Élancée de chair vive
sur les bord de l’eau
l’océan plein les yeux
a capté la lumière
l’émeraude
l’oxygène des choses
la tristesse de l’eau

gg
Sombre à la peau d’or
flore à l’âme du rêve
ton corps offert à la mer
pâmoison à la tige
gggggggune robe pétale
gggggggla bouche corole
gggggggla langue pollen
offerte au vent
à la vague en vague
plisse les plis
de la surface de l’eau

gg
Sur l’autre rive
fasciné par la beauté
ciel nuages et pluie
je te vois dans les fleurs
essentielle et lointaine
filer les nuages
les étoiles et la nuit
le jour et les mots

gg
Langue quand je te bois
à l’autre bout
de ma survie
synonyme d’arbre fou
de bateau à flot
de voile
de cent astres et ma vie
que je vois de si loin

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En attendant

En attendant quand rien ne doute
ne jette de pale lumière sur l’endiablement
que le soleil en garde sur chaque petite danse qui volète
s’empourpre de sang
aussi dru que la montée des aubépines
les envolées des palmeraies et la
voile qui soupire
claque dans un vent doux à peine perceptible
comme un murmure qui dit
je t’aime au réveil
chargé des odeurs de la terre qui s’est repue
don du sombre à ses racines gorgées d’eau
et la rive qui s’agite
mille atermoiements folâtres
les vagissements des poissons de l’écaille lumineuse
sur l’algue qui s’étire
pense à moi le matin je m’étire aussi loin que je peux
et m’en reviens
chanter un petit air infini de
nuage d’un blanc de l’air à la surface
sans ombrage juste
un filet déversant un calme sur le plomb
flamant un sourire
la douce patte de l’aigrette   – envol
au dessus du verdoiement du végétal
revenu de l’oubli quand nulle couleur ne révélait la complexité de la texture
de mon picotement cutané à ton contact là où les sens
se broient pour déverser
nuit  musicale
une salve d’orage
d’une pépinière bleue
l’étendue vide qui s’échauffe
milliers de vie accèdent à la lumière
belle de l’éveil dans les plumes duvet blanc du regard
pique du bec  ver qui s’entortille
au loin les bruits indistincts
le fracas qui en fait un tonnerre l’ombre cernée de
l’éclair qui projette le terreau sur son oeil
volcan magmatique d’une bienveillance
tapie comme le tigre
l’œil sanguinaire
l’allant de la reine de saba dansant sur l’ombre
pour la faire fuir
agitant les grelots de cuir à la nuit dans son corps
fait choir l’obscurité
tempête j’y voit le tracé de charbon sur la paroi
une main
l’ouverture de son oeil
tigresse échevelée le pelage retombant en toison sombre comme l’amour
les ivresses des incertitudes du jasmin
qui embaume la surface de l’eau de plus en plus
large
oscillant en ellipses en fils de gout jusqu’au creux de son bras
si vaste si ombré qu’il regorge de cascade
ce matin je me lève et le monde me tombe
dessus tremble à la base des mousses l’eau
s’est écroulée sur ma fatigue
l’a désintégré
s’est envolé dans le tatouage de l’oiseau
retenu immobile
par deux mains qui sont les miennes
occupées à autre chose – que façonner son matin
notre matin à palper l’ambivalence de ce sein qui grelotte
remonte des affres aux sueurs des jardins portes de mauve agrégats des encens
s’ouvrent aux pousse de la nuit se couvrent de fleurs
et mon fleuve qui s’exaspère se dresse sur ses
pattes de derrière et en vague successive
avale tout de sa journée
infiltrant
au plus profond les cavalcades heureuse de la boisson
secouant tout de la sécheresse
de l’immobilisme paresseux
dévale à n’en plus finir sa terre les roches et les substrats
cette terre où poussent une jungle saisie de sanglot
de sang long onde et caresse puissante d’une peau calfeutrée
saisissant mes membres
réduits à une
émotion
un vent chargé de mer dessalée  les chevauchée cristallines
hippocampe magique surprise au pieds du  lit
quatre mains et le pied le pied que je vénère dans sa retombée
car il recouvre tout d’une peau qui a sa peau
carne de poussière et le pas infatigable de tout ramasser du monde
couche après couche se lavant dans le diamant
ongle doux de pistil  soulève l’astre au bout duquel tu luit
et se revêt de l’eau de la peau
de mes lèvres moi soleil touche ce basalte sublime
boit la potion dans ma bouche sans m’assécher
j’en regorge de gorges chaudes de sources fraiches
de rivières souterraines de fleuves qui sont des mers
se rejoigne à ton endroit
à l’intersection même de notre rencontre
là où il fait si chaud si frais si profond qu’il fait nuit si l’on poursuit ce fil d’ombre galactique
où le temps s’est accéléré jusqu’à ne plus rien voir
d’autre que ce qui avance comme une bourrasque
une dérive des galaxies
un frottement des muqueuse sur le ventre doux de l’univers
sa fleur bleue et de rosée palpite de la corole
zébrée des orages de la glotte extatique
l’explosion des cadenas des nœuds de rivières de barrages qui cèdent
le monde devenu fluide vaste comme une pluie d’étoile
n’en fini pas de scintiller champs de marguerite orchestre de l’effervescence
trajet l’eau remous
attendait là dans l’eau stagnante la venue
l’animal du grand fauve de l’anaconda royal
de la masse poissonneuse aussi vaste que d’Atlantide
remontée du panier de Cléopâtre de la source du Nil nez caché dans la fuite des grands lacs des libellules
à l’endroit même où moïse à poussé son grand cri
le libérant des infinies transformation qui le poussaient vers le large
sans fin de l’absence de limites mais de digue point
de port ni de terres qui s’ouvrent en point d’exclamation
clamant acclamant s’apitoyant du feu de la mer
du rose qui enflamme
visage qui est la lune sereine au dessus des cristaux quand la  nuit est ouverte
velours et aube
le calme absolu
absout la luminosité matinale au fond des yeux
pluie de printemps rosée de bonheur
je t’aime
comme un tendre labeur du de la chlorophylle après l’orage
à l’orée de mon âme et de l’affluent adjacent

