J’ai ouvert la gueule du temps
à un moment où il s’était
recroquevillé
qu’il tentait de m’écraser
de sa queue
de ses pattes
de sa nonchalance
eu le temps d’attraper entre ses dents
et tout au fond de l’estomac
nos moments caillés
que j’ai inhalé
j’ai pris un bain de jouvence
de ce lait fermenté
que j’ai lapé sous la langue
coincé sous ma rétine
cloué sur mes neurones
tatoué sur ma peau
en toutes les langues pour
ne jamais oublier
le jus de la lumière
l’octave de ta présence
pour que soit là que commence mon dictionnaire
fait des lettres de ton nom
L  A U R A comme un rébus d’artificier
d’avant en arrière et puis en reculant
en rond et en travers
jusqu’au bout de la mer
jusqu’au bout de la nuit
jet de feu jet de voie lactée
qui éclaire
château en sable assoiffé de nos vagues
moi en équilibre sur ta langue et
faisant la toupie
tourne plus vite que le carrousel de l’univers
que j’ai chipé au temps
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