Je te vois
Lune lumineuse
soleil sous le diamant
des papillons porte bonheur
tourterelle  dans la couleur
battement sur l’air

j’ai pensé
Moi je suis la terre pour  l’oiseau
pour être la terre être le ciel
pour être le ciel  voir les étoiles
et le grand noir piqueté d’Or
étoile dans les yeux de Laura

LAURA
je les ai suivi dans la nuit
la route de terre  dentelle de nuit
sous les pins un chemin de terre
les longs troncs d’arbre cache de ciel
m’ont fait une confidence

soudain
filante une étoile à la verticale
j’ai respiré j’ai rassemblé mes pensée
toutes de toi  lancées aux étoiles
au firmament aux gouttes de l’esprit
qui les a bu pour qu’elles retombent
ensemencer la beauté

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éclaircissement, froncement du foncé, de la couleur sur la joue et de l’ombre au dessus de l’oeil pour percevoir
des bras pour la puissance de ma traine
l’attraction et la raison unique
je porte tout ce que j’aime avec moi dans une sorte de danse qui me remonte
j »enlace même en marchant dans la journée en parlant avec toi avec elle enlaçant aussi bien lui qu’elle si je je l’aime cela se voit dans les yeux
même si je suis malheureux ou triste ou délaissé je ne veux plus quitter l’état d’amour l’état de présence au monde
je n’accepte plus la retraite je tombe je souris je recule je souris et je continue ma danse de la lumière à la pointe de la feuille
de tout ce que je porte avec moi que le rêve me révèle et que je révèle au jour
je ne veux plus rien quitter je sens monter jusqu’à tout inspirer le souffle et l’inspire, le respire imprègne ma respiration et les milliers de particules que je rejette dans l’atmosphère un peu de moi au plus près de toutes mes traces que je ne quitte plus

Et j’écris, j’appose les couleurs, je respire je marche j’aime je regarde je dis je suis
Rien ne peut me convaincre du contraire
je saute dans ton grand fond les jambes bien ouvert pour que ça fasse clac
un grand plat dont je me souviendrai pour l’éternité
et j’espère que tu m’éclabousseras, me marqueras me bousculeras hors de ma course
que je n’ai plus de course
plus de couleurs, plus de lumière
que je ne sois qu’une fibre du halo de l’immensité
heureusement irisé, électrifié, réveillé hors de toute certitude
et tremblant
tremblant et apaisé de se savoir entre
le violet le brulot le baiser de l’univers
J’ai besoin de cette chaleur
de la remontée des grands fonds
de la musique des sphère
et de la voix
qui me trouve l’accord trouble une seule note
et qui disparait heureux de ne plus revenir
l’écho en sombre sans voix en une voix

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Ciel et mer
s’échappant vers le haut
de la masse à l’horizon
vapeur
ou chemins de fuite
embaument
le moindre des petits oisillons
le poids se glisse dans la mer
se coule
le vent dans les écumes
au dessus le ciel est immense
des tranchés d’octaves
réinsère
l’immensité vide
le fief des étoiles

En dessous
bien qu’on ne la voit pas
il y a la sirène
le royaume contrasté
des bleus
limpide
clair si profond
la  nage de l’eau brune

ciel et mer embaument

 

ondes d’or dans le vert
l’Aura
autant dire l’âme
d’une
seule Ile

Au soleil gonflant le
thorax  à faire péter
les barreaux de la cage
j’appelle les vent solaires
la Lune et la nébuleuse
l’air le plus
intime les sources
astres et vents
liquéfient
le plasma
libèrent entre les eaux
les courses
les fleuves fous
ce sont
les murs qui tombent
l’immensité vide
aux dires même de la muse
le sol
jonché de cadenas cassés
ondes d’or dans le vert
l’Aura
autant dire l’âme
d’une
seule Ile

Au réveil avec la fascination dans mes bras
je me surprends à l’embrasser, la cajoler
je ne sais si elle est triste si elle est heureuse
si elle est là
ma fascination étoilée dans le beau matin
je te récite les perles du monde qui s’éveille
nous allons voir les fleurs toujours enlacées
sans rupture seul l’étonnement nous ravit
dans la langueur l’apaisement de la peur

Il semble bien que je t’aime

 

 le tumulte de la source qui brusquement aveuglée
se remet à jaillir,
eau de vie reprend sa route
charrie la douceur dans la longueur

Aleksey Tchernigin

Car j’ai une belle âme qui me berce doucement merci ma belle âme tu me donnes cet élan qui  relance,
c’est sans prix,
c’est beau,
vois le tumulte de la source qui brusquement aveuglée se remet à jaillir,
reconnaissance à la puissance de l’existence,
l’eau de vie reprend sa route calmement, sans rien céder mais augmentée

Largement charrie la douceur dans la longueur

ne plus rien désirer tout désirer
j’écoute
un soir je dessine l’eau
puis la fleur
pure de ciel
pétale noir
comme ses ongles
qui
luisent
loin la-bas
où je me vois
entièrement
re naître
miroir
dans ses yeux

Dans le vide dans le silence
j’ai pensé
me fondre comme un pigment
gemme
dans le courant
des alluvions
se fraye
un chemin
retrouve le lit
de la vie heureuse
imprègne le sol
coule
vers son
embouchure.

il est impossible de la décrire ,

il y a ce feu aimant, non qu’il aime mais qu’il aimante
il est drapé de cette couleur qui contient
le rouge et le noir qui est une soie
un puits sans fond elle me dit écris prend les couleurs
moi je m’agite autour de mon vide je parle silencieusement
je suis un vent mais faut il parler de moi
elle existe en sans moi elle
me met en mouvement elle est immobile
les yeux sont profonds beauté viable
besoin d’un lac eau de soleil
vague de bleu au dessous dans la remontée de la
lumière un seul mot la dit celui la
je sais que je n’attends pas je ne suis pas chasseur pas pêcheur pas poète
je suis sur la rive
je ne peux dissocier l’ile rivage de mon cœur
mon cœur nage mon cœur vole immobile
dans l’enclos de mon
corps , mes limites sont dans l’étoile qui me fixe

la voir sans parler sans émettre « J »
sans beauté factice elle est douce elle gronde elle pourrait être l’univers
ayant compris ça alors je plonge
je me fonds dans l’immensité
je veux être l’immensité
je ne veux rien je suis
aspiré
je finis par ne plus rien désirer

j’écoute le timbre de son nom