Ou au chaos
qu’Éros fait régner
dans les veines
en Soi la pagaille
 Y sème et les fleurs
 Y germent
pétales et morsures
pale souffle épris
du sang d’un poète
jjjj
Aux lèvres ourlées
aux hanches charrues
l’une amazone
sourcilleuse et troublante
la fission d’Eve
enrichie de l’Éros
une langue parle
somnambule
à toute heure de la nuit et du jour
ooo
Point d’ orgue
une hantise
de moteur de klaxon
des seins à la taille
cuirasse et ventre
poignards et cuissardes
sangles si troublantes
empoisonnent
mes naseaux de licorne
uuu
Sur le cou
un licou acharné
à tomber sur ma bride
d’où se meurt
toute chair
les excès
et la torréfaction torride
d’une naïade
ensorcelée de fumée

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Libre amour
comme un vase
sans mur
sans bord
sans main
sans corps
l’œil simplement
âme infinie
infime vie
langue de soleil
en fusion
déployée
comme halo
des lunes
et nuages
dans le vent
aux bouches
fécondes
lascives
la peau
de l’appel
sans réponse
de constantes
floraisons
ou le sang
salive
rêve
le nom
fleur de l’instant
éclairant
où je jouis
de te voir
si belle
si pétale
si intense
si puissante
où réfracte
toute emprise
qui ne soit pas
lumière
silence
ou douceur
mon corps
mon âme
mon cœur
renonce
allant à toi
inonde
en semence
la joie
le jeu
l’éclat
la soif
la faim
du loup
sur les genoux
Et n’y pouvant
rien
meurt
ton nom
sur mes lèvres
dans ma gorge
l’air
de la gorgée
solaire
lunaire
de ton
odeur
les affres
de la poussière
sur tes pieds
et l’ongle
de traine
ta robe
de reine
alizarine

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Entre mes doigts
délicatement
je garde libre la saveur
les délices
la capture vive
douce retenue
dans les lacs les entrelacs
l’eau de la vie
le plis de mon œil amoureux
sculpte mon corps
en creux
ce beau vase épouse
le filtre
en mes sables
la langueur d’une eau
la lumière d’une aile
l’irruption oiseleuse
la terre offerte
à l’absorption des vœux
rien qui ne sois toi

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Heureusement l’énergie de mon corps  me pousse à vivre
C’est une force remontée de plus loin que la cassure peut être même que le cordon ombilical coupé de son attache
Devient cette eau qui colmate la soif  hydrate les jointures de mes ilots
Tout est ile, les chemins du silence  à rebours comme un fleuve impérieux qui remonte de sa source pluie indéfinissable tant il fait sombre  dans les nuée de mes journées J’ouvre tant que je peux dévale les pentes et me mets à l’eau surmonte la vague pousse les tréfonds aux muscles de mon corps
Cœur furieux irrigue la sécheresse  appelle ton nom sans écho repousse l’insouciance vers les bords où l’esprit assaille
Il y a les fruits et les palmiers la mer et les voiles à l’horizon la couleur à grands coups de pinceau là où il n’y a rien
Tout ce que tu ne me dis pas qui ne passe pas le rideau de tes lèvres
me manque
tous ces mots qui ne parviennent jamais à mon oreille me désole
la désolation ces trous vides où le souffle ne passe plus
Dépossession parce que tu détourne la question vers le sans fond que je suis cette étoile morte que j’entends le soir se plaindre à la lune
Fissures qui forment un arbre sans fleur tes mots ne sont plus des fruits ils sont tombés par terre et je suis triste
est-ce que tu t’absentes ? que délibérément tu as tranché que tu es en voyage et que le vent  t’abreuve ?
Vie en crue plus forte que mon âme a rudoyé ma conscience sur les rebords coupants du continent là où le sol s’arrache des eaux là ou il est asséchant de poser le pied et que je ne connaitrai jamais par refus de l’aridité préférant la noyade à la raison desséchante comme  tu le sais bien toi qui est sous la pluie heureuse
Moi
Perdu dans mon sentiment envers toi
J’ai reconnu l’amour l’amitié la connivence ne suffisent pas à l’homme qui t’aime comme la Femme l’affluent de mes passions les sources de mes connivences et les rapides de mon engagement sont toute dans ma résonance
Et nos conversation ne sont pas autre chose que des orages de rosée
Pas autre chose que l’amour
Je l’appelle fascination
Je l’appelle obsession
Je l’appelle aimantation
Je l’appelle incarnation
Et je ne peux décaper ma carne de mes osselets de ma peau si fébrile à sentir le monde fondre sous ma tonte se ruer en avalanche par ma bouche ouverte et célébrer en Om la redondance des montagnes et la neige là où l’écho est si puissant que dévale le silence quand dans tes mots nous nous roulions heureux de nous sentir reconnus toi dans moi et moi dans toi même si peut être le sens n’en était pas le même c’était dévaler l’émotion et découvrir l’indicible de la rencontre émue
Qui aujourd’hui me manque et que je crie ainsi sans bien comprendre
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J’ai ouvert la gueule du temps
à un moment où il s’était
recroquevillé
qu’il tentait de m’écraser
de sa queue
de ses pattes
de sa nonchalance
eu le temps d’attraper entre ses dents
et tout au fond de l’estomac
nos moments caillés
que j’ai inhalé
j’ai pris un bain de jouvence
de ce lait fermenté
que j’ai lapé sous la langue
coincé sous ma rétine
cloué sur mes neurones
tatoué sur ma peau
en toutes les langues pour
ne jamais oublier
le jus de la lumière
l’octave de ta présence
pour que soit là que commence mon dictionnaire
fait des lettres de ton nom
L  A U R A comme un rébus d’artificier
d’avant en arrière et puis en reculant
en rond et en travers
jusqu’au bout de la mer
jusqu’au bout de la nuit
jet de feu jet de voie lactée
qui éclaire
château en sable assoiffé de nos vagues
moi en équilibre sur ta langue et
faisant la toupie
tourne plus vite que le carrousel de l’univers
que j’ai chipé au temps
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Comme un vent doux caresse
mon corps comme ton sourire
de tes lèvres de tes doigts
de l’orée de ton ventre
de la pointe de tes cheveux
je tremble et ton souffle
à l’autre bout de la planète
c’est un papillon
une hirondelle
morsure ou gant de glace
ouragan et vent de fièvre
qui se pendent à mon cou