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Le monde m’aspire comme une éponge
une langue rose réjouit les lèvres du coquillage
dans la rue le lagon monte à l’arrêt d’autobus
j’y trempe le pied comme dans l’étoile
la nuit saigne d’ivresse pour la mue du soir
une femme fleur calice de pistils à la vague
éclabousse du bassin un semblant d’éclat de rire
quand le harpon entre les deux yeux
deux revers de pétale baisers fous de ses chairs
enveniment l’accroc et la longue nuit noire

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(c) Ed Valfre photographie

 

Ce lieu là
a l’entièreté
la texture de la voix
aussi doux
que le chant
des tourterelles
la voie par
laquelle tu
passes
et  dis
je te veux monde
par l’oeil et le corps
vent de ma voile
femme de mon
rêve
C’est qui tu es
là où tu vas
là où tu es
ce lieu est toi
entièrement résorbé
je ne sais
plus être que
cette bâtisse blanche
fleurie et solaire
a fini par l’être
ne peut pas ne pas
l’être la poésie
le son dans
ta conque
que brandit l’océan
te tient
dans sa main

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Le cercle  de vie s’échancre
en nuées qui s’échappent
arrimant le profond tout comme
le grain ultime du solide et
remonte à la surface joyeuse
sur une ligne de basse pure
harmonique et horizontale
fondements émotionnels
du ventre et en appui élargit
l’amplitude puis à la mélodie
de devenir l’oiseau de l’air
survole les brousses en
poussées  éclosions et frondaisons
l’absolu l’ailleurs se posent sur
son front en points larges de sons
et douceur y dépose des fleurs
en ballet aérien de couleurs
ramène un halo de tendresse
libéré des emprises et déployé
s’empare du cercle luminescent
lève de terre haut de bonheur

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ma pensée près de toi

L’éclat tout à la lune
ton visage qui se promène à la nuit
fruits de fleurs
ensemencé aux lucioles
lueurs et diamants
m’emmènent à la lisière
bois et prairie carrés des demeures
qui sont des murs
où tu ne restes pas
tu glisses sur le coton
où il y a de doux arbres verts à l’ombre
de jolies coiffures rouges piquetées
de sourires flamboyants
venus de loin sur le flanc de la femme
lin tissé à ras des courants 1229840_10204494167692334_41618331231933002_n
rire et parlottes
entre deux fosses des mers bordent
les mots du ciel et les nuages purs de la durée
langueur à la jupe longue
se soulève le rythme de ta respiration
le temps est avec toi corde frottée
écho lent
entre deux vagues pousse la poussière
l’or l’indigo le coquelicot
la générosité fraiche de l’eau somptueuse
limpide mais gourmande le blanc
allumé de mèches sur tous les promontoires
de tes jetées orages mauves en drapé
autour des myrtilles mures
sur le bout de ta langue
il y a l’océan posé sur ton corps
aux vents verts
l’éclat de la fleur cueillie que tu porte à ta bouche
posée sur tes cheveux
se confond avec la pluie
souple qui  fond sur ta peau

011

Derrière ce voile que la nuit relâche il est difficile de voir ce dont sont fait les tempêtes ces soubresauts du vide et de l’atmosphère quand le noir indifférencié lentement se lève brume et déchirements de jour la fermentation dans l’effarement de l’obscurité pesamment avec douceur cède à la vision sans qu’elle surplombe mais s’élève alors l’éclat et le mouvement  sur l’horizon orientant toutes choses les rendant lumineuses comme satisfaites de la lumière rend à chaque corps sa raison et la fougue d’étinceler.

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John Constable

Ma bouche et son pied
ambre sur le sol de l’île
ses pieds couronnés d’or
touchent et embrasent
le sol si léger
la poudre brune de la mer
La trace dans le sable IMG_6246
la lumière a laissé
l’orteil la fleur et l’ongle
s’envolent aux quatre vents
de Port Louis embrassant
les maisons rouges les visages
les yeux clos de ma bouche
que j’avais entrouverte.