la certitude est ouvragée de manière à ce qu’on y lise comme dans un livre mais la nature ne connait pas le livre, est elle même le livre et les bestiole sculptent de leur vie la marche croustillante des dents être l’éclair s’est forgé dans la lenteur comme en dehors du temps que la runeLire la suite « Runes nature »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
lignes de fuite
entre les feuilles et le lointain l’écorce introduit la certitude, là ou la matière verticalement s’édifie concentrique et plonge entre les terres et l’air ce qu’offre le tronc n’est rien de plus que la densité un chapeau où les saisons alternent les rivalités et les retraits, feuilles et pointes en rais de lumière entre cesLire la suite « lignes de fuite »
california dreaming
california dreamin, sur la plage s’étendait une avenue sableuse pavée de boulot dans l’eau les surfettes s’accrochaient aux écorces dans les rouleaux deux par deux Par le hublot du paquebot qui croise, les yeux écarquillés dans la lunette le vieux n’en perdait pas une goutte Pamela Anderson, dans le flipper les boules sous extasy fontLire la suite « california dreaming »
brune à l’accord
et me promenant j’allonge le pas par ce lacet je croise les fils désordonnés des piquants comme autant de questions points les fruits rouges de l’année comme les réponses laissées à l’appréciation, le suspend des teintes brunes allaient de l’ocre au plus profond retourné la charrue cet élan qui casse le végétal les prés réclamaientLire la suite « brune à l’accord »
Pépin
l’ombre d’un pépin de pastèque m’empêche de sécher
azuréenne
doigts de pieds qui remuent sous le cuir sur le ventre une mouche marche à quatre pattes sont-ce les pensées qui agitent les arbres la fièvre rend fébrile le saule les branchages se prennent pour le tronc la rivière à ses pieds passe dans le jardin pousse une espèceLire la suite « azuréenne »
et si soudainement
et si soudainement les pieds trempés n’ont pas touchés l’eau la poussière aussi s’en défend sinon elle serait de la boue le thé dans le sachet attend que bout l’eau rouge pourtant l’eau inonde le bleu et jailli au bord des corps une grappe de pins simule l’extase quand passe la pie mes rêves ontLire la suite « et si soudainement »
Rame, ramer
à ras et effronté c’est affronter c’est l’angoisse et l’anchoix pas rascasse du sarcasme sans cynisme du civisme car censeur est sans sueur et Rame , ramer confondre le JE avec le NOUS est kafkaïen dans le sens angoissant du terme, une indifférenciation comme une renonciation il y a comme une ligne de partage de l’êtreLire la suite « Rame, ramer »
l’autre jour
la pluie de l’autre jour à fait briller les tiges je t’ai vu sous les nuées d’eau tout à l’heure la douceur remuait la terre le vert boit les gouttes sous les arbrisseaux les feuilles font un toit pour l’oiseau le vent rafraichit la peau mais aujourd’hui la chaleur flatte le ventre de la pluieLire la suite « l’autre jour »
Passage des pas
Cette plage toute en douceur semble appeler l’eau à toutes les variations chromatiques du profond à la trachée de bleu et du sable clair la transparence laisse un bord tout humide où se révèle les variations de l’eau autant que de l’air mêlés, une fête des blancs les noces de l’écume solide et sévère àLire la suite « Passage des pas »