 

Comme une cavalcade de nuages
font l’amour
où la guerre
pérégrinent
se poussent du col et s’engueulent
lèvre sur lèvre et la langue implacable
le tableau s’est soudain pacifié
nuage toujours
mais longuement effilé
permanence
ou ventrue ou repue
l’eau en suspension satisfaite
et filant dans la direction du vent
le temps enfin apaisé
éclairé de lumière
éclat de l’âme qui n’a pas d’exigence
attendant que
la pression du baromètre fasse
exploser l’ensemble
que ton visage apparaisse soudain
à l’orée de la mer comme
dans l’anabase du jour
levant de tous les soleils se dévorant
entre eux
éclatant le pied dans l’eau
de ma vitalité argentée enfin
retrouvée te course
comme un jeune chien
les deux pattes agiles
poursuit son ombre
qu’il prend pour la sienne
les deux se confondant
jusqu’au couchant si le jour reparait

012
Lambert Savigneux

 

Il y a un vent froid
surgit d’on ne sait quel remous de l’âme
probablement une ride mal refermée
laisse s’échapper ces relent de fêlure
obscurci l’aurore et la chaleur
deux remous peut être s’en sont allés
sombre et comme une mâchoire
un courant paléolithique survivant
souvenir d’une vieille glaciation
refuse de croire au plein été
referme le beau temps sur lui même
et teinte de dents l’enchanteresse
pour peu qu’elle faiblisse
pour peu qu’elle s’absente
comme une pluie d’été
nuage de rosée dans la levée des matins
le marin contrarié à pris l’étoile de court
s’est mis à jurer
pourtant le sombre a déserté son cœur
les vents ont dégagé l’horizon
la ligne droite du filin musical
et le rythme des grelots dans la voile
le chant des palmiers si doux
et mon amour qui toujours tient l’enfant
moue soulève la tendresse sur la féminité
vorace et joueuse soulève les pans
de la liberté dans ses chairs
soulève le jour des nuages violets
joue avec son ombre et les rayons
naissent et persistants
qu’elle appelle ainsi que les vents
que l’immense verdure
à recouvrir toutes les plaines
et les failles de sources et de violettes
oiseaux des douces ellipses sur la roche polie
lisse découvre le diamant
le feu tranquille sous les poches florales

031

Mais me laisser aller à la confiance irraisonnée
sans violence aucune rejeter les orties
fouetter l’océan des possibilités
comme un jeu
rayer la mention devenu inutile
signer et signer
signature sur signature
paraphe de mon amour
l’ancre jetée au coquin de sort
qui l’a dévoré
recraché
loin dans les fonds
sans aucune utilité
désormais que je veux m’échouer
sur ton île
ta mer ta terre
le buisson qui brûle
aucune autre destination
muette ne dit mots
n’entrave
préfère sombrer
corps et bien
fermer les yeux aux dérives
aux courants étrangers
aux goélettes de passage
aux baleines qui rigolent
sourd et aveugles
à tout
ce qui n’est pas accoster
raffermir
en mon centre
le jardin
l’hibiscus
l’oiseau disparu
la certitude
d’un nœud indéfectible
fermer le cœur du cap
Terre entourée d’eau
ciel qui est ma terre
inaccessible les doutes
et les possibilités d’un possible
naufrage

 

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