Le chat et le goût de la fiction

Observez bien le chat , grimpé sur la jambe ou du haut de l’armoire, poussant en y mettant le moins d’intention, comme mu par le mouvement pur, un bouchon en plastique qui se met à rouler. Comme mu par sa propre traction à sa suite le chat se précipite et  joue, le pousse comme s’il le poursuivait, l’attrappe avec douceur l’observe tandis que l’air de rien un courant d’air ou un coup de patte le remet en mouvement.

Jetez vous même ce petit bouchon et le chat s’en va déçu. Là est la force de la fiction, sans en avoir l’air lancer dans l’air un prétexte et le suivre comme si ce fictif agissait de son plein gré. De fait semble mener le hasard d’une course poursuite débridée.

Le chat, dessin de John Berger
Le chat, dessin de John Berger

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