loin de tout…

zaz_10_1000

Ou que j’ai pu trainer mes basques, le vent, même celui froid d’Islande ou les gales de l’atlantique nord m’ont apporté le galop d’une embrassade, il fouette les tiges et fait rire les ébouriffés des feuillages , une bourrasque bienvenue qui décoiffe,

les hommes sont des coiffeurs  et  l’histoire une mise en plis, ça taille sec  dès qu’ils ont  décidés de régenter,  ou les femmes d’ailleurs , pouah cette mauvaise soupe de bile autoritaire, de c’est comme ça qu’on va faire , de je te tord dans mon mixer à défigurer, dès que le soupçon d’une supériorité ou l’habitude d’être choyé, et donc de devoir avoir raison , l’actualité se résume à ça ,

et  là oui bien sur je me dis qu’on me foute la paix , là je prend mes boots et mon chapeau et vais siffloter dans les boues d’un chemin de campagne , je poli^phone avec les martins pêcheurs au  bord de la rivière , je mon chien et mon cheval on cueille  des fleurs qui me relient à la terre, je mon chien mon pied et mon cheval fredonnons la seule certitude et le seul combat ,  une chanson mi-triste et mi-gai , à mi-chemin les pieds dans l’eau je me remplis de tout ça brouhaha d’herbe de terre et de ciel , symphonie des nuages sous la baguette de maître-vent, bourrasque ou brise, là je pense à m’allier deux trois bûches de chêne ou de peuplier et à me faire un bon feu, cheminer et fumée , chaleur de dans l’hiver , se réchauffer,  mon chien mon pull et mon cheval ,  une femme?  les cris des enfants et la ripaille des amis, on se prend à rêver que ça en vaut la peine et sans doute on se dit que la tendre accolade et le rire peuvent ramener une sérénité le temps que ça dure,

oui, en attendant je me replis, le monde des hommes a toujours fait en sorte d’écharper la populace , l’autre le voisin et le bègue  , est ce pour cela que j’arpente la rivière , que je rêve d’iles ?

le carré de mon geste veut me guérir;  sans l’errance ni l’erreur , le mot est dans la chute, renoncement à la revanche, le mot appelle ce qui peut l’aider sans recourir à la colère, l’eau coure elle est rivière et le vent chante l’étendue, ce n’est qu’un frémissement , un début mais le temps est aboli,


le vent, le geste sans arrêt  à la densité d’une tendresse rugueuse, le pas me relie à ce qui compte vraiment et patiemment je construit une avenue de mots de pensées de rêve et de mélancolie , le pigment se mêle à l’eau et je me barricade dans cet étouffoir de couleur, mélodie murmurée, la suie dessine les contour d’une échappée de tweed , tissage subtil d’une survie

loin de tout …

gale_1_700

© l s 2008

auroch

mer_1_1000

© l s 2008

terre_12_

© l s 2008 auroch 1

no stranger to air

Le son est un être miroir. sous lui est une explosion de l’être. Il ébruite l’abîme, le silence, les ténèbres. il donne jour à un courant inexistant et présent de façon continue.

(© from between, michel Doneda, Jack Wright, Tatsuya Nakatani)


img_6214

© L S  2008

img_6218

© L S 2008

no stranger to air

Le son est un être miroir. sous lui est une explosion de l’être. Il ébruite l’abîme, le silence, les ténèbres. il donne jour à un courant inexistant et présent de façon continue.

(© from between, michel Doneda, Jack Wright, Tatsuya Nakatani)


img_6214

© L S  2008

img_6218

© L S 2008

signe

img_6262
© L S 2008

img_6264

© L S 2008

© L S 2008

signe

img_6262
© L S 2008

img_6264

© L S 2008

© L S 2008

terramata

img_6240

© L S 2008

terramata

img_6240

© L S 2008

que barbaridad , Mikel Laboa s’est envolé, etceterra …

reçu de syntorama

hommage à Mikel laboa

Découvrez Mikel Laboa!

ce texte qui fait allusion à la chanson chanté par  Mikel Laboa (album xoriek),orduan de Bernardo Atxaga, j’y vois ma disparue, et les mystères de la vie qui se renouvelle dans un hymen avec les êtres…

en français :

En ce temps là  je me promenais le long des berges d’un  fleuve
aux couleurs d’or tous les deux ou trois  soirs ,
et je  pensais  que tu étais peut être morte,
que peut être tu naîtrais plus tard,
l’été même de ma mort,
comme un arbre alimenté de jus
de nuage orange
Je cherchais partout ta robe bleue et rouge

Un peu plus tard , une nuit,
nous avons parlé du prix des ordures,
des bienfaits des longs voyages ;
et ce  même automne
tu es devenue la femme aux noms multiples,
tu étais Calliope, et Pollux  et Isis and Pandore,
et tes cheveux étaient tout simplement, devines
devinette,
ceux de Bérénice (élémentaire Mr Watson)

Il y eut un jour, peut être un lundi, un mardi,
où je t’ai écris que dans mon sexe
il y avait (qui l’eut cru!) Bagdad ,

Dans mon cerveau poussait les bois du Canada ;
mais le bois le plus touffu c’était toi

A présent je suis ton amant pataud, je t’aime etc.
comme devant les portes de l’hiver, etc. etc.

 

(trad. de André Gabastou, poèmes et hybrides, ed. la presqu’île)


(ou que la terre te ferait naitre l’été même de ma mort comme le gui de pommier nourri de jus d’orange je cherchais sur tous les trottoirs ta robe rouge et bleue)

plus tard nous discutâmes sur la valeur des déchets des poubelles, à propos des avantages des longs voyages ;
et cet automne là tu devins la femme aux multiples nom, +Cassiope et Pollux ou Isis et Pandore, et ta chevelure n’était autre que celle de Bérénice (élémentaire mon cher Watson)

un lundi ou un mardi soir, alors que je pensais à toi je t’écrivis que dans mon sexe se trouve (quelle horreur) Bagdad, que dans mon cerveau croissent les forêts du Canada ;
mais la forêt la plus luxuriante c’est encore toi

Maintenant je suis ton amant maladroit,
je t’aime, ecetera, aux portes de l’hivers, etcetera, etcetera ….

© Bernardo Atxaga et Mikel Laboa

QUÉ BARBARIDAD, BAGDAD!
1 de Diciembre de 2008 QUÉ BARBARIDAD, BAGDAD!Se va volando Mikel Laboa, entre pájaros y sueños, colores y palabras sin diccionario. Palabras del arte más vivo, más contemporáneo y adelantado a su tiempo que haya conocido jamás la cultura vasca.
Tenía sin embargo Mikel un alma adulta de niño que no partirá.
Así seguiremos recordando tantos cuentos, tantas anécdotas que él ha ido guardando y contando, con su particularísimo sentido del humor. Como cuando en Barcelona, en uno de sus primeros conciertos, le dijeron: En seguida llega el catering. Y él esperaba a Catherine Deneuve!Muchos años antes del arte multidisciplinar deL que tanto nos gusta alardear, fue fundador de grupos tan comprometidos, innovadores, e influyentes como Ez Dok Amairu, creaba con total naturalidad junto a poetas, compositores, escultores, pintores y escritores. Siempre rodeado de toda clase de gentes tan sensibles a la búsqueda poética. Elemental, Mister Watson. Búsqueda que se metaforiza en pequeñas palabras, sonidos, cuentos, colores, detalles, niños. 

Debería dar que pensar que esa envidiable sencillez, humildad y sentido del humor que le caracterizaba haya calado tan hondo. Qué barbaridad, Bagdad!

Nosotros, desde Syntorama, queremos darle las gracias. Por el arte, por la sencillez, por la alegría, por las palabras, por las canciones. Etcétera, etcétera

 

QU� BARBARIDAD, BAGDAD!
(2008.eko Abenduak 1)
QU� BARBARIDAD, BAGDAD!Hegan doa Mikel Laboa, txori, amets, kolore eta hiztegirik gabeko hitzen artean. Euskal Kulturak eman duen ahotsik pertsonalena, izan daitekeen bihotzik sentikorrena, bere garaiari beti aurrea hartzen jakin izan zuen kantaria.Bazuen ordea Mikelek haur sen moduko bat heldua, gu guzion baitan habi egin eta bertan geratu dena. 

Horrela oroituko ditugu bere ipuin eta kontuak, bere bizitza jorian bildu eta umore bereziarekin azaltzen zekizkien pasadizo haiek. Bartzelonan, bere estreineko kontzertuetako batean �kateri�a berehala zetorrela� esan zioteneko hura bezela, Mikelek kontatzen zigun: Ni hor gelditu nintzen, Ze Katerin etorriko, Catherine Deneuve izan zedin desiatzen.
Euskal Kantagintzaren eta artearen berritzaile izan zen, oraindik berritzaile izate horren eta diziplinartean ibiltzearen kontura aldarrikapen arraunditsurik egiten etzenean. �Ez dok hamairu� taldeko sortzaile, naturaltasun handiz poeta, konpositore, eskultore, margolari eta idazleen artean eman zitzaion sormenari. Beti poesiaren bilatze amaiezin horrekin sensibilitatea zuen jendez inguraturik. Elemental Mister Watson. Eta poesia hori hitz txiki, soinu, ipuin, kolore, xehetasun, edo umeen munduetan aurkitzen zuen metafora bilakatuz.

Zer pentsatua ematen du Mikelen apaltasun, xalotasun eta umoreak nolako arrastoa utzi duen gurean. Qu� barbaridad, Bagdad!

Guk, Syntoramatik, eskerrak eman nahi dizkiogu. Bere arteagatik, apaltasunagatik, alaitasunagatik, hitzengatik, abestiengatik etcetera etcetera.

Portuetxe kalea 53-A, 1 solairua 104-bulegoa 20.018 Donostia-San Sebastián Gipuzkoa-Spain
Tel: + 34 943 31 48 00 Fax: +34 943 21 57 88
Email: amaia@syntorama.com

que barbaridad , Mikel Laboa s’est envolé, etceterra …

reçu de syntorama

hommage à Mikel laboa

Découvrez Mikel Laboa!

ce texte qui fait allusion à la chanson chanté par  Mikel Laboa (album xoriek),orduan de Bernardo Atxaga

A cette époque là je me promenais au bord d’une rivière qui tous les soirs s’habillait d’or,
en pensant que tu étais morte avant ma naissance ou que la terre te ferait naitre l’été même de ma mort comme le gui de pommier nourri de jus d’orange je cherchais sur tous les trottoirs ta robe rouge et bleue,

plus tard nous discutâmes sur la valeur des déchets des poubelles, à propos des avantages des longs voyages ;
et cet automne là tu devins la femme aux multiples nom, Cassiope et Pollux ou Isis et Pandore, et ta chevelure n’était autre que celle de Bérénice (élémentaire mon cher Watson)

un lundi ou un mardi soir, alors que je pensais à toi je t’écrivis que dans mon sexe se trouve (quelle horreur) Bagdad, que dans mon cerveau croissent les forêts du Canada ;
mais la forêt la plus luxuriante c’est encore toi

Maintenant je suis ton amant maladroit,
je t’aime, ecetera, aux portes de l’hivers, etcetera, etcetera ….

© Bernardo Atxaga et Mikel Laboa

Enregistrer