Remplacer la béatitude du soleil par l’étendue grisante pesante de la glace parfois des aigus Revenant périodiquement sans que l’on puisse dire quand prédire ni prévoir On entend plutôt qu’on ne voit ce décrochage du son ces aléas quand rien ne bouge La matière soudain arbre ou oiseau ou poids jardinet oblique ou serré CeLire la suite « coquille nuageuse qui la-bas s’épelle c-o-n-q-u-e »
Archives de l’auteur : Lamber Savi
Rêve nordique
dans la nuit blanche sur le sentier la neige par endroit par ailleurs un promontoire l’épaisseur enrayée la-bas un bruit de scie des suites de petits pas la brume givrée un cabane une halte l’arbre à découvert les feuilles le tronc comme un fin souvenir de la neige d’un fin duvet de glace de givreLire la suite « Rêve nordique »
raz de terre
Dans le cuivre des bras sur la peau mate et tannée , le jazz, rock acide ou mélodie, le vent d’un souffle perçant sous la chaleur d’un souffle de vent le vent venu de l’intérieur chargé des particules des pollens habitants de la forêt Quant à la mer qui porte les bateaux où habitent lesLire la suite « raz de terre »
coche, décoche le rite
Mates sur les Hanches Mains nouées autour du cou en apnée les bras tendus vers le ciel la beauté souffle-fille d’un mot à l’univers souffle fou par l’anse amnésique réminiscent tressée de paille la chevelure le souffle l’unique le plus capte la jouissance comme la puissance Genèse coche décoche le rite
petite contribution
et qu’emprunt des feuilles aspirées d’encre l’odeur de la poigne est comme aller à l’eau coing dans l’os , le pus s’étire élégamment sans faire des plis et sans s’arrêter . quand cogne le moteur les ouïes fâchées. l’asphalt recouvert des traces de pneus aussi rpétitives que les raies des néons mais chétive et sourianteLire la suite « petite contribution »
Construire un feu
Une certaine attention obstinée aux détails qui font que par – 75° la vie ne tue pas, pas d’étoile dans le ciel mais la neige et la glace à perte de vue. Un calme mis bout à bout des instants pour demeurer maitre de soi, aucune envolée sauf celle non lyrique des sapins dans laLire la suite « Construire un feu »
Le chat et le goût de la fiction
Observez bien le chat , grimpé sur la jambe ou du haut de l’armoire, poussant en y mettant le moins d’intention, comme mu par le mouvement pur, un bouchon en plastique qui se met à rouler. Comme mu par sa propre traction à sa suite le chat se précipite et joue, le pousse comme s’ilLire la suite « Le chat et le goût de la fiction »
Un beefsteak dans une phrase à peine roussi et saignant. Aucun verbe, aucune action, aucun état, mais une certaine crudité met l’eau à la bouche. Dehors des passants indifférents et la neige tombe.
sans en être un
Ce n’est pas le réveil ni le fait d’être endormi. Rien de ce qui est physique ni la conscience d’être. Mais les échapées multiples, aussi courtes qu’un brin d’herbe qui cède le passage et le fil de la couverture, l’échancrure qui sans être paysage en est un. Au loin la foudre, l’éclair et la brèche,Lire la suite « sans en être un »
Blanc
Question : si cette série que je regarde peut être qualifiée d’adolescente, pourquoi est t’elle si fascinante et que nous apprend t’elle sur la vie « blanche » en occident, et particulièrement au canada anglophone. Mais ce lieu qui est sans doute Toronto n’a pas de personnalité bien propre à part d’être un espace urbaine postmoderne nord-américain,Lire la suite « Blanc »