la barre tranche de mer… histoires , histoires , en vrac, sauvées de l’ancien blog…


déterminé sur mon embarcation de mots à franchir la barre tout azimuts la rive d’eau qui rêve indigo en banc opaque devant mon esprit étal

j’essaye, je tente des brouillon pour m’éclaircir la voix :

histoires , histoires , en vrac :

hier soir …… les odes maritimes se sont échappées du rayon poésie …

hier soir , vernissage à une superbe galerie , de très beaux petits formats , des gens que je n’ose pas aborder , l’oreille qui traine , et puis en trainant je m’aperçois que sur les rayons du coin livres ………… ODES MARITIMES de PESSOA , alors je plonge avec ivresse dans ce grand bain de l’art , dans ce phénoménal chant , ode , que Benat Achiary dans « près du coeur sauvage » m’a fait découvrir , et je hurle , je sussure les mots qui s’élèvent , tourbillonent dans la galerie , rebondissent sur les murs peins à la chaux , traversent en vrombissant les encres de Tapies , les fusains de Hollan , s’élancent de l’autre coté du miroir des estampes de Michaux et viennent se frotter calinement aux empreintes de léonardo Rosa …….

ode maritime , ce texte te prend à ton rivage et te retourne en souffle , t’emmène tout du long de toi même , te grimace aux silhouettes qui vident leur verre de rosé et prennent un air inspiré ,

ah !!!!!!!!!!!si on laissait s’échapper ces voix dans les livres , les bons , les forts , les insomniaques , les vernissages seraient une vraie bouffée d’opium ! même les peintures se mettraient à parler si fort qu’on serait obligé de les écouter et les verres resteraient hystériquement vide , kafkaiens ! inopérant , car il est un phénomène étrrange que dyonisos-gros-rouge a tendance à faire basculer l’oeil loin de l’antre de la peinture , l’hypnos a des ratés , et la jouissance alcoolique des relents d’onanisme , ah faire l’amour aux peintures ….

mais Pessooa , libre ! wouah !

étrange

je remets cette note que j’avais sabrée une nuit de lune envaguée de cauchemard, alas poor Yorick ! car je la trouvais rigolotte ( de lotte variété d’animal invertébré inférieur vivant dans l’eau et muni de nageoires ) , ne pas confondre , donc saperlipopette , my friend shysherlokk(he) déclame rigolotte variété blabla bla dit « lotte » vivant dans les rigoles sous réserve d’eau en canal et munie de nageoires , au minimum deux , et d’un gouvernail situé à l’arrière-train , le terme train servant à désigner l’appareil véhiculatoire de la-dite invertébrée immergée ,

donc … étrange je repense à ces moments , pour moi de pour bonheur riche de plaisir présent passé en la femme nostalgeante si charmante , j’en garde ce goùt subtil comme une madeleine , pas larmoyante , et son nom n’était pas madeleine d’ailleurs ; marcel je veux dire , mais non elle s’appelait pas marcelle , je veux dire la madeleine à marcel , … bon bref , en fait , non elle ne manque pas du tout , elle a bien fait de prendre la tangente , mais quand même j’ai ce goùt accroché de nostalgie inestimable , incomparable , à croquer , à deux mains , si , je sais ce que je dis … plus , étrange ,non, ou alors j’ai oublié , ça devait tenir dans un coquetier , elle devait avoir cette odeur , mmmmmm, hallucinogéne , parce que d’ici , non , je ne vois pas… mais que c’était beau même si ! je me demande encore pourquoi , c’est pour ça que je blogue , comme dirait Boris ,

que j’écris des notes à raz de terre , enfin razemots quoi , comme un filet d’orpure , un truc much comme ça , qui traîne par terre et que l’on ramasse , anéanti et se grattant le menton à l’haddock , dubitatif , la loupe à la main , l’oeil élucubré , carbonne 14 , carton percé de chez ed , sac plastique goutte à goutte du petit poucet , galette à fruit , et que je suis à la trace , la truffe dans les pissenlits , à me repaître de l’odeur sublime , unique , d’une histoire d’amour improbable mais certaine , sur le plan de la véracité historique , de l’événement empyreumatique , des sédiments jaunes du grand fleuve de mon affect , les galets diamentés des alvéoles poulpes de mon corps qui bat la peau tannée du souvenir , chamade mistralée , vaguelettes rosées, mue de givre , pirogue pagayant en slalom entre les trompes des éléphants de porcelaine ,

comment y croire , que tu fus !

si loin au loin ,

souffle-pause

il faut parfois se retenir , admettre que les mots , la pensée , les gestes se bousculent , deviennent incohérents et ne servent plus à rien ; c’est que la vie doit faire une pause , c’est que le silence doit ramener un calme qui fera retrouver le souffle vrai de l’oeil , une respiration profonde au rythme de l’air sur la peau , du sang , la sédimentation dans l’apaisement , fermer les paupière , sourire , aimant

un mot , une chose , un ressenti , une inspiration et surtout plus de faux semblants , d’effort , de sentiments d’urgence , d’art nécessaire …

replier un genoux , aspirer , laisser venir à soi les pensées , laisser le flux se déplier , s’évader , circuler librement du corps à la rue , reprendre calmement conscience ,

pour rien ,

parce que … ça ,

c’est le but même , se sentir vivre , vrai , laisser remonter la bulle de mot qui dira ,

désangoissé de l’absence ,

signe que le cours doit retrouver la ligne , bouchon qui flotte la pensée retrouve ses méandres , se fiche dans la vie qui passe ,

apaisé

retors à la ligne

Tout le monde sait que les vers s’accrochent à la ligne en entortillonement sur l’âme-son
le problème c’est le bouchon qui tel un point virgule régule les appels de l’outre-fond
plus on met de virgules et plus on appâte le poisson ça fait comme des petites étoiles dans les ronds comme des gonds de derrière le miroir pour que gobent les pescions
Le bouchon c’est l’articulation du visible et de l’invisible par quoi s’accomplit l’ implicite glouglou de l’invertébré sympatique : objet de la quête poétique
On voit bien toute l’importance de la posture pas loin de l’un du pêcheur qui patient l’attirail de rimes riches entre les jambes fait le rond dos et attend le poiscailleux poisse à coup de trique pour être sùr qu’il ne lui filera pas entre les pieds
en bref :
1° le retour à la ligne s’impose sauf à recourir au filet à mailles fines ou au harpons à tête de jaspe d’où le choix de la harpe chez les aèdes par exemple,
2° l’âme-son évidemment est d’essence mystique,
3° Le bouchon-là est le noeud à plomb du problème et ne peut être pleinement compris qu’en liaison avec l’habileté rythmique du pescador ou poiscailleur qui seul pourra garantir la prise de l’invisible but de toute l’opération.

moka caca ka o

moques toi, pépé, moko ou moka ou kakao, tout cela est bel et bien mais l’heure est grave , potemkine est à quai , hurlons dans les ballons à gros rouge et flanquons nous à la flotte , puisque eux les vaillants capitaines croquent mitaines mités aux entournures jusqu’au coude sont rivés au plancher collés à la uhu plus forte qu’un lait débile et coco perroquettent « non non non je sombrerai avec la baba avec le bato to to » je rétorque « moi je préfère la brasse » même par vingtsix coulées de fond je trouverai une gentille poulpe troubasdoure mumm barabudoure au moins roquamadoure (*) qui me ramènera à la surface de l’huma et je boirais non pas la thasse mais un thé bien glacé , assis sur mon lotus je regarderai dériver le cargo pourri et tout rouillé de ces messieyurs damzes et le verrai se pencher pour embrasser les vagues croyant que c’était un élec teur tout neuf qui voulait les bizer mais mazette c’était un élec tueur qui d’une décharge phrygienne de son isoloir les karesher râlera vers l’outre fond et entonne Râ à cloche pied une petite ritournelle vengeresse aux p’tis oñons : coule coule coule ma belle va répandre tes nausées de bile liquide dans les algues abyssimales de l’oubli , nous , le cercle s’est agrandi , assis sur le nénuphar à gigue bleu de Chine on chante à la lune tandis que se zèbre au loin la tranchée d’eau qui se referme sur le pas que bo zozo qui a voulu faire le bô
croaaa croaaa moi , c’est une histoère vraie , tu verras bien dimanche ! tous au bord de la plage à dos de né nus phares j’irai planter des oursins dans les ni barre de ces m’ssieurs dames et j’enlacerai la tige de mon lotus qui pliera sous mon rire fou rire

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