sur l’absurdité de cette idée tenace du besoin que nous avons d’un père , que le pays de France a besoin d’un patriarche à sa tête , idée tenace et ancrée dans notre lobe , et mon chien de ricanner et de rire à gorge et crocs déployés ! oui , oui je lui rétorque mais soudainement tout me parait lumineux , ben oui ! pourquoi ? serions nous le seul pays d’Europe à être encore dans l’ère archaïque ! partout des gens jeunes , des loups sans doute , des mangoustes , pas des koalas mais des pirrhanas , cela est vrai et je me souviens d’une fable africaine , de l’odyssée , et de pleins d’autres choses ! l’ère des mamouth est terminée , la pureté de la lumière se difracte partout fait s’évanouir le roc qui cache les mythes d’antan , les chênes du gui des druides , la masse menaçante de l’océan et le grondements du prophète en écho du dieu qui tonne , par thor! même le capitaine haddock , and a bottle of rum et ho et ho ! me donne raison et ne peut se défaire de la fascination qu’exerce Tintin sur son ethylisme zigzaguant , l’air se fissure et laisse entrevoir la liberté de se faufiler dans un noeud du temps , un air limpide , alizé qui nous porte en voile au loin vers des relents de café , jus de goyave et cuite reposée en hamac entre deux palmiers animés des tropiques , mais oui mousse idéal que m’importe le capitaine imbibé en barrique , la voile carguée et les vagues fendues vers , vers ……… la vie ! la douceur , farniente magique du dimanche ensoleillé ! le front plissé je tente de suivre les raisonements de mon chien pas toujours cartésiano-français , ce qui d’habitude me remplit d’aise car moi nous plus , pas trop carto-machin , j’opinne , je perçois la vérité sous les divagations malicieuses canines , quel besoin de tout ce fatras du socle , de la vision magico-hallucinatoire du patriarche sage , du sachem pachyderme , laissons souffler le vent de la légéreté , de l’ineffable ,de ces brins de lumière qui illuminent la mer en un breuvage qui pétille , que le monde rajeunisse et nous ressemble , larguer les amares !!!!!!!!!!!!!!!!!!! levez l’ancre ! périscope ! en avant toute dans les eaux claires de la voie lactée !

certes mais le front se plisse , sont ils vraiment si jeunes , si séduisants , si méritoires , sont ils ceux qui peuplent mes rêves , qui permettront l’échappée et l’autre Lambert ( W) n’a t’il pas raison quand il dit que comme dit la chanson on va encore se faire avoir par les mêmes ,

mais mon chien au terme de cet effort de réflexion , de cette inspiration sur-canine s’est endormi tel Rantanplan du sommeil du juste qui sait dans sa simplicité que quelquepart il a raison , quelque part ! je le laisse dormir malgré son ronflement de locomotive vapeur , il l’a bien mérité !

terre en nerf


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trans hummer

L’écrire est comme un souffle que l’homme expulse pour respirer, sortir de son isolement et retrouver soi, la parole, dans ce sens salvatrice, explore le vide du sens et habite, comme un écho, incertain mais vital pour aller de soi à soi et en cheminant, arrimer l’autre, mais comme un autre soi ou comme un autre de soi à soi en chemin , en halte de parcours en rebond capté, réverbèré, refletté, renvoyé comme d’une paume, flanc de cette main qui rencontre et projette en retour,
Le bond de force que le corps imprime,
J’y vois comme ce jeu de pelote au front du fronton, ce miroir en dur des pentes des vallées, ces pierres entassées en art où le soi à soi résonne en construction savante, solide, reconnues et reconnaissantes; le soi se joue en parole au mur du lien, serait ce cela que l’on met en jeu de ses muscles bandés, à la limite de la douleur, du défi.
Mais ce jeu de reconnaissance comme un écho de montagnes en montagne, de troupeaux en troupeau , comme un jeu des pistes ouvertes au flan des estives, au vertige transhumant, dessin comme un profil ou voir accepte de renvoyer.
Qui de la balle ou des blocs de pierres imprime le mouvement, est ce cette urgence à dire, bam vlam ,
Ce jeu comme un équilibre de paix qui m’en rappelle un autre , celui de mes pas rivés aux points de lumière qui tissent une toile, relient les fils des étoiles aux crocs de la terre, en chemin, à parcourir dans le noir , si sûr que jamais lueur du jour , claire cet Orion et congénères me parlent cette langue immuable que je ressasse aux accroches de mes pieds;
Fixation des neurones en écarts d’étoiles.
Ce libre écart comme un vent ramène au rivage, cette grande ourse en ligne inflexible des pas aux acccroches du monde rythme le sentier. ce libre rebond qu’impulse la paume ou le cannelage en réponse à l’entretas de pierres carrées, mégalythiques, comme les rochers, bornes des chemins, ce vouloir-balle comme une parole au rebond de soi;
Le filin deviendrait ligottement de l’être et ne servirait plus qu’à errer l’allant du sentier dans un maillage, filet en piège à ours.

mémoire de la terre

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rives en terre


le fil du chemin se hisse vers les chênaies carènes, débris concassés, cailloux , poussière
coques vides

les pas rythment au souffle d’ocre
brindilles
tons de pourpre
et roussent
les abris de l’air
le filet végétal durcit de sève
surplomb des couleurs
griffure
relent de mauve
verdure entre orience
et grise

étrave
le fichu rouge lancé à travers l’écarté des versants
les verts de l’air se gravent au vent
dérives claires
ma terre caillouteuse

je gravis
je brime mes rêves aux pas des hanches rouillées
l’écart
entre espaces traversés
s’humecte
le velour des infimesla grimpe se hisse au pâle
avance en îles croches
béance
rire en marge

vue libre
ruades et sombre
insoluble
et rompre l’ombrele chemin en tissage
rêche
la rugosité imune à la tourbe du jour
l’indécis
plombe la tombée du clairla chair lanterne violette à l’étale d’or

noire


s’endort en multiple jocasse
piégée entre les lignes
lumière
gercées aux branches
bornes obèses les masses blanches
derrière
l’air

rien n’arrête la matière aveuglec’est l’heure où tout s’endort
l’accord soluble s’endigue
gris au noir
la nuit viendra et le soir dissout les cristaux du jourune moire étrange
vrille et mat
il y a de l’être et de l’ange
dans cet indéfini

l’heure
se révèle la chaine silencieuse
marbre de chêne
tranquillité
éparpillement
de l’énorme
rives au blanc
en devant

l’espace
déchiré
tord cet entrebaillement

le trou
fluide
en trait fugace au coeur de sombre
profond
océan de regard
résumé en perle
l’étoile se hume en vide
pollen vif
la nuit
enserre en corolle

à de nouveau parler
sans mots
au travers des mailles résolues
en vert de boue
brouillard
l’oeil
en haut
du corps allongé


ou pose à plat
le ventre doux
les yeux en droite
ligne
immense

le tout retrouve
fixe et calme
à se raccrocher au plein du déballétrame rayée de l’éphémère
lointaine raie de lumière éloigne le vivant en ombre
absente
si vibrante de sentir


temps
entre
voirmais
abrite
effrite
le fondu du corps
déploient

les taches
couchesaléas
trayures lactées

et
brèchent
embranchent

aux chanvres
points
traits
branches
trachées
pointillées
failles
bruits
hullulements
hurle
affutée
complicité opportunele jour
grand
en braillement indistinct
à écouter l’inquiétanturne en fond
de terre
en rameaux
touche les amples
et siffle
de luire

signe de l’homme à l’arbre
en accord entendu
vide et cris
en surgissement du sol.

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scribures

love in a cave

et nous étions tous serrés contre la peau de l’ours et nous nous élancions vers les confins de la terre
en poudre d’ocre le granit nous rudoyait et nous chantions la rive indicible

© L S du fond des ages 2003