Quand à la perte d’amour oh ! l’objet se retire la fièvre devenue folle se pose sur les lèvres Refuse la perdition Le seau jusqu’au fond pour rechercher l’eau des mots de teint jouent à perce-‘étoile cuistre cuite chantante et ivre s’agrippe à ce qui chante Lucioles frémissent se souviennent des lèvresLire la suite « barre adroite »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Brumes
Vers le soir je suis monté dans l’orage Des arbres comme des sanglots Pointes de langues taillées dans les mousses Pluies quand s’enivre la brume Longues traines qui dissipent la douleur Plantent le silence dans les mots Rêvant ensemble de la mobilité des lunes. Shi Tao
femme ou fleur
Poussée la tige L’éclosion fleur L’eau dévale Pigment ferme Bouche d’envie
eaux de soirs
S’en fut vers la Montagne me mirer dans l’eau La pluie tout autours du saule en dissuada Dans un bol de thé dorment les eaux ennemies
Ombre
Si l’ombre n’est pas cette bienfaisance et l’abri de la lumière Considérée comme telle crue et diaphane morsure de la lumière Le corps lui même pénétré abandonnant toute densité Comme une larve sous le corps de la terre et y cédant ; une cellule espaçant les points de l’incarnation jusqu’à devenir lueurLire la suite « Ombre »
La paix de l’esprit, inventivité néanmoins comme des mouvements harmonieux de brasse se fondre Dans l’eau Néanmoins il peut ne pas y avoir d’eau, il n’y a pas généralement d’eau dans le quotidien, souffle, créer l’espace en soi une paix comme une trainée blanche, neige fleurant bon la vie comme une trace de pas blancLire la suite
l’or dans l’ombre fait l’effet d’un feu juste de quoi réveiller l’opaque l’oreille sent les variations étroites l’essentiel ténu ne se prononce plus
Oreilles
Un tronc se pare d’écorce broutant la brousse repu de soja deux oreilles lui font la nique
intègre dans la trace
le poème se dit Lumière rien n’est moins sûr une marche déporte aux bords ou s’évanouit même en l’absence le souvenir immergé dans la tristesse N’être sans être musique se perd dans le point tenu pour incertain note hissée sans hauteur ni rehaut mais douce en suspend le temps voit la ceriseLire la suite « intègre dans la trace »
barbe de l’un
Hisse le ton des gorges chaudes un filet se raréfie mais impacte peut rendre malade quand la nuit vient ou que s’évanouit la beauté alitée aux bras du lit même en l’absence le souvenir de l’œil l’éclat grossissant du verre voit le masque immergé dans la tristesse de celle qui en ombre chinoise derrière leLire la suite « barbe de l’un